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Route du souvenir canadien en Belgique 1915-1917 : le Saillant d'Ypres

Le Saillant d'Ypres était l'une des sections du front occidental les plus contestées durant la Première Guerre mondiale et devint le tombeau de près de 500.000 hommes. Il abrite de nombreux mémoriaux, cimetières et autres lieux qui revêtent une signification particulière pour le Canada. Les troupes canadiennes prirent part à la plupart des grandes batailles qui y furent livrées entre avril 1915 et novembre 1917.

Chacune des trois divisions canadiennes a subi son baptême de feu dans les plaines de Flandres et paya un lourd tribut en vies humaines. Le quart des 60.000 Canadiens morts durant la Grande Guerre périrent au cours des diverses batailles livrées sur le Saillant d'Ypres. La mort et le sang ont tissé un lien éternel entre le Saillant d'Ypres et les Canadiens.

Le Saillant d'Ypres était une avancée semi-circulaire au milieu de la ligne relativement rectiligne et ininterrompue de tranchées du front occidental. Les troupes allemandes occupaient des positions plus élevées qui surplombaient la ville dans toutes les directions excepté à l'ouest. Les défenseurs, y compris les troupes canadiennes, essuyèrent des tirs provenant de trois directions différentes et furent systématiquement contraints d'attaquer depuis des positions se trouvant en contrebas, ce qui représenta un désavantage tactique majeur. Ypres allait demeurer l'unique grande ville belge aux mains des Alliés pendant toute la durée de la Grande Guerre.

Le circuit ci-dessous sillonne une série de monuments canadiens, des cimetières du Commonwealth ainsi que des lieux significatifs du Saillant d'Ypres où le sacrifice des Canadiens au cours de la Première Guerre mondiale est à jamais gravé dans la pierre et dans le bronze. Il est impossible d'inclure dans ce circuit chacun des 168 cimetières de Belgique où reposent les soldats canadiens. Cependant, il honore chacun d'eux, cent ans après.

Carte de la Route du souvenir canadien en Belgique 1915-1917 : le Saillant d'Ypres

Carte de la Route du souvenir canadien en Belgique 1915-1917 : le Saillant d'Ypres Halle aux Draps à YpresSite John McCraeMonument du 10th Canadian Bataillon et du 16th Canadian Scottish BattalionMémorial canadien à Saint-JulienMonument en l'honneur du 15th Bataillon (48th Highlanders of Canada)Passchendaele New British CemeteryMémorial canadien à PasschendaeleMonument du 85th Canadian Infantry Bataillon – Nova Scotia HighlandersCimetière de Tyne CotPlaque de D.21 Battery du Canadian Field ArtilleryMemorial Museum Passchendaele 1917Princess Patricia's Canadian Light Infantry MemorialMémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire)Mémorial aux tunneliers de Saint-EloiVoormeezele Enclosure No.3 CemeteryIn Flanders Fields MuseumPorte de Menin

1. Halle aux Draps à Ypres

Adresse GPS : Grote Markt 34, 8900 Ieper (Ypres s'appelle aujourd'hui Ieper)

Le départ du circuit se trouve devant la Halle aux Draps à Ypres. Ce bâtiment médiéval, achevé en 1304, fut presque entièrement détruit au cours de la guerre 1914-1918, mais a été reconstruit à l'identique après la guerre. Le bâtiment abrite l'hôtel de ville et le Musée In Flanders Fields.

Les murs de l’enceinte du Sénat canadien à Ottawa sont ornés depuis 1919 d'un tableau, montrant l'édifice détruit par les nombreux bombardements aériens et les tirs d'artillerie.

2. Site John McCrae

Adresse GPS : Diksmuidseweg 148, 8900 Ieper

Monument en l'honneur de John McCrae 
Photo 1 : Monument en l'honneur de John
McCrae, auteur du célèbre poème « In
Flanders Fields » , près d'Ypres.

Empruntez la petite route pavée à gauche de ce cimetière pour arriver aux bunkers. C'est ici que John McCrae, lieutenant-colonel chirurgien des Forces canadiennes, composa « In Flanders Fields ». Sur le côté latéral des bunkers, qui furent utilisés comme postes de secours entre 1915 et 1917, se trouve une plaque commémorative du gouvernement canadien en l'honneur de John McCrae (photo 1).

