Une championne des droits des filles en Tanzanie

Les mariages d’enfants, précoces et forcés (MEPF) sont un problème récurrent en Tanzanie où 2 filles sur 5 seront mariées avant d’atteindre l’âge de 18 ans. La Tanzanie fait partie des pays affichant les taux les plus élevés de mariages d’enfants et où des enfants sont mariés dès l’âge de 11 ans.

Le haut-commissariat du Canada en Tanzanie continue de soutenir le travail de Valerie Moska en tant que championne de la lutte contre les MEPF, titre qui reconnaît ses contributions visant à mettre fin aux MEPF et à autonomiser les jeunes filles.

Mme Msoka comprend les effets dévastateurs à long terme des mariages d’enfants et ses répercussions sur une fille. C’est pourquoi elle est devenue une fervente porte-parole de ces jeunes filles. Dans le cadre de son travail, Valerie a construit une plate-forme qui lui permet de faire part d’histoires comme celle de Leokadia que l’on a mariée de force à l’âge de 14 ans :

« Je m’appelle Leokadia. J’ai été forcée de me marier à l’âge de 14 ans. Mon père a reçu une dot de onze vaches d’un homme qui avait 36 ans. Cet homme me battait souvent. Lorsque j’en ai parlé à mes parents, ils m’ont renvoyé chez mon mari. Parfois, le chef de quartier intervenait, mais en vain. Quand je suis tombée enceinte, mon mari m’a battu, car il affirmait que cet enfant n’était pas le sien. Au moment de mon accouchement, je me suis réfugiée au centre AGAPE. J’ai désormais 17 ans et je suis des cours à l’école secondaire, grâce à AGAPE. J’encourage les parents et la société à lutter contre les mariages d’enfants et je demande au gouvernement d’aider les enfants du centre AGAPE. »

Le haut-commissariat était ravi de recevoir le rapport de Mme Moska dans lequel elle présente son travail de sensibilisation, ses activités et ses observations au cours de la Journée internationale de la fille à Shinyanga.

Rassemblement autour d’un même objectif

Le Canada entend sensibiliser et encourager la prise de mesures visant à mettre fin à cette pratique néfaste et est fier d’appuyer le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies, qui a notamment pour cible la disparition des mariages d’enfants, précoces et forcés.

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