Le Canada appuie la Deuxième Journée d’action contre la traite de personnes au Chili


De gauche à droite : Genevieve Libonati (Première secrétaire de l’Ambassade des États-Unis au Chili), Brian Doherty (Conseiller politique et économique de l’Ambassade des États-Unis au Chili), Fernando Arab (Sous-Ministre du Travail du Chili) et Patricia Fuller (Ambassadeure du Canada au Chili).
 

Pour une deuxième année consécutive, l’Ambassade du Canada au Chili a appuyé la Journée d’action contre la traite de personnes, qui s’est tenue à l’ex-Congrès national à Santiago. L’événement était organisé par le Groupe de travail contre la traite de personnes, lequel rassemble 33 institutions comprenant des organismes à but non-lucratifs, des organisations internationales et les ambassades de plusieurs pays préoccupés par cet enjeu. Les objectifs de ce groupe sont de sensibiliser la société aux formes que peut prendre la traite de personnes et promouvoir les opportunités de coopération entre les pays, les agences gouvernementales et la société civile.

Cette année, l’événement avait pour objectif d’aborder la traite de personnes dans le cadre du travail. Le Sous-Ministre du travail du Chili, M. Fernando Arab, a offert le discours d’inauguration, lequel a été suivi par un panel d'experts sur la question. Mme Maria José Fletcher, avocate et fondatrice de VIDA Legal Assistance, a présenté l’initiative américaine Coalitions of Immokalee Workers, qui vient en aide aux travailleurs agricoles dans le Sud des États-Unis.

Ensuite, Mme Carolina Rudnick, avocate au Département du crime organisé du Ministère de l’intérieur du Chili, a exposé les initiatives du gouvernement chilien pour enrayer l’esclavage et l’exploitation, notamment le Plan multisectoriel contre la traite de personnes lancé en décembre 2013. Finalement, Mme Carmen Espinoza, directrice du Programme d’économie du travail de l’Université Academia del Humanismo Cristiano, s’est concentrée sur les initiatives de la société civile nationale en la matière, en faisant ressortir les dimensions culturelles du problème.

Récemment, cette dernière a d’ailleurs vu l’un de ses projets financé par le Fonds Canada pour les initiatives locales. Le projet de Mme Espinoza vise à supporter la participation démocratique des femmes défavorisées au débat sur les politiques publiques en matière de parité des salaires et des conditions de travail.