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La route du souvenir canadien en Belgique, 1918

C'est à Mons, le 11 novembre 1918, que s'est terminé la Première Guerre mondiale pour les soldats canadiens, après presque 4 ans de combats et d'immenses sacrifices qui ont transformé le Canada à tout jamais. Sur une population d'un peu moins de huit millions de Canadiens en 1914, 619.636 hommes et femmes servirent dans les forces armées canadiennes durant la Première Guerre mondiale. De ce nombre, 59.544 furent tués et 172.950 blessés.

Au cours de la dernière semaine de la Première Guerre mondiale, l'armée canadienne a libéré toute la région située à cheval sur la frontière franco-belge, de Quiévrain à Casteau, et ce y compris la ville de Mons. C'est la phase finale des « Cent jours du Canada », une série d'offensives sur le front de l'Ouest durant lesquelles le Corps canadien fut le fer de lance des armées de l'Empire britannique.

Le corps expéditionnaire canadien en Belgique

Au cours de la Première Guerre mondiale, le Corps expéditionnaire canadien a acquis une réputation enviable parmi les armées alliées, car il n'a pas perdu une seule bataille durant les deux dernières années de la guerre.

La transformation d'une simple milice, relativement inexpérimentée avant la guerre, en une des plus redoutables formations de combat du front occidental s'est opérée en grande partie en Belgique : les troupes canadiennes prirent part à la plupart des grandes batailles qui furent livrées entre avril 1915 et novembre 1917 dans la région d'Ypres.

Toutes les quatre divisions canadiennes subirent leur baptême de feu dans les plaines des Flandres et ont payé un lourd tribut en vies humaines. Le quart des 60.000 Canadiens morts durant la Grande Guerre perdit la vie  sur le sol belge.

Une armée expérimentée

Lors de leur retour en Belgique en novembre 1918, le Corps canadien était très moderne en termes de planification, de préparation et d'exécution. L'utilisation des chars blindés, du tir indirect, du soutien aérien tactique, des techniques de duperie électronique et des systèmes de commandement, de contrôle et de renseignement  par les forces canadiennes laissaient déjà entrevoir à quoi allait ressembler la Deuxième Guerre mondiale.

Cimetières où des soldats canadiens sont inhumés

La région entre Quiévrain et Mons compte 13 cimetières communaux où reposent 164 soldats canadiens : à Boussu-Bois, Cuesmes, Dour, Elouges, Frameries, Ghlin, Harchies, Hautrage, Jemappes, Mons, Montbliart, Quiévrain et Tournai. Deux soldats canadiens se trouvent dans le seul cimetière militaire de la région : Saint-Symphorien.

Le lieutenant-général sir Arthur Currie, commandant du Corps canadien

Arthur Currie 
Arthur Currie

C'est le lieutenant-général sir Arthur Currie qui  commandait le Corps canadien lors des Cent jours du Canada.  Il est généralement considéré comme l'un des meilleurs généraux alliés de la guerre.

Planificateur soucieux du détail, il refusait d'envoyer ses troupes au combat sans une préparation minutieuse et étudiait soigneusement les leçons des précédents combats et cherchait ensuite à les mettre à profit.

Déjà au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en avril 1915, la brigade de Currie  a joué un rôle central pour tenir la position alliée. Après la Bataille de Vimy en avril 1917, Currie fut nommé en juin à la tête du Corps canadien. Sous sa direction, les Canadiens ont consolidé leur réputation de formation d'assaut d'élite, en remportant une série ininterrompue de victoires majeures en 1917-1918, dont la Cote 70, Passchendaele, Amiens, Arras et la poursuite vers Mons.  Après la guerre, il est nommé Président et vice-chancelier de l'Université McGill, à Montréal.

La dernière semaine de la Grande Guerre

Bien que la bataille de Valenciennes fût la dernière grande attaque concertée à laquelle le Corps canadien ait participé, 3 de ses 4 divisions ont été impliquées dans la libération de toute la région située entre la frontière franco-belge, de Quiévrain à Casteau, y compris la ville de Mons, entre le 5 et le 11 novembre 1918. C'était pour les Canadiens le retour en Belgique, après avoir quitté la région d'Ypres suite à la Bataille de Passchendaele en novembre 1917.

