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Le Canada a établi sa première délégation commerciale au Brésil en 1866. En 1944, il a ouvert son ambassade au Brésil, Jean Désy étant alors son premier ambassadeur dans ce pays.
En mai 1941, le Brésil a ouvert sa légation à Ottawa. João Alberto Lins de Barros a été le premier ambassadeur du Brésil au Canada. Dans les années qui ont suivi la Deuxième Guerre mondiale, le Brésil a été au centre de la politique étrangère canadienne en Amérique du Sud.
Au Brésil, le Canada est représenté par son ambassade à Brasília. Aujourd’hui, le Canada est également représenté là-bas par ses consulats généraux à São Paulo et à Rio de Janeiro. Seulement trois autres bureaux canadiens des visas dans le monde sont plus achalandés que celui établi à São Paulo. Le service des délégués commerciaux du Canada a par ailleurs des bureaux à Belo Horizonte, Recife et Porto Alegre.
Le Brésil est représenté au Canada par une ambassade à Ottawa. Il compte également des consulats à Montréal, Toronto et Vancouver.
Le Brésil, qui représente une priorité pour le gouvernement du Canada, est au centre de la Stratégie canadienne pour les Amériques et de la Stratégie commerciale mondiale. Le Canada et le Brésil ont de plus en plus resserré leurs relations mutuelles en les fondant sur leurs intérêts stratégiques et sur la promotion de la sécurité, de la prospérité et de la gouvernance démocratique. La relation canado‑brésilienne a été renforcée par une vaste coopération pangouvernementale dans de nombreux secteurs, tels que la santé, la défense, l’agriculture et les sciences et la technologie.
Tout comme le Canada, le Brésil est une démocratie qui jouit d’un système économique stable, possède un vaste territoire et des ressources naturelles abondantes et des régions peu habitées, ainsi que la richesse de la diversité culturelle et multiethnique, incluant les populations autochtones. Les liens entre le Canada et le Brésil continuent de croître, comme en témoignent le haut niveau des visites officielles, l’expansion du commerce et des investissements et un intérêt mutuel pour les politiques publiques l’un de l’autre et pour l’établissement de relations de personne-à-personne.
Suite à la visite que le premier ministre Stephen Harper a faite au Brésil en août 2011, accompagné par quatre ministres, les relations entre les deux pays ont été revigorées. Le premier ministre Harper et la Présidente Dilma Rousseff se sont entendus sur un ambitieux programme.
Pendant la visite, le premier ministre Stephen Harper et la Présidente Dilma Roussef ont annoncé ce qui suit :
Les deux dirigeants ont aussi exprimé leur appui aux entretiens exploratoires entre le MERCOSUR et le Canada, en vue de permettre aux deux parties de réunir les éléments nécessaires pour déterminer quel serait le meilleur moyen de rehausser leur relation commerciale.
Le Canada et le Brésil travaillent ensemble de près dans les domaines de la science et de la technologie, de la recherche et développement, de l’innovation et de l’éducation. Le Canada compte être un partenaire de taille dans une initiative ambitieuse du Brésil appelée « Sciences sans frontières » : il s’agit d’un programme qui prévoit un investissement plus considérable dans l’innovation, le développement et l’éducation grâce à l’attribution de plus de 100 000 bourses d’études aux meilleurs jeunes talents brésiliens qui iront à l’étranger pour élargir leurs horizons. En tant que centre d’excellence en matière d’éducation, le Canada est une destination idéale pour ces étudiants
La visite du gouverneur général du Canada, Son Excellence le très honorable David Johnston, au Brésil, à la fin d’avril 2012, contribue elle aussi au renforcement des liens bilatéraux entre les deux pays. Cette visite a pour principal but d’intensifier la coopération dans les domaines fondamentaux de l’éducation, des sciences et de la technologie, de l’innovation et du commerce. Le gouverneur général dirige une délégation comprenant des Canadiens exceptionnels représentant ces domaines clés et 30 recteurs d’université qui incarnent l’excellence du Canada en matière d’éducation. Les dirigeants des milieux de l’éducation, avec d’autres intervenants canadiens, représentent le Canada à la Conférence des Amériques sur l’éducation internationale (CAEI), à Rio de Janeiro (avril 2012).
Sur le plan multilatéral, le Canada et le Brésil collaborent étroitement dans divers forums tels que l’Organisation des États américains, les Nations Unies, le G20 et l’Organisation mondiale du commerce, dans des domaines comme la promotion de la diversité culturelle, les opérations de maintien de la paix et le renforcement du respect des droits de la personne à l’échelle mondiale.
