La quête birmane : concilier diversité ethnique et démocratie

L’ambassadeur Mark McDowell et les participants à l’atelier de Yangon.

Avec 135 minorités ethniques disséminées sur tout son territoire, la Birmanie est, comme le Canada, un pays caractérisé par de nombreuses croyances, visions du monde et perspectives.

La Birmanie assiste actuellement à une transition inédite qui touche sa structure politique, économique et sociale, tandis que des groupes ethniques variés et des Birmans réformistes cherchent des idées pour instaurer de façon permanente paix, stabilité et inclusion. Pour qu’une véritable évolution politique puisse avoir lieu, il est nécessaire d’intégrer les différents points de vue des groupes birmans concernant la démocratie pacifique.

L’ambassade du Canada en Birmanie a récemment organisé des ateliers à Yangon et à Bago pour encourager un dialogue sur les droits des minorités ethniques en Birmanie. Des animateurs venus de l’Université de Toronto et 35 organisations ethniques de la société civile ont réfléchi à des stratégies visant à préserver la diversité ethnique birmane et ont étudié différentes visions pour la démocratie pacifique.

Les participants à l’atelier vêtus d’habits ethniques traditionnels.
 
 

Les participants prenant part au dialogue dans le cadre de l’atelier.
 
 

Un dialogue fructueux
À Bago, le premier atelier s’est intéressé au groupe ethnique karen, qui représente une large partie de la population de Bago et de la Birmanie occidentale. Contrairement à d’autres groupes ethniques birmans, les Karens jouissent d’une relative autonomie dans leur propre État. Les animateurs ont se sont appuyés sur l’expérience du Canada en matière de promotion des droits des francophones canadiens et d’autres minorités linguistiques pour lancer un dialogue sur la préservation des identités ethniques et culturelles.

Le deuxième atelier, à Yangon, portait sur des thématiques plus larges concernant les nationalités ethniques, comme l’éducation culturelle, les ressources naturelles, les relations entre les groupes armés, le fédéralisme et les moyens d’assurer la préservation de l’identité ethnique. À chaque séance, les participants ont pris une part active aux discussions et ont apporté un éclairage clé pour chaque thématique abordée.

Mise en relation d’experts et de chefs de file

Les ateliers ont connu un franc succès, notamment grâce aux connaissances et contributions du professeur Jacques Bertrand (Université de Toronto), spécialiste des ententes fédérales au Canada et en Indonésie, et de la professeure Ardeth Thawnghmung (Université du Massachusetts), experte du développement rural et des enjeux concernant les Karens.

L’atelier a remporté un double succès : d’une part, en évoquant les approches internationales de préservation des droits des minorités ethniques, et d’autre part, en rassemblant de nombreux représentants des communautés ethniques de Birmanie en vue de la réalisation d’un objectif commun. 

« Ce dialogue politique fructueux est l’une des nombreuses étapes visant à assurer une meilleure représentation des droits des minorités ethniques dans ce pays », a souligné le professeur Bertrand.

L’ambassade du Canada en Birmanie a joué un rôle de premier plan dans ces discussions en coordonnant les interventions de conférenciers venus de l’Université de Toronto et de l’Université du Massachusetts, qui ont eux-mêmes pu recueillir de précieuses données primaires sur le climat politique en Birmanie.

En orchestrant ces ateliers et en réunissant des experts internationaux et des représentants des minorités ethniques locales, l’ambassade du Canada en Birmanie a mis en évidence le leadership canadien pour ce qui a trait à la promotion d’un dialogue productif. À mesure que les minorités ethniques conçoivent des idées réalistes et constructives pour le maintien de la paix et de la stabilité, le Canada continuera de promouvoir le respect et la diversité en Birmanie.