Il composa « In Flanders Fields » en mai 1915 inspiré par les funérailles d'un ami proche, tué au cours de la Seconde Bataille d'Ypres (22 avril – 25 mai 1915), enterré au milieu des coquelicots. C'est dans l'abri présent sur ce site qu'il soignait en permanence les malades et les blessés dans des conditions épouvantables. McCrae ne vécut pas la fin de la guerre et fut emporté le 28 janvier 1918 par une pneumonie et une méningite. Il repose au cimetière de Wimereux, en France.

Par la suite, le circuit vous emmène à travers la campagne flamande sur plusieurs kilomètres.

3. Monument du 10th Canadian Bataillon et du 16th Canadian Scottish Battalion

Adresse GPS : Wijngaardstraat 1, 8920 Langemark-Poelkapelle

Ce monument fut érigé en 1997 par les élèves d'une école locale à la mémoire des soldats du 10th Canadian Bataillon et du 16th Canadian Scottish Battalion tombés lors de la contre-attaque nocturne sur Kitchener's Wood le 22 avril 1915. Cette contre-attaque survint immédiatement après la première attaque au gaz chloré de l'histoire. Cette action constitua la première opération offensive lancée par le Corps canadien sur le sol belge.

Sur un socle de pierre polie repose une pierre taillée de façon brute représentant les chênes mutilés de la forêt. L'inscription sur la pierre est la suivante : « Kitchener's Wood 22 April 1915» ; elle représente une feuille de chêne entourant un gland.

4. Mémorial canadien à Saint-Julien

Adresse GPS : Brugseweg 123, 8920 Langemark

Mémorial canadien à Saint-Julien 
Photo 2 : Mémorial canadien
à Saint-Julien

Ypres allait devenir le site du premier véritable affrontement avec l'ennemi pour la 1ère Division canadienne, arrivée en France en février 1915. Le 22 avril 1915, les Allemands lancèrent une offensive à l'aide d'une arme secrète et nouvelle qui frappa les Canadiens de plein fouet. Un grand nuage toxique composé de chlore gazeux se dirigea d'abord vers la ligne française, qui s'effondra, mais les Canadiens tirent bon malgré de lourdes pertes. Ils essuyèrent une deuxième attaque de gaz le 24 avril. Au cours de ce baptême du feu, la 1ère Division canadienne subit de lourdes pertes : il y eut 6.000 pertes dont 2.000 morts. Le premier affrontement des Canadiens leur valu la réputation de combattants fiables et téméraires.

L'impressionnant mémorial canadien (photo 2) à Saint Julien, village qui fait partie de la commune de Langemark-Poelkapelle, inauguré en 1923, est l'un des mémoriaux les plus attirants d'un point de vue visuel du Front occidental. Ce bloc de granite de près de 11 mètres de haut est surmonté du buste d'un soldat canadien ayant les mains repliées sur la crosse de son fusil tourné vers le sol. La tête du soldat est penchée dans la direction dans laquelle les gaz émanèrent autrefois et il semble monter la garde. Sa position « mains repliées sur son arme tournée vers le sol » est un symbole de respect envers les soldats tombés au combat.

Le parc autour du monument a été créé avec de la terre amenée du Canada. Le monument est entouré de pelouses verdoyantes, de conifères et de buissons de genévriers, également originaires du Canada.

De l'autre côté de la route, en face du monument, se dresse une plaque commémorative à la mémoire d'un récipiendaire de la Victoria Cross, le lieutenant canadien Edward Donald Bellew, officier mitrailleur du 7ème Bataillon, pour sa bravoure lors de l'attaque au gaz du 24 avril 1915. Isolé et blessé, il combattit à la baïonnette jusqu'à être dominé par l'ennemi. Après sa libération d'un camp de prisonniers de guerre en 1919, il découvrit qu'il était devenule premier officier canadien à s'être vu décerner la Croix de Victoria.