L'avancée finale du Corps expéditionnaire canadien vers Mons, Octobre - Novembre 1918 
L'avancée finale du Corps expéditionnaire canadien vers Mons, Octobre - Novembre 1918

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Le 4 novembre, les 3e et 4e divisions canadiennes arriverent de part et d'autre de la route Valenciennes-Mons. Le front s'étendait de Marchipont, au Sud, jusqu'à Condé, au Nord.

Le 5 novembre, des patrouilles du 87e Bataillon (Montreal Grenadier Guards), une unité de la 4e Division, traverserent la rivière Aunelle, marquant ainsi la libération, par les Canadiens, de la première partie de la Belgique occupée.

Le 6 novembre, le reste de la 4e Division pénètra en Belgique sur toute la largeur du front et libéra les villages de Marchipont et une partie de Baisieux. À la tombée de la nuit, la 4e Division avait la maîtrise sur la Petite et la Grande-Honnelle sur toute la longueur du front. Ce fut le dernier fait d'armes de la 4e division : durant la nuit du 6 au 7 novembre, elle fut remplacée par la 2e Division. Au nord, le village de Crespin fut libéré et des passerelles flottantes furent établies sur les rivières Aunelle et Honnelle.

Le 7 novembre, la 2e Division libéra le reste de Baisieux et le village d'Elouges. Les 2e et 3e  Divisions libérèrent ensemble Quiévrain et capturèrent 500 prisonniers. La 3e Division poursuivit sa progression et libéra La Croix et Hensies, tandis que le la 2e Division reprit, juste avant minuit, les villages de Bois-de-Boussu, Petit Hornu, Bois-de-Epinois et une portion de Bois-de-Leveque. Dans chaque village délivré, les soldats canadiens étaient chaleureusement accueillis comme libérateurs.

Les troupes sont entrées  ensuite dans une région à forte densité de population, où se trouvaient de nombreux villages miniers. Elles se sont retrouvées face à l'armée allemande qui battait en retraite tout en menant des actions de retardement. Entre-temps, les rumeurs circulaient déjà quant à l'imminence de la paix.

Le 8 novembre, la 3e Division libéra Saint-Aybert et, dans la soirée, franchit le canal de Condé et gagna une assise solide sur la rive nord. Sur le front sud, la 2e Division s'empara de Dour.

Les combats du 9 novembre apportèrent des gains minimes en comparaison des progrès des jours précédents. À mesure que les Canadiens complétèrent l'occupation d'un village, l'entrée du suivant leur était fermée par le feu des mitrailleuses.

Le 10 novembre, les 2e et 3e Divisions arrivèrent aux portes de Mons. Afin d'épargner Mons autant que possible, le général Currie ordonna une manœuvre d'encerclement : la 2e Division contourna la ville par le côté sud pour occuper les terrains élevés à l'est, tandis que la 3e Division devait s'emparer de la banlieue septentrionale de Nimy et s'infiltrer jusqu'au cœur de la ville. Vers 23 h, des pelotons du 42e Bataillon de Montréal (Canadian Black Watch) de la 7e Brigade entrèrent dans la ville de Mons et commencèrent à libérer l'est de la ville pendant que le reste des troupes franchirent le canal de la Dérivation et pénétrèrent par le nord-ouest.

Soldats canadiens marchant dans les rues de Mons, le 11 nov. 1918 
Soldats canadiens marchant dans les rues de Mons, le 11 nov.
1918

Au petit matin du 11 novembre, tous les quatre bataillons de la 7e Brigade d'infanterie canadienne pénétrèrent dans la ville : le Régiment royal canadien, le Princess Patricia's Canadian Light Infantry, le 42e Bataillon de Montréal et le 49e Bataillon. À 3h10, la première patrouille traversa la Grand-Place et à 4h, toute la ville était sous contrôle des unités canadiennes. À 5h du matin, les premiers officiers canadiens étaient reçus à l'hôtel de ville de Mons.

La poursuite des troupes allemandes continua malgré tout, et les Canadiens se situaient déjà huit kilomètres au nord-est de Mons au moment de l'Armistice à 11h. Le dernier Canadien qui perdit la vie au front fut le soldat George Lawrence Price qui, tragiquement, fut tué par un tireur d'élite allemand à Ville-sur-Haine, sur l'entité du Roeulx, quelques minutes seulement avant l'Armistice.

