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Un projet qui change la vie des femmes s’étend à l’échelle nationale au Brésil

Deux participantes dans le cadre du programme Mulheres Mil
Maria Aparecida Batista Marinho, à gauche, et Marta de Lima, à droite, toutes deux participantes dans le cadre du programme Mulheres Mil, mettent leurs nouvelles compétences à profit pour lire un livre à la bibliothèque.
   
Un petit village brésilien
Un petit village brésilien typique dans le Nord et le Nord-est, où vit la première cohorte de 1 000 participantes au programme Mulheres Mil.
   
Marta de Lima fait valoir certaines de ses dernières créations artisanales
Marta de Lima fait valoir certaines de ses dernières créations artisanales, qu’elle vendra en appliquant les compétences apprises par le truchement de Mulheres Mil.
   


Maria Aparecida Batista Marinho est la première de sa famille à vaincre l’analphabétisme. Ménagère et étudiante à 37 ans, elle rêve de devenir enseignante et sert de modèle inspirant pour ses cinq filles. Son cas n’est pas isolé.
 
Mme Marinho est une des 1 000 Brésiliennes qui ont participé à Mulheres Mil(« Mille femmes »), un programme subventionné par l’Agence canadienne de développement international et cogéré par l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC) et le ministère brésilien de l’Éducation. Ce lien entre les partenaires canadiens et brésiliens a aidé quelque 13 centres d’éducation technique fédéraux du Brésil à mettre au point de meilleurs outils, techniques et programmes pour femmes défavorisées. À son tour, la démarche prépare mieux celles-ci à accéder à la population active.

« C’est affreux que d’être analphabète; c’est comme d’être aveugle. Je ne voyais rien et maintenant je peux voir. » – Maria Aparecida Batista Marinh
 
Ce projet a été si fructueux que la présidente du Brésil Dilma Rousseff l’a récemment approuvé à titre de programme national, avec l’objectif de former 100 000 femmes d’ici 2014. Pour y parvenir, le Brésil a engagé près de 6 millions $ CAN au cours des trois prochaines années. Le Brésil vise également à transposer le programme Mulheres Mil au Mozambique, en le transformant en un programme mixte Canada-Brésil-Mozambique, avec des fonds de la Banque mondiale.
 
Mulheres Mil est issue d’une collaboration entre les collèges et les associations professionnelles brésiliens et canadiens dans le but d’offrir de la formation aux femmes de chambre de l’État brésilien de Rio Grande do Norte.

Indépendamment de ce début tout simple, les visées du programme ont été tout sauf modestes. Une des grandes priorités de la formation est de parfaire l’estime de soi et l’assurance des participantes – dont certaines craignaient de travailler avec un ordinateur, d’écrire au tableau noir ou même d’être invitées à écrire leurs propres noms. Par opposition, aujourd’hui, la confiance en soi d’un bon nombre d’entre elles est remarquable, tout comme leurs contributions à leurs collectivités.
 
Vera Lúcia Francisca da Silva, une des nombreuses femmes qui ont bénéficié du programme, avait l’habitude de penser qu’une éducation était quelque chose d’inatteignable. « Maintenant, affirme-t-elle, je constate que je suis capable d’étudier, que je suis apte à réussir n’importe quelle épreuve qui m’intéresse et que tout ce qu’il faut c’est de croire en soi. »
 
Le Brésil assume dorénavant l’entière responsabilité du financement du programme nationalisé et grandement élargi qu’est Mulheres Mil, avec l’objectif d’offrir une formation technique aux 366 instituts répartis dans les 27 États qui composent le Brésil. Le Canada demeure un partenaire clé du programme et continue de dispenser de la formation aux enseignantes et aux enseignants et de personnaliser les modalités et les pratiques exemplaires canadiennes.

« Nous avons été transformés par notre travail auprès de nos collègues brésiliens dévoués et dynamiques et nous avons bien hâte de vivre encore de nombreuses années de croissance dans le cadre des échanges entre nos établissements », a déclaré le vice-président de l’ACCC, Paul Brennan. « Au bout du compte, cela nous préparera mieux à relever notre défi mondial commun, soit de fournir une éducation accessible à tous. »
 
L’ambassadeur du Canada au Brésil, Jamal Khokhar, a affirmé un sentiment semblable.

« Nous partageons une vision d’un monde où les femmes issues de tous les pans de la société sont autonomisées par l’éducation et exercent une activité lucrative parmi leurs collectivités, a-t-il précisé. Ensemble, nous pouvons partager les leçons apprises et explorer les orientations éventuelles des mesures nationales et internationales qui permettront d’atteindre cet objectif. »

Le Brésil a grandement contribué à alléger la pauvreté, à réduire de moitié les taux de pauvreté au cours de la dernière décennie et à ramener les inégalités de revenus à un creux historique en 2010. Cependant, on continue de recenser environ 16,3 millions de personnes, ou 8,5 p. 100 de la population du Brésil, qui vivent toujours dans une pauvreté extrême (à raison de moins de 40 $ CAN par mois), et quelque trois quarts de ces personnes vivent dans le Nord-est, y compris un nombre démesuré de ménages dirigés par des femmes.

Des projets comme le programme Mulheres Mil peuvent aider à poursuivre cet élan tandis que le Canada et le Brésil travailleront ensemble à transformer des vies pour le mieux.

>> Pour en savoir plus sur les activités du Canada à l’étranger ou raconter les vôtres, Coup d’œil sur le monde vous attend!

 

Toutes les photos ont été prises par Yannick Cabassu.

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Date de modification :
2012-02-08