5. Monument en l'honneur du 15th Bataillon (48th Highlanders of Canada)

Adresse GPS : Keerzelaarstraat 10, 8980 Zonnebeke

Une plaque en l'honneur du 15th Bataillon (48th Highlanders of Canada) relate les évènements qui marquèrent la première utilisation de chlore gazeux par les Allemands et la carte aide les visiteurs à s'orienter. Le 48th Highlanders fut confronté à une attaque de gaz le 24 avril 1915 et perdit 664 de ses soldats, tués, blessés ou faits prisonniers. Ce fut la perte la plus importante au niveau des unités canadiennes dans le cadre de cet assaut. Pendant la Première Guerre mondiale, le 15th Bataillon faisait partie de la 1ère Division canadienne.

6. Passchendaele New British Cemetery

Adresse GPS: 's Graventafelstraat 30, 8980 Zonnebeke

Chacun des 650 Canadiens enterrés au Passchendaele New British Cemetery périt lors de la Bataille de Passchendaele, y compris Alexander Wuttunee Decoteau, premier officier autochtone de la police canadienne. Alexander Decoteau, Amérindien de la première nation des Cree, né en 1887 dans la réserve du Red Pheasant dans la province de Saskatchewan, était un coureur de fond remarquable qui remporta la huitième place pour le Canada aux Jeux Olympiques de Stockholm en 1912 aux 5.000 mètres. Il s'enrôla dans l'armée en 1916 et servit dans le 49th Battalion avant d'être abattu par un tireur d'élite le 30 octobre 1917 lors de la Bataille de Passchendaele. Le site du cimetière revêt une importance historique très particulière, car il repose sur le Bellevue Spur, l'un des objectifs clés des Canadiens lors de la Bataille de Passchendaele.

Au moment de quitter le cimetière, continuez pendant 70 mètres sur la Graventafelstraat et prenez la première à droite. Poursuivez sur cette route jusqu'à ce que vous arriviez sur la place située en face de l'église de Passendale.

Engagez-vous sur la route située directement à l'opposé de l'église : la Canadalaan, qui vous mène droit au

7. Mémorial canadien à Passchendaele

Adresse GPS: Canadalaan 22, 8980 Zonnebeke

Le Mémorial canadien à Passchendaele (photo 3) marque l'emplacement de la Crest Farm, où les soldats canadiens se heurtèrent à l'une des plus féroces résistances jamais rencontrée durant la guerre.

De juillet à début octobre 1917, les forces britanniques, australiennes et néo-zélandaises tentèrent de reconquérir la côte belge occupée par les Allemands. Cependant, début octobre, seules de très faibles avancées avaient été réalisées et les troupes alliées étaient au bord de l'épuisement. Le commandant des forces britanniques, Sir Douglas Haig, ordonna au Corps canadien d'aller prendre la relève en Belgique et de se préparer à lancer l'assaut sur Passchendaele.

Les 20.000 Canadiens arrivèrent en Belgique sous une pluie diluvienne et dans la boue jusqu'à la taille. Après avoir inspecté le terrain, le général canadien Arthur Currie protesta, estimant qu'il s'agissait d'une opération impossible à réaliser sans subir de très lourdes pertes. Il chiffra les pertes à 16.000. Le général fut éconduit et les préparatifs commencèrent.

Mémorial canadien à Passchendaele 
Photo 3 : Mémorial canadien à
Passchendaele (commune de Zonnebeke) 

C'est ainsi que, le 26 octobre, une série d'assauts préparés avec le plus grand soin fut déclenchée dans la région de Passchendaele.

Le 30 octobre, les 20.000 soldats canadiens attaquèrent Passchendaele même, à l'aide de deux divisions britanniques. Ils parvinrent péniblement à se frayer un chemin dans un décor dévasté par les obus et les pluies torrentielles, où les routes, les arbres et la plupart des bâtiments furent oblitérés, progressant d'un cratère d'obus à un autre et sous le feu nourri de l'ennemi. Ils gagnèrent les abords ravagés du village par un violent orage et, cinq jours durant, tinrent pied, empêtrés dans la boue, parfois jusqu'à la taille, sous une pluie d'acier des obus allemands. Le 6 novembre, lorsqu'arrivèrent des renforts, quatre assaillants sur cinq avaient perdu la vie. La bataille prit fin le 10 novembre lorsque les troupes canadiennes occupèrent le centre du village. L'avancée finale de 900 mètres, de la Crest Farm à l'église de Passchendaele coûta 2.238 pertes. Au bout du compte, près de 12.000 Canadiens furent blessés et plus de 4.000 perdirent la vie. Les estimations du Général Currie s'élevant à 16.000 de pertes se révélèrent d'une bien funeste exactitude.