Au total, 280 militaires canadiens furent tués, blessés ou portés disparus au cours des deux derniers jours des opérations dans la ville de Mons et dans les environs. Le jour même du 11 novembre, il y eut 1 mort et 15 blessés.

Défilé de la victoire à Mons

Les célébrations de l'Armistice commencèrent le 11 novembre 1918 à Mons avec la signature du Livre d'Or de la ville par les autorités militaires libératrices. Le général Currie présenta à cette occasion un drapeau du Corps canadien, attaché à une lance. Pour l'anecdote, l'unité de garde de corps du général était composée de soldats de l'unité britannique «  5th Lancers », tous portant leur « Mons Star », la médaille qu'ils avaient méritée pour leur participation à la première bataille de Mons, le 23 août 1914.

Le retour à Mons, une peinture d'Inglis Sheldon Williams au Musée de la Guerre à Ottawa 
Le retour à Mons, une peinture d'Inglis
Sheldon Williams, exposée au Musée de
la Guerre à Ottawa

Le même jour, le général Currie ordonna la tenue d'un défilé de la victoire où chaque unité du Corps canadien fut représentée, sur la Grand-Place de Mons.

Le 18 novembre, le collège des échevins de Mons décida unanimement de nommer les quatre généraux responsables de la libération, le Britannique Horne et les Canadiens Currie, Loomis et Clark,  « citoyens d'honneur » de la Ville de Mons.

Le circuit ci-dessous sillonne une série de monuments canadiens, des cimetières du Commonwealth ainsi que plusieurs lieux significatifs. Il aurait été difficile d'inclure dans ce circuit tous les cimetières où reposent des soldats canadiens. Cependant, ce circuit se veut un hommage à chacun de ces soldats. Les coordonnées GPS de chaque site vous permettent de découvrir ces lieux qui ont une importance particulière pour le Canada.

Carte de la Route du Souvenir canadien en Belgique 1918

Carte de la Route du Souvenir canadien en Belgique 1918 Le pont sur l'Aunelle à QuiévrainCimetière communal de QuiévrainMons Memorial MuseumLe Mémorial britannique et canadien des deux batailles de MonsCimetière Saint-SymphorienPlaque en mémoire du dernier soldat canadien tombé au cours de  la Grande GuerrePlaque commémorant le dernier coup de feu de la Première Guerre mondiale à CasteauCimetière communal de MonsMémorial commémorant la Libération de Mons par les Canadiens

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1. Le pont sur l'Aunelle à Quiévrain

Adresse GPS : 50°23'27.0"N 3°40'24.3"E

Le pont sur l'Aunelle, Quiévrain 
Le pont sur l'Aunelle à Quiévrain

Le point de départ de l'itinéraire est le pont sur l'Aunelle à Baisieux (Quiévrain).

C'est en traversant les rivières Honnelle et Aunelle, sur un front de 12 km de large entre Marchipont et Condé, que les Canadiens ont entamé la libération de toute la région, y compris la ville de Mons. La ville frontalière de Quiévrain, constituant un point névralgique était âprement défendue par les Allemands en vue de retarder la progression alliée. Pour pénétrer en Belgique, les Canadiens ont dû prendre le contrôle des ponts sur la Petite-Honnelle, la Grande-Honnelle et l'Aunelle, les trois rivières qui traversent Quiévrain.

John MacGregor, VC

Le Capitaine John MacGregor, VC 
Le Capitaine John
MacGregor, VC

C'est à Quiévrain que l'un des militaires canadiens les plus décorés de la Première guerre mondiale, le Capitaine John MacGregor (2e Canadian Mounted Rifles), a mérité sa dernière médaille – une deuxième Croix militaire - pour avoir capturé les ponts sur la Honnelle. Il a enlevé personnellement les explosifs attachés au pont sur la Grande Honnelle et fournit ensuite l'information à une autre unité qui réussit à prendre le contrôle des ponts sur la Honnelle et l'Aunelle.

Un mois avant  son arrivée en Belgique, MacGregor s'était vu décerner la Croix de Victoria - la plus haute distinction militaire du Commonwealth - lors de la bataille de Cambrai, du 29 septembre au 3 octobre 1918.

John MacGregor a également mérité la Médaille de conduite distinguée et la Croix militaire, les 2e et 3e plus hautes décorations militaires décernées aux officiers des forces terrestres du Commonwealth.