À titre de grands producteurs agricoles, le Canada et le Brésil ont un rôle fondamental à jouer lorsqu’il s’agit de la sécurité alimentaire et énergétique dans la région et ailleurs. La collaboration dans des pays tiers les intéresse aussi, comme ils le prouvent actuellement en Haïti, où ils travaillent ensemble pour renforcer la Police nationale locale et soutenir les efforts de reconstruction. Le Canada a pris part à deux initiatives conjointes de coopération avec le Brésil en Haïti : il appuie le programme de vaccination et les efforts pour enrayer la violence urbaine.
Relations commerciales
Le Brésil est un des marchés les plus attrayants au monde : il possède des secteurs minier, manufacturier et agricole stables et une industrie scientifique et technologique dynamique et novatrice. C’est une économie stable où la classe moyenne, très nombreuse, grandit sans cesse; le Brésil offre donc aux Canadiens un environnement d’investissement attrayant avec du potentiel de croissance considérable.
Le Brésil est un marché prioritaire pour le Canada. C’est un acteur économique de taille, non seulement en Amérique du Sud mais aussi sur la scène mondiale. À l’échelle internationale, il se classe au 12e rang de nos partenaires commerciaux.
Le commerce de marchandises et les investissements bilatéraux entre le Canada et le Brésil ont augmenté considérablement au cours des dernières années, la valeur des échanges bilatéraux et du stock cumulatif d’investissements ayant atteint presque 29 milliards de dollars en 2010. Au cours des cinq dernières années, le volume des échanges bilatéraux a crû de 42 p. 100, et leur valeur s’est chiffrée à 6,7 milliards en 2011. La valeur des exportations canadiennes à destination du Brésil s’est établie à 2,8 milliards; elles comprenaient des engrais chimiques, des combustibles minéraux, des machines, du papier et du matériel électronique. Les importations de produits brésiliens au Canada (3,9 milliards) comprenaient des produits chimiques inorganiques, des combustibles minéraux, du sucre, des machines, des pierres et des métaux précieux, du café, du fer et de l’acier ainsi que des fruits et des légumes préparés.
En 2010, le Brésil était la huitième source d’investissements étrangers directs en importance au Canada, avec des stocks cumulatifs s’établissant à 13,5 milliards de dollars. Le Brésil se classait au 11e rang des bénéficiaires de l’investissement direct du Canada à l’étranger, avec des capitaux investis cumulatifs d’une valeur totale de 9,7 milliards à la fin de 2010. Environ 500 entreprises canadiennes sont actives au Brésil (plus de 50 dans le seul secteur minier).
Exportation et développement Canada (EDC) joue un rôle actif au Brésil depuis 11 ans. Depuis 2000, EDC a facilité dans ce pays des exportations et des investissements du Canada d’une valeur supérieure à 18 milliards de dollars. En 2011, elle a fourni des services à 320 entreprises et affiché un volume d’affaires de 3,2 milliards là-bas.
Le Service des délégués commerciaux du Canada a établi qu’il existait de fortes possibilités de croissance pour les entreprises canadiennes dans les secteurs clés suivants qui correspondent bien aux capacités et aux intérêts de notre pays : l’infrastructure, l’éducation, les technologies propres, l’information, les communications et les technologies, le pétrole et le gaz, et l’aérospatiale. Des débouchés considérables existent par ailleurs pour le Canada dans divers autres secteurs, dont les mines, la défense et la sécurité, les sciences de la vie, les technologies océanologiques, l’automobile, l’énergie, l’agriculture et l’agroalimentaire, les services et le tourisme. Le Brésil est un partenaire clé du Canada pour ce qui concerne les initiatives visant à attirer, garder et faire croître les investissements, la collaboration dans le domaine des sciences et de la technologie et la participation aux chaînes de valeur mondiales.
Partenariat pour les sciences, la technologie et l'innovation
La recherche et l’innovation sont également des éléments essentiels du programme commercial du Canada et un point de convergence mutuelle grandissant dans ses relations avec les économies stratégiques, telles que le Brésil. Plusieurs exemples montrent comment les découvertes scientifiques sont utilisées par des entreprises à même d’exploiter des éléments novateurs à des fins commerciales ; cela fait voir toute la gamme des possibilités envisagées dans le contexte de l'Accord Canada-Brésil sur la science et la technologie.