Les Canadiens payèrent un lourd tribut en vies humaines pour remporter cette victoire à Passchendaele. Des hommes ordinaires ont accompli des actes extraordinaires au cours d'une bataille qui depuis lors est synonyme de misère humaine. Les neuf Croix de Victoria qui ont été décernées attestent de la détermination héroïque et de l'habilité des soldats canadiens dans cette âpre bataille pour Passchendaele.

Le monument se dresse sur une plateforme carrée en pierre sculptée, au milieu de la pelouse. Le centre de la plateforme est constitué d'un bloc de granite avec des feuilles d'érable sculptées en relief sur la face avant et arrière de l'édifice. L'inscription sur le côté du monument est la suivante : « Après avoir franchi sous un feu meurtrier la redoutable fondrière qu'était alors ce vallon, l'armée canadienne s'empara de cette crête et s'y maintint octobre - novembre 1917 ».

Une plaque du gouvernement canadien installée à côté de la plateforme souligne l'importance historique nationale de la Bataille de Passchendaele pour le Canada.

8. Monument du 85th Canadian Infantry Bataillon – Nova Scotia Highlanders

Adresse GPS: Passendalestraat 84, 8980 Zonnebeke

L'accès au monument en honneur du 85th Canadian Infantry Bataillon – Nova Scotia Highlanders se fait par un sentier situé sur le côté gauche d'un terrain agricole. L'unité a subit de lourdes pertes lors de la Bataille de Passchendaele à la fin du mois d'octobre 1917.

9. Cimetière de Tyne Cot

Adresse GPS: Vijfwegestraat 1, 8980 Zonnebeke

Tombe de Peter Robertson, récipiendaire canadien de la Victoria Cross 
Photo 4 : Tombe de Peter
Robertson, récipiendaire
canadien de la Victoria Cross, 
Tyne Cot Cemetery

Le Cimetière Tyne Cot est le plus grand cimetière militaire du Commonwealth au monde. Il abrite les stèles de 11.956 soldats du Commonwealth tombés au combat, parmi lesquels 1.011 étaient de nationalité canadienne et qui, pour la plupart, perdirent la vie à Passchendaele. Les noms des 34.957 soldats qui n'ont pas de sépulture connue et qui périrent après le 15 août 1917 sont gravés sur le mur du cimetière. Des travaux de rénovation de grande envergure du cimetière devrait être achevés d'ici à la fin du mois de mars 2014.

Un centre d'accueil moderne offre un point de vue sur le champ de bataille que les Canadiens durent traverser lors de la Bataille de Passchendaele. Les tours d'Ypres sont visibles au loin.

L'une des tombes les plus visitées du Tyne Cot Cemetery appartient à James Peter Robertson, récipiendaire canadien de la Victoria Cross, soldat du 27th (City of Winnipeg) Batallion. Il perdit la vie le 6 novembre 1917 au cours de la phase finale de la bataille lorsque son peloton fut retenu par des fils barbelés et une mitrailleuse allemande. Il parvint à se précipiter dans une ouverture sur le flanc de la position ennemie et à prendre la mitrailleuse d'assaut. Au terme d'un combat désespéré, le soldat Robertson tua quatre combattants allemands, puis retourna la mitrailleuse contre l'ennemi. Cette action permit au peloton d'avancer vers son objectif pendant que le soldat Robertson continuait de faire feu avec la mitrailleuse contre l'ennemi en retraite. Plus tard, quand deux de ses propres tireurs d'élite furent blessés devant la tranchée, il sortit à découvert et transporta l'un d'eux sous un feu intense. Il fut tué par un éclat d'obus à fragmentation en revenant avec le deuxième homme. Son épitaphe se trouve dans la section LVIII, rangée D, Tombe 26. (photo 4)

10. Plaque de D.21 Battery du Canadian Field Artillery

Adresse GPS: Roeselarestraat 1, 8980 Zonnebeke

Sur la façade du côté droit de l’église Onze-Lieve-Vrouw à Zonnebeke, vous trouverez une plaque en bronze qui commémore la mémoire du D.21 Battery du Canadian Field Artillery, qui tint une position au milieu des ruines en novembre 1917. La plaque, consacrée par leurs compagnons, porte l’inscription: « In memory of the fallen of D.21 Battery, Canadian Field Artillery ».