Le Capitaine MacGregor a survécu à la guerre et s'est éteint à Powell River, en Colombie-Britannique, le 9 juin 1952, où il est inhumé.

Vingt-neuf soldats de l'unité de John MacGregor, les « 2e Canadian Mounted Rifles » sont enterrés dans le cimetière communal de Quiévrain.

Autres militaires canadiens décorés pour leurs actions à Quiévrain

Lors des combats de novembre 1918 pour libérer Quiévrain et les villages environnants, plusieurs officiers et soldats se virent décerner une décoration pour leurs exploits. Ici comme ailleurs, lors des offensives canadiennes, des soldats et officiers canadiens ordinaires accomplirent l'extraordinaire.

2. Cimetière communal de Quiévrain

Adresse GPS : 50°24'10.0"N 3°41'14.5"E

Cimetière municipal Quiévrain 
Cimetière municipal Quiévrain

Au Cimetière communal de Quiévrain, 35 des 43 soldats du Commonwealth sont Canadiens : 29 du 2e Canadian Mounted Rifles ; 2 du Royal Canadian Regiment ; 1 du 5e Canadian Mounted Rifles; 1 du Corps du génie ; 1 du Princess Patricia's Canadian Light Infantry ; et 1 fantassin d'une unité inconnue.

Chaque 11 novembre, les autorités et habitants de Quiévrain se recueillent devant les tombes canadiennes lors d'une cérémonie d'hommage pendant laquelle l'hymne canadien est joué et le rôle des troupes de libération canadiennes est mis à l'honneur.

3. Mons Memorial Museum

Adresse GPS : Boulevard Dolez 51, 7000 Mons
 
Mons Memorial MuseumLe Mons Memorial Museum, sur le site de l'ancienne Machine-à-Eau de Mons, invite les visiteurs à s'interroger sur les réalités multiples et complexes des phénomènes guerriers. À travers le destin d'hommes et de femmes qui furent témoins de ces événements, le visiteur est plongé dans le vécu quotidien des soldats mais également des civils, en période de guerre. Des témoignages britanniques, américains, canadiens et belges côtoient des récits allemands apportant du relief aux évènements présentés dans le musée.

Le musée, doté d'une scénographie innovante, a recours au multimédia, projection 3D, logiciels pédagogiques interactifs et audio-guidage trilingue. Le parcours permanent du musée (sur près de 1200m²) est chronologique et la Grande Guerre y occupe une place centrale.

Le musée possède une excellente collection d'objets canadiens. Parmi les pièces uniques se trouvent la pierre tombale originale du soldat George Price, le dernier soldat canadien tué lors de la Première Guerre mondiale, et un canon d'artillerie canadien qui aurait tiré les derniers obus canadiens de la guerre.

Mons : lieu de la première et de la dernière bataille

La ville de Mons, de par sa position stratégique et son histoire, a été jalonnée de batailles, sièges, incendies et reconstructions. Par deux fois, au XXe siècle, la ville de Mons fut occupée.

La ville possède une grande valeur symbolique, car c'est là que l'armée britannique engagea sa première grande bataille contre l'envahisseur allemand en août 1914. Mais Mons a aussi  une valeur stratégique pour l'économie allemande : les mines de la région produisaient à l'époque le meilleur charbon de Belgique.

4. Le Mémorial britannique et canadien des deux batailles de Mons

Adresse GPS : Chaussée de Binche 46, 7000 Mons

Mémorial britannique et canadien des deux batailles de Mons 
Mémorial britannique et
canadien des deux batailles
de Mons

Ce Mémorial britannique et canadien commémore les deux batailles de Mons d'août 1914 et de novembre 1918, qui furent les premier et dernier affrontements des troupes de l'Empire britannique lors de la Première Guerre mondiale.

Le monument fut dévoilé en 1952. Sir Winston Churchill rédigea en personne le texte en Anglais, gravé sur ce monument : “Here the forces of the British Empire fought their first and last battles in the 14-18 War. On 23rd and 24th August 1914, the British Expeditionary Force commanded by Sir John French with supreme courage held the advance of overwhelmingly superior German Forces. On Armistice Day, 1918, after 60 hours of heavy fighting, Canadian Divisions entered Mons. British and Canadian Regiments have erected this tablet to the Glory of God and to commemorate these events.”
Dans le socle, une urne est enchâssée, qui contient la terre provenant de la tombe de chaque soldat britannique et canadien mort lors de la première ou deuxième bataille de Mons.

