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Énergie 

Le Canada et la Chine sont des partenaires naturels dans le secteur de l’énergie, non seulement en ce qui concerne les sources primaires d’énergie, mais aussi dans les domaines des énergies renouvelables, notamment le solaire, l’éolien, la géothermie et la biomasse, et du développement des technologies. Le Canada jouit d’une réputation enviable et de longue date comme fournisseur important, stable et digne de confiance de ressources, de technologies et de services énergétiques pour les marchés mondiaux. En tant qu'important consommateur d'énergie primaire et chef de file émergent de la technologie liée à l'énergie traditionnelle et à l’énergie propre, la Chine représente un partenaire idéal pour une collaboration à long terme 

En 2001, le Canada et la Chine ont signé le Protocole d’entente sur la coopération en matière d’énergie, qui a été renouvelé en 2006. Puis, en 2009, la Déclaration commune Canada-Chine a identifié le secteur de l'énergie comme un domaine de coopération offrant des possibilités importantes pour les deux pays. En 2012, le Protocole d’entente a été reconduit, ce qui permettait au Canada et à la Chine de renforcer et d’élargir leur coopération; et en 2013, l’Entente-cadre entre l’Alberta et la Chine a été signée en présence du gouverneur général du Canada, David Johnston, et du président chinois Xi Jinping, en complément au Protocole d’entente Canada-Chine sur la coopération en matière d’énergie, pour resserrer les liens dans le domaine du développement des énergies durables, des investissements et du commerce. En 2014, le Canada et la Chine ont signé le Protocole d'entente élargi Canada-Chine sur la coopération nucléaire. 

Pétrole et gaz 

Le Canada se classe au troisième rang mondial pour l’importance des réserves prouvées, avec 171 milliards de barils. Actuellement, il se classe au cinquième rang des pays producteurs de pétrole, avec une production de plus de 3,5 millions de barils par jour. Le Canada est au quatrième rang mondial des pays producteurs de gaz naturel, et ses ressources récupérables se situent entre 885 000 et 1 566 000 milliards de pieds cubes. 

Actuellement, la Chine est le troisième plus important débouché pour les exportations de pétrole du Canada. En 2015, les exportations canadiennes de pétrole brut ont augmenté de 119,6 % pour atteindre 107 millions de dollars, une hausse de valeur obtenue malgré la pression à la baisse persistante sur les prix du pétrole brut. En fait, les exportations canadiennes de brut en Chine ont bondi de 255 % en volume. 

Le Canada jouit d’une réputation mondiale comme fournisseur haut de gamme d’équipements, de technologies et de services pétroliers et gaziers et il est déterminé à servir le marché chinois. Les avantages du Canada reposent sur ses forces importantes, notamment la richesse de ses ressources énergétiques. Bien que le Canada ait été traditionnellement le grand fournisseur d’énergie des États-Unis, il cherche maintenant à devenir un fournisseur majeur d’énergie pour le monde. Le Canada a de formidables possibilités de fournir davantage de pétrole à la Chine et de l’aider à satisfaire ses exigences croissantes en matière d’énergie.

Le Canada est aussi une importante plaque tournante pour l’innovation dans les secteurs pétrolier et gazier. Avec le soutien du gouvernement, de l’industrie et des centres de recherche, le secteur canadien du pétrole et du gaz est devenu un chef de file mondial en innovation. L’engagement du Canada de réduire l’impact environnemental des forages pétroliers et gaziers et de l’exploitation des sables bitumineux a permis de créer une niche d’expertise en technologies de protection de l’environnement. Le Canada est aussi un chef de file mondial dans des domaines comme le forage dans l’Arctique, la récupération du pétrole et du gaz non conventionnel, la récupération assistée du pétrole, la capture et le stockage du carbone et la prospection séismique. Il y a un potentiel extraordinaire de collaboration entre les entreprises canadiennes et chinoises, qui peuvent travailler en Chine et ailleurs dans le monde pour mettre au point et utiliser les produits, les technologies et les solutions qui assureront la durabilité à long terme et permettront de relever les défis économiques de l’industrie. 

Grâce à ses ressources abondantes, à son environnement politique et réglementaire stable, à son économie de production favorable, à la proximité des grands marchés de consommation et à plusieurs autres atouts, le secteur pétrolier et gazier canadien a attiré plusieurs grands investisseurs étrangers, comme Shell, Total, ConocoPhillips, CNOOC, Repsol et BP, parmi d’autres. Le stock d’investissements étrangers directs dans le secteur de l’énergie était évalué à 190 milliards $ en 2014, soit plus de 25 % du total des investissements étrangers directs au Canada. Aujourd’hui, la croissance remarquable de la Chine alimente la demande mondiale d’énergie et de ressources naturelles et ce changement fondamental contribue à redéfinir et à élargir la relation Canada-Chine. La Chine étant le plus grand consommateur d’énergie, de minéraux et de métaux au monde, et le Canada étant un chef de file mondial en matière d’énergie et de ressources, il existe une complémentarité naturelle entre les deux pays à cet égard. En ce sens, le Canada est l’une des plus importantes destinations étrangères pour les investissements des entreprises chinoises dans le domaine de l’énergie.  