11. Memorial Museum Passchendaele 1917

Adresse GPS : Berten Pilstraat 5, 8980 Zonnebeke

Gouverneur général David Johnston plante un érable à sucre à Zonnebeke 
Photo 5 : Gouverneur général David
Johnston a planté en octobre 2014 un
érable à sucre au futur poppy garden
canadien à Zonnebeke

Les visiteurs du Memorial Museum Passchendaele 1917, à l'intérieur du chateau de Zonnebeke, auront un bon aperçu de la bataille de Passchendaele, dans laquelle les soldats canadiens jouèrent un rôle décisif. Le musée présente des caractéristiques particulières, notamment une descente dans un abri fortifiée imposant de 6 mètres de profondeur, équipé d'un QG, d'une salle des communications, d'un poste de secours et de lits pliants pour les soldats, sans oublier un réseau de tranchées à l'extérieur. Une partie de la nouvelle extension est dédiée au rôle qu'a joué le Canada dans la Bataille de Passchendaele.

Dans le parc du chateau, plusieurs "poppy gardens" seront développés au cours des prochaines années, dont le jardin canadien. En octobre 2014, le gouverneur géneral du Canada, David Johnston, a planté un érable à sucre au jardin canadien, le premier des arbres, d'arbustes et de plantes typiques du Canada qui vont orner le jardin prochainement. (photo 5)

12. Princess Patricia's Canadian Light Infantry Memorial

Adresse GPS: Prinses Patriciastraat 3, 8980 Zonnebeke

Le mémorial Princess Patricia's Canadian Light Infantry à Frezenberg 
Photo 6 : Le mémorial Princess Patricia's
Canadian Light Infantry à Frezenberg

Le mémorial de la Princess Patricia's Canadian Light Infantry à Frezenberg (photo 6), a été rénové et ensuite dévoile en mai 2015. Une plaque a été ajoutée au monument, ainsi qu'un érable à sucre canadien ainsi qu’une marguerite, les symboles qui ornaient l’insigne de coiffure originale portée par les membres du PPCLI à Frezenberg. Au centre du monument se trouve un médaillon surmonté d'une couronne ceint des mots « Princess Patricia's Light Infantry». Les mots suivants sont inscrits en-dessous : "Here on 8 May 1915 'the originals' of PPCLI commanded by their founder Major A. Hamilton Gault DSO held firm, counted not the cost".

Le monument commémore l'assaut par les troupes allemandes de la crête de Frezenberg le 8 mai 1915, lorsque le PPCLI tint l'épaulement sud de la brèche. Au terme de l'assaut final lancé par les Allemands, le PPCLI était réduit à 4 officiers et 150 soldats alors que leur force initiale était de 546 hommes. Le bataillon fit barrière aux Allemands et les empêcha de fondre sans résistance sur la ligne anglaise, plus au sud vers Armentières, en France. Deux semaines après les attaques au gaz du 22 et 24 avril, les Canadiens avaient une fois de plus tenu bon.

Le Princess Patricia's Canadian Light Infantry (communément appelé PPCLI, Princess Pats ou Patricia's) fut levée à titre privé par Andrew Hamilton Gault, un entrepreneur de Montréal, à l'aube de la Première Guerre mondiale. Ce régiment était majoritairement composé d'anciens soldats réguliers d'origine anglaise immigrés au Canada. Il fut envoyé en Flandre en décembre 1914 avant l'arrivée de la 1ère Division canadienne, sous le commandement de la 27ème Division britannique.

Les « Princess Pats » furent les premiers soldats canadiens à arriver en Belgique, en décembre 1914. Le 22 décembre 1915, ils furent intégrés à la 3ème Division canadienne et ils prirent part à la plupart des batailles décisives en Belgique de 1915 à 1918.