Notez qu'il n'y a pas de stationnement au monument même, mais que vous pouvez garer la voiture à 100 m. , devant le restaurant Chez Léon, 32 Chaussée de Binche, en direction de Mons.

5. Cimetière Saint-Symphorien

Adresse GPS : Rue Nestor Dehon, 7030 Mons

Pierre tombale de George Price, Saint-Symphorien 
Pierre tombale de
George Price à
Saint-Symphorien

Le cimetière militaire de Saint-Symphorien est un lieu unique et hautement symbolique : c'est à cet endroit que sont enterrées les dépouilles du premier et du dernier soldat de l'Empire britannique morts lors de la Première Guerre mondiale. Il a aussi la particularité de contenir un nombre presque équivalent de tombes britanniques et de tombes allemandes.

Saint-Symphorien est probablement l'un des plus beaux cimetières de Belgique. Situé à 5 kilomètres à l'Est de Mons, dans un lieu paisible, entouré de champs et d'arbres, il compte les tombes de 284 soldats allemands et de 229 soldats de l'Empire britannique, dont 2 Canadiens :

  • George Lawrence Price: né en Nouvelle-Ecosse, il était membre du 28e bataillon d'infanterie canadienne (Saskatchewan Regiment). Il fut abattu par un sniper à Ville-sur-Haine le 11 novembre 1918 à 10h58, deux minutes avant l'Armistice. Il est le dernier soldat canadien et de l'Empire britannique à avoir été tué lors de la Première Guerre mondiale.
  • Lawrence Sullivan: né au Québec, il était membre du 21e  Bataillon d'infanterie canadien  (Eastern Ontario Regiment). Il fut tué le 9 novembre 1918 à l'âge de 21ans.

Le cimetière contient également d'autres tombes symboliques :

  • Tombe du 1er soldat britannique décédé durant la Première Guerre mondiale: J. Parr (21/08/1914);
  • Tombe du soldat ayant reçu la première Croix de Victoria de la Première Guerre mondiale: M. J. Dease (23/08/1914); 
  • Tombe du dernier soldat britannique décédé durant la Première Guerre mondiale: G. Ellison (11/11/1918)

Le cimetière est géré par la Commonwealth War Graves Commission, responsable du dénombrement, de l'identification et de l'entretien des tombes des soldats des forces militaires des états du Commonwealth tombés lors des deux guerres mondiales.

6. Plaque en mémoire du dernier soldat canadien tombé au cours de  la Grande Guerre

Adresse GPS : Rue de Mons 261, 7070 Le Roeulx

Plaque pour George Price à Ville-sur-Haine 
Plaque pour George
Price à
Ville-sur-Haine,
Le Roeulx

George Lawrence Price fut tué par un tireur d'élite à Ville-sur-Haine (Le Roeulx). Originaire de Nouvelle-Écosse, Price avait 26 ans. C'est cette fin tragique que commémore la plaque dévoilée le 11 novembre 1968 à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort. À l'origine, elle était placée sur la façade de la maison d'où Price sortait lorsqu'il reçut le coup fatal en pleine poitrine. Ce bâtiment fût démoli plus tard et la plaque apposée sur un petit mémorial situé presque en face du lieu où il fut abattu. La passerelle qui se trouve derrière le monument a été baptisée du nom de Price en 1991.

La dépouille de Price repose aujourd'hui au cimetière militaire de Saint-Symphorien.

Il était membre du 'A' Company du 28e Bataillon (Nord-Ouest), 6e Brigade, 2e Division du Corps expéditionnaire canadien.

Le texte écrit sur la plaque se lit : "A la mémoire du soldat George Lawrence Price matricule 256265 du 28e Bataillon (Nord-Ouest), 6e Brigade, 2e Division canadienne, tué au combat en cet endroit le 11 novembre 1918 à 10h58. Il fut le dernier soldat du Corps canadien tué au front Ouest au cours de la Première Guerre mondiale. Erigé par ses camarades le 11 novembre 1968".