Gaz naturel 

Le Canada est le quatrième plus important producteur de gaz naturel au monde, et ses ressources récupérables sont évaluées à 885 000 à 1 566 000 milliards de pieds cubes. En fait, le Canada jouera un rôle crucial à mesure que le monde entrera dans un avenir moins dépendant du carbone, en particulier à l’approche de son entrée dans le marché du gaz naturel liquéfié (GNL), qui créera des possibilités et des changements importants dans le secteur énergétique au Canada et dans le monde. Actuellement, plusieurs projets liés au GNL sont proposés en Colombie-Britannique et dans l’est du Canada, dont 24 ont obtenu des permis d’exportation de l’Office national de l’énergie. La Chine s’est donné pour objectif d’augmenter la proportion de gaz naturel dans son mix énergétique, la faisant passer de 5,9 % aujourd’hui à 10 % en 2020, en partie par l’augmentation des importations de GNL et de gaz de pipeline. La Chine cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz pour répondre à ses besoins en gaz naturel, et le Canada est en bonne position pour s’imposer comme fournisseur digne de confiance et concurrentiel. Plusieurs promoteurs de GNL au Canada ont créé des partenariats ou cherchent à établir des partenariats avec des entreprises chinoises pour développer leurs projets de GNL au Canada. 

Le Canada devient un important producteur de gaz de schiste et de gaz de formation imperméable. L’industrie a acquis une expérience importante en matière de forage horizontal et de fracturation hydraulique, des techniques clés qui peuvent aider les partenaires chinois à améliorer leurs perspectives à long terme de production nationale de gaz naturel. Les compagnies canadiennes sont en bonne position pour augmenter leur production et offrir à la Chine leurs ressources de gaz de schiste, ainsi que des technologies innovantes et de l’expertise qui pourront servir à évaluer les ressources de schiste et gérer l’impact environnemental, entre autres. Le Canada est à l’avant-garde de ces innovations et souhaite fortement collaborer avec des partenaires stratégiques en Chine et ailleurs pour transférer et adapter les technologies et innovations à l’origine de la révolution du gaz de schiste en l’Amérique du Nord. 

Chef de file en matière de captage, stockage et utilisation du carbone 

Le Canada investit en vue d’atteindre ses cibles de réduction des émissions de CO2 au moyen de technologies comme la capture, l’utilisation et le stockage du carbone (CSC), et l’Agence internationale de l’énergie le reconnaît comme un chef de file mondial dans ce domaine. 

Nous en avons un exemple remarquable dans le projet Boundary Dam III de la Saskatchewan Power Corporation (SaskPower), le premier et le plus important projet de CSC à l’échelle commerciale au monde, pleinement opérationnel depuis la fin de 2014. Au moyen de technologies révolutionnaires, la centrale au charbon restaurée no 3 réduira ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 90 % et permettra la capture postcombustion d’un million de tonnes de CO2 par année. L’entreprise énergétique canadienne Cenovus Energy a construit le pipeline destiné au transport du CO2 capturé vers des champs pétrolifères situés à 70 km, où il sera principalement utilisé pour la récupération assistée du pétrole, tandis que le CO2 non utilisé sera stocké par le projet de recherche Aquistore. Le procédé CO2-EOR prolonge la vie des champs pétrolifères et fournit des revenus pour le processus de CSC. 

En février 2016, SaskPower a annoncé la création du Centre international de connaissance sur la capture et le stockage du carbone au parc scientifique Innovation Place de la ville de Regina; il s’agit d’une organisation sans but lucratif vouée à la recherche, au développement et au partage de connaissance en matière de technologie CSC. Le Centre de connaissances a été mis sur pied par SaskPower et BHP Billiton; BHP Billiton s’est engagée à investir 20 millions de dollars, tandis que SaskPower fournira son expertise en matière de CSC. 

Énergie nucléaire 

Le Canada possède plus de 60 ans d’expérience en énergie nucléaire, y compris dans les domaines de l’extraction de l’uranium, de la conception, de la construction et de l’exploitation des centrales nucléaires, du déclassement des centrales, de la gestion des déchets nucléaires, de la réglementation et de la gouvernance, autant de domaines qui ont fait du Canada une nation nucléaire de premier niveau. En fait, le Canada influence l’industrie nucléaire mondiale, tant sur le plan commercial qu’auprès des organisations internationales. 

Le Canada est le deuxième producteur d’uranium au monde, avec une production qui se situe entre 8 200 et 12 500 tonnes par année depuis 1998. Il possède les quatrièmes plus importantes réserves d’uranium, après l’Australie, le Kazakhstan et la Russie. Le Canada exporte actuellement 80 % de sa production d’uranium, principalement vers l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud (36 %), l’Europe (23 %) et l’Asie (41 %). Les réserves d’uranium du Canada se situent au nord de la Saskatchewan, où se trouve le plus grand gisement à teneur élevée au monde, dont les teneurs sont 10 à 100 fois supérieures à la moyenne mondiale.  