En avril 2010, l’Accordcadre de coopération en matière de science, de technologie et d’innovation est entré en vigueur dans les deux pays. Cet accord sert de cadre à l’intérieur duquel des partenaires canadiens et brésiliens de l’industrie, du milieu universitaire et du gouvernement peuvent collaborer à des projets conjoints de recherche et développement, à des conférences et à des ateliers scientifiques, à des échanges et à l'échange et au prêt d'équipement et de matériel, de même qu'à la mobilité des étudiants et des chercheurs. Depuis la ratification de l'accord, la relation bilatérale a pris un nouvel élan. L’accord s’appuie sur les entretiens commerciaux et politiques importants avec le Brésil dans un effort de stimuler les activités de recherchedéveloppement concertées et mènera à la commercialisation de nouvelles idées.
Pour fournir une orientation stratégique à la mise en œuvre de l'accord, le Canada et le Brésil ont établi un Comité mixte pour la coopération en matière de science, de technologie et d’innovation, qui s'est réuni pour la première fois à Ottawa, au Canada, en juin 2011. Des groupes de travail dans quatre domaines prioritaires rassemblent des intervenants de partout au Canada et au Brésil afin d'établir une stratégie pour accroître notre collaboration touchant les innovations et obtenir des résultats concrets pour nos économies respectives.
Le programme d’innovation canadien-brésilien est guidé par le Plan d’action bilatéral en matière de science et de technologie. Ce plan tire parti des compétences et de l'expertise des deux pays et vise à favoriser les progrès technologiques et l'innovation dans les domaines d'intérêt commun. Le plan d'action porte sur un certain nombre d'initiatives et de mesures clés dans les domaines stratégiques prioritaires des technologies océaniques, des technologies vertes, de l'énergie propre, de l'information et de la technologie des communications et des sciences de la vie. Il vise à accélérer la coopération entre nos communautés scientifiques et technologiques aux côtés de nos établissements d'enseignement.
Relations académiques et culturelles
Le Canada et le Brésil entretiennent d’importantes relations culturelles et universitaires, lesquelles se sont accrues au fil des ans.
Des universitaires de partout au Canada et au Brésil participent fréquemment à des projets d’échange et de coopération dans le cadre de programmes financés par les gouvernements des deux pays. De plus, cinq universités canadiennes, soit l’Université York, l’Université Western Ontario, l’Université du Québec à Montréal, l’Université St. Mary’s et l’Université de Calgary, participent à un effort conjoint visant à promouvoir l’étude du Brésil au Canada et ont établi une Chaire itinérante d’études brésiliennes. Créé en 2003, ce programme a permis de faire venir des Brésiliens importants aux universités et réunions au Canada, y compris pour une conférence de biocarburants en 2008. Le programme vise à influencer les politiques et l'orientation des recherches, construire le développement institutionnel et renforcer notre relation bilatérale.
Le gouvernement du Canada favorise ces échanges interpersonnels importants en raison de leur apport à l’enrichissement des relations entre le Canada et le Brésil. En complément de l'Accord de coopération en matière de science et de technologie, le 30 août 2010, le Canada et le Brésil ont signé un Protocole d'entente sur la mobilité universitaire et la coopération scientifique pour favoriser l'innovation dans les deux pays en appuyant des projets conjoints de recherche.
Coopération en matière de développement
La relation entre le Canada et le Brésil en matière de développement a évolué de donateur et bénéficiaire à partenaires de coopération au développement. L'Agence canadienne de développement international (ACDI) a fermé son bureau et son programme bilatéral de l’ACDI au Brésil le 31 mars 2011. Le Canada et le Brésil ont signé un protocole d’entente sur l’efficacité de la coopération internationale au développement au cours de la visite du premier ministre Stephen Harpe au Brésil en août 2011. Ce protocole d'entente vise à améliorer la relation de développement entre les deux pays grâce à un dialogue sur les politiques, a des recherches stratégiques communes, de meilleurs liens institutionnels et des activités de coopération technique dans les pays tiers.
Le Canada maintient le Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL) pour appuyer des petits projets proposés et mis en œuvre par des organisations locales au Brésil. Les projets financés par le FCIL offrent de l'aide (sociale, économique ou technique) directement à la population locale. Le FCIL contribue ainsi aux objectifs de réduction de la pauvreté.
Avril 2012
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