7. Plaque commémorant le dernier coup de feu de la Première Guerre mondiale à Casteau

Adresse GPS : Chaussée de Bruxelles 1, 7061 Casteau (Soignies)

Plaque commémorant le dernier coup de feu de la Première Guerre mondiale, Casteau 
Plaque commémorant le dernier coup de
feu de la Première Guerre mondiale à
Casteau (Soignies)

Endroit symbolique de la Première Guerre mondiale, c'est à proximité de ce lieu que le Corps Expéditionnaire Britannique débuta la guerre le 22 août 1914 et que le Corps Expéditionnaire Canadien la conclut le 11 novembre 1918. C'est ici, à 5 km à l'Est de Mons, que la Grande Guerre s'est terminée pour le Canada.

Une plaque canadienne en bronze marque l'endroit où se sont arrêtées les troupes canadiennes du 116e Bataillon le 11 novembre 1918 à 11 heures, le jour de l'armistice. Le texte sur la plaque se lit : « L'avant-poste du 116e Bataillon d'infanterie canadienne arrêta à cet endroit même au moment du cessez-le-feu le 11 novembre 1918.» La plaque fut inaugurée le 7 juillet 1956 par Georges Pearkes, qui commandait en 1918 le 116e bataillon, l'unité qui était à Casteau le 11.11.1918.

George Pearkes était lui-même un héros de la Grande Guerre. Blessé cinq fois au combat, il fut l'un des officiers canadiens les plus décorés de la première Guerre mondiale. Il a reçu la Croix de Victoria (lors de la Bataille de Passchendaele en 1917), la Croix militaire et l'Ordre du service distingué.

Grièvement blessé lors d'un bombardement d'artillerie le 17 septembre 1918, il était en pleine convalescence le jour de l'Armistice. Il réintégrait son poste de commandant du 116e deux semaines plus tard.

Après la Deuxième guerre mondiale, George Pearkes s'est présenté aux élections fédérales au Canada, fut élu député et devient Ministre de la Défense (1957-1960) dans le Gouvernement Diefenbaker, avant d'être nommé Lieutenant-Gouverneur de la Colombie-Britannique en 1961, poste qu'il occupa jusqu'en 1968. Il est mort le 30 mai 1984 à l'âge de 96 ans.

En face du mémorial canadien, un monument en pierre commémore le lieu du premier coup de feu britannique en Europe de l'Ouest depuis la bataille de Waterloo en 1815. Casteau prend ainsi sa place dans l'histoire de la Grande Guerre.

8. Cimetière communal de Mons

Adresse GPS: Chemin de la Procession 375, 7000 Mons

Cimetière communal, Mons 
Cimetière communal, Mons

Le cimetière communal de Mons abrite le plus grand nombre de soldats canadiens de la région: 57, dont 21 sont morts après l'Armistice, de blessures et de la grippe espagnole.

Au total, 74 soldats russes, 9 roumains, 3 allemands et 393 soldats de l'Empire britannique – dont 57 Canadiens - reposent côte à côte, dans une extension au nord du cimetière.

Dans ce cimetière, ce ne sont pas seulement les morts militaires que l'on commémore, mais aussi les victimes civiles de la Première Guerre mondiale, dont les déportés qui ont succombé aux mauvaises conditions de vie infligées par les occupants.

Ceux-ci ont été réquisitionnés et envoyés en Allemagne pour renforcer la main-d'œuvre nationale.

9. Mémorial commémorant la Libération de Mons par les Canadiens

Adresse GPS: Grand Place 22, 7000 Mons

Mémorial commémorant la Libération de Mons par les Canadiens 
Mémorial commémorant la Libération de
Mons par les Canadiens

En 1927, la Ville de Mons a inauguré le mémorial canadien sous le porche de l'Hôtel de ville, honorant les soldats canadiens de la 3e Division du Corps d'armée canadien, qui libéra Mons le 11 novembre 1918 tôt dans la matinée du jour de l'Armistice.

Le texte se lit ainsi : «Reprise par l'armée canadienne le 11 novembre 1918, la ville de Mons recouvra sa liberté après 50 mois d'occupation allemande. A Mons fut tiré le dernier coup de canon de la Grande guerre. »

Carte détaillée des sites à proximité de ou à l'intérieur de la ville de Mons

Carte détaillée des sites à proximité de ou à l'intérieur de la ville de Mons

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Date de modification :
2015-08-18