Le Canada a mis au point un réacteur nucléaire unique baptisé CANDU, contraction de CANada Deuterium Uranium. Il s’agit d’un réacteur à eau lourde sous pression (RELP). On le distingue du réacteur à eau ordinaire (REO) par l’utilisation de l’uranium naturel non enrichi comme carburant, les caractéristiques supérieures de sécurité qui répondent aux préoccupations soulevées par l’accident de Fukushima, et les équipements relativement simples, qui permettent le rechargement en cours de fonctionnement à plein régime. Avec certaines modifications, ces réacteurs peuvent utiliser l’uranium recyclé et même le thorium. La conception initiale du CANDU a été assurée par Énergie atomique du Canada limitée (EACL), une société d’État fédérale créée en 1952. En 2011, la responsabilité de la conception commerciale du CANDU, des services de maintenance et du marketing a été transférée à Candu Energy, une filiale en propriété exclusive de SNC-Lavalin. Il existe au Canada une chaîne d’approvisionnement de l’énergie nucléaire complète, au service du CANDU et d’autres systèmes de centrale nucléaire au Canada et à l’étranger.  

Environ 15 % de l’électricité canadienne est produite par des centrales nucléaires. Les trois centrales ontariennes, qui regroupent 18 réacteurs, produisent plus de la moitié de l’électricité de la province. Le Nouveau-Brunswick possède une centrale nucléaire. En dehors du Canada, les réacteurs CANDU sont présents en Inde, au Pakistan, en Argentine, en Corée du Sud, en Roumanie et en Chine. 

Sources d’énergie renouvelables

Le Canada s’est engagé à rendre plus propres sa production et son utilisation d’énergie en augmentant l'efficacité énergétique, en accroissant la production d’énergie renouvelable et en réduisant les impacts environnementaux des sources conventionnelles. Le Canada est un chef de file mondial dans le domaine des technologies propres; sa valeur marchande s’élevait à 1 500 milliards $ en 2014 et on s’attend à ce qu’elle atteigne 5 200 milliards $ en 2022. L’industrie est axée sur les exportations et celles-ci ont augmenté de 14 % de 2013 à 2014, atteignant 6,6 milliards $ de revenus d’exportation. Alors que les États-Unis et l’Europe demeurent les principaux marchés d’exportation du Canada, la Chine, l’Amérique latine, l’Australie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Inde augmentent en importance. 

Hydroélectricité

Le Canada est l’un des plus importants producteurs d’hydroélectricité propre et renouvelable au monde. Sa capacité de production dépassait 75 707 mégawatts (MW) en 2013. La capacité hydroélectrique du Canada peut être plus que doublée. En fait, en 2013, l’hydroélectricité représentait 63 % de la production nette d’électricité au Canada, et près de 11 % de la production mondiale. 

Biocarburants

Le Canada est un chef de file mondial dans la mise au point de procédés permettant de convertir des matières premières cellulosiques, notamment les déchets agricoles et sylvicoles, en éthanol cellulosique. En 2014, le Canada a produit 1 731 millions de litres de bioéthanol et exporté 289 millions de litres de biodiesel. 

Des usines d’éthanol sont actuellement exploitées en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec. Environnement Canada exige que l’essence contienne au moins 5 % de combustible renouvelable; cette exigence passe à 2 % pour le diesel et le combustible de chauffage. 

Avec le soutien du gouvernement du Canada, Iogen Corporation a construit la première usine de démonstration à grande échelle au monde, qui convertit les fibres de la biomasse en éthanol cellulosique au moyen de la technologie enzymatique. L’usine d’Ottawa peut traiter plus de 25 tonnes de paille de blé par semaine, à l’aide d’enzymes produites dans une installation adjacente.  

Énergie éolienne

La capacité totale d’énergie éolienne du Canada était de plus de 9 694 MW à la fin de 2014 et le pays a maintenant suffisamment de capacité installée pour satisfaire 1,9 % de ses besoins en électricité (2013). L’Ontario a le mix énergétique qui comporte le plus d’énergie éolienne, soit 36 %. 

Énergie solaire

La production d’énergie solaire est en croissance au Canada. La capacité des installations solaires a atteint un nouveau record en 2015, à 687 MW, et les investissements en énergie solaire ont augmenté de 47 % pour atteindre 2,8 milliards $. La communauté solaire de Drake Landing (DLSC) en un exemple éloquent. Ce quartier de la ville d’Okotoks, en Alberta, a réussi à intégrer les technologies canadiennes d’efficacité énergétique à la source d’énergie la plus renouvelable et illimitée qui soit, le soleil.  

DLSC est une première en Amérique du Nord. Le quartier est chauffé par un système central qui emmagasine sous terre, durant les mois d’été, l’abondante énergie solaire, pour la redistribuer dans chaque foyer en hiver à des fins de chauffage résidentiel. Ce système est sans précédent dans le monde, et il comble 90 % des besoins en chauffage résidentiel au moyen de l’énergie solaire, réduisant la dépendance de la communauté aux combustibles fossiles limités. 

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Date de modification :
2016-08-26