Deux soldats du PPCLI furent les premiers Canadiens à trouver la mort au combat sur sol belge pendant la Grande Guerre : le Caporal Norman Fry et le Lance-Caporal Henry George Bellinger, tous deux tués le 8 janvier 1915 à Vierstraat, au sud d'Ypres, au cours d'un bombaredement d'artillerie intense. Le mémorial de la Porte de Menin à Ypres, en Belgique rend hommage au Caporal Fry tandis que le Voormezele Enclosure No.3, un cimetière situé 4 km au sud-ouest d'Ypres abrite la sépulture du Lance-Caporal. Ce cimetière et la Porte de Menin font tous deux partie de cet itinéraire.

13. Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire)

Adresse GPS : Canadalaan 35, 8902 Zillebeke

Ce mémorial se trouve à la Canadalaan, une rue nommée en honneur du Canada, à Zillebeke. Vous pouvez apercevoir les érables qui le bordent et qui furent plantés au lendemain de la guerre en l'honneur du Canada. Le mémorial canadien fut érigé en l'honneur des soldats canadiens qui périrent lors de la défense d'Ypres en 1916 : le Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire) (photo 7).

La colline 62 
Photo 7 : le Mémorial canadien à la
colline 62 (Bois du Sanctuaire)

Le chiffre 62 dans le titre du Mémorial canadien à la colline 62 (Bois du Sanctuaire) fait référence à l'altitude du site. C'est au cours des combats meurtriers livrés sur la colline 62 et sur le mont Sorrel avoisinant que les troupes canadiennes opérèrent en tant qu'unité nationale pour la première fois, mais elles y subirent de très lourdes pertes : 8.430 tués, blessés ou disparus.

La colline 62 et le Mont Sorrel furent pratiquement les seuls endroits sur toute la longueur du Saillant d'Ypres où les Allemands ne parvinrent pas à occuper les hauteurs. C'est pourquoi il fut le théâtre de tant de combats acharnés. La Bataille de la colline 62 et du mont Sorrel marqua, pour le Canada, le début d'une progression qui allait, au bout du compte, valoir à leur Corps d'armée la réputation du corps le plus redoutable du front occidental.

Dressé dans un parc à terrasses, ce monument se compose d'un monolithe de granite, taillé dans un seul bloc de pierre, similaire à celui de Passendale. Le monument porte l'inscription suivante : « Ici au mont Sorrel et sur la ligne d'Hooge à St-Eloi, les Canadiens combattirent pour la défense d'Ypres, avril - août 1916 ».

14. Mémorial aux tunneliers de Saint-Eloi

Adresse GPS: Rijselseweg 208, 8902 Ieper

Ce mémorial se trouve au prochain rond-point, à côté d'un canon belge. Fait de briques, il abrite des photos aériennes des cratères faites pendant la guerre et commémore la Bataille des cratères de Saint-Eloi, qui fut livrée entre le 27 mars et le 16 avril 1916. Il identifie les unités, y compris la 2ème Division canadienne. Le mémorial accorde une attention particulière au rôle joué par les compagnies de tunneliers durant cette bataille.

« Les combats des cratères », comme on les appela, ont joué un rôle de premier plan dans de nombreuses batailles en 1915 et 1916 sur le sol belge. Les compagnies de génie furent principalement impliquées dans des activités de sape et de contre-sape, mais elles étaient également employées à la construction de passages souterrains et d'abris profonds.

Le Canada a apporté une contribution de trois compagnies de tunneliers, levées auprès des centres miniers des provinces de l'Ontario, du Québec, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l'Alberta et de la Colombie britannique. C'est à Saint-Eloi que détonna, le 27 mars 1916, l'une des plus importantes mines de la Guerre. Le puits fut creusé par la 1st Canadian Tunneling Company et contenait 43.400 kg d'explosifs. La déflagration qui s'en suivit donna naissance aux « cratères de Saint-Eloi » et permit aux alliés de reconquérir cette position. Les cratères sont toujours visibles aujourd'hui.

15. Voormeezele Enclosure No.3 Cemetery

Adresse GPS: Ruuschaartstraat 3, 8902 Ieper

Le Voormeezele Enclosure No.3 Cemetery, aménagé par la Princess Patricia's Canadian Light Infantry, abrite la tombe de l'un des deux premiers Canadiens tués au combat sur le front occidental : le Caporal suppléant Bellinger, soldat de la PPCLI, qui perdit la vie le 8 janvier 1915 et fut enterré à l'emplacement III.K.3. Le deuxième soldat de la PPCLI qui périt le même jour est le Caporal suppléant Norman Fry, dont le nom est gravé sur les murs du Mémorial de la Porte de Menin à Ypres.

Le parcours se termine où il a commencé : à la Grand Place d'Ypres (Grote Markt) où vous pouvez vous garer afin de visiter le « In Flanders Fields Museum» dans la Halle aux Draps d'Ypres (Lakenhallen).

16. In Flanders Fields Museum

Adresse GPS : Grote Markt 34, 8900 Ieper

Le In Flanders Fields Museum présente l'histoire de la Première Guerre mondiale dans la région du front de la Flandre occidentale. La scénographie se concentre sur l'expérience humaine. La visite du beffroi offre aux visiteurs une vue d'ensemble sur la ville et les champs de bataille avoisinants. Le musée abrite des centaines d'objets et d'images d'époque, qu'il présente de manière novatrice et en mettant en avant l'expérience. Grâce à des personnages réalistes des installations interactives, les visiteurs contemporains sont confrontés à leurs homologues de l'époque.

17. Porte de Menin

Adresse GPS : Menenstraat 39, 8900 Ieper

La visite du Saillant d'Ypres serait incomplète sans un passage au Mémorial de la Porte de Menin, accessible à pied depuis le musée In Flanders Fields. Laissez votre véhicule à Grote Markt, d'où vous pouvez apercevoir la Porte de Menin (Menenpoort en néerlandais).

Mémorial de la Porte de Menin 
Photo 8: Mémorial de la Porte de Menin, à Ypres

Le Mémorial de la Porte de Menin (photo 8) fut érigé pour rendre hommage aux soldats morts au combat durant la Première Guerre mondiale qui ne purent être identifiés et qui n'ont, par conséquent, pas de sépulture connue. Il fut inauguré en 1927.

Ce mémorial est pour le Canada le lieu principal de commémoration pour tous les Canadiens morts au champ d'honneur en Belgique pendant la Première Guerre mondiale, qui restent inconnus et dont on ne connaît pas la tombe. Parmi les 54.962 noms gravés sur la Porte de Menin, 6.983 sont Canadiens.

La grande porte, inspirée des arcs de triomphe classiques, possède trois portiques et fut construite en briques rouges et en pierres de Portland. A l'intérieur, de chaque côté de l'édifice, une cage d'escaliers mène vers une balustrade en pierres de tuffeau. Les noms mentionnés sur les panneaux sont classés par unité, rang et ordre alphabétique. Lorsque vous regardez en direction du centre ville, les panneaux avec les noms des Canadiens se trouvent sur votre gauche.

 
Photo 9 : Les clairons de la
Last Post Association à la
Porte de Menin, à Ypres.

La cérémonie de la Dernière sonnerie (Last Post en anglais) sous la Porte de Menin, est un évènement à ne rater sous aucun prétexte. Une cérémonie très simple à la mémoire des soldats qui perdirent la vie dans le Saillant d'Ypres a lieu quotidiennement. L'accès est fermé à 20h et deux clairons (quatre lors des occasions particulières) se rendent au centre du hall pour faire retentir le Last Post.

Depuis le 11 novembre 1929, la Dernière sonnerie a retenti à la Porte de Menin chaque soir et par tous temps, excepté pendant l'occupation allemande durant la Deuxième Guerre mondiale. Cet évènement est organisé par les bénévoles de la Last Post Association (photo 9).

Le 9 juillet 2015, le Canada a activement participé à la cérémonié marquant la 30 000e fois que la Dernière sonnerie a retenti à la Porte de Ménin. Au nom du Canada, Peter MacKay, ministre de la Justice, a collaboré à la lecture préenregistrée du célèbre poème de l'officier canadien John McCrae, Au champ d’honneur.

Assurez-vous d'arriver à l'heure, car les places sont limitées et cet évènement est très populaire auprès des visiteurs.

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Date de modification :
2015-08-10