L’action humanitaire à travers le regard d’une femme


Des femmes leaders humanitaires de pays en développement apportent un point de vue local.


Faire le lien entre les activités humanitaires, les droits de la personne et le travail de développement.


Action Aid étudie la possibilité d’un « Réseau humanitaire féministe international.

Louisiane Nazaire et son équipe de premiers intervenants dirigée par des femmes ont travaillé jour et nuit lorsque l’ouragan Matthew a frappé Haïti en octobre dernier. La tempête a déplacé des dizaines de milliers de personnes en Haïti et a fait près de 900 morts.

D’après un rapport d’ONU Femmes, les femmes et les filles sont davantage exposées aux risques liés aux déplacements et à l’effondrement des structures de protection et dispositifs de soutien habituels dans les contextes de crise.

Louisiane Nazaire a partagé ses expériences dans le cadre de Women in Humanitarian Action, un événement organisé par le Haut-commissariat du Canada au Royaume-Uni en partenariat avec Action Aid.

L’organisation internationale, qui travaille avec plus de 15 millions de personnes dans 45 pays en faveur d’un monde débarrassé de la pauvreté et de l’injustice, œuvre à améliorer la participation des femmes en cas de crise humanitaire.

Le Haut-commissariat du Canada a déjà collaboré avec Action Aid dans le cadre de consultations menées auprès de la société civile à propos de la Politique d’aide internationale féministe du Canada. L’une de leurs recommandations était d’améliorer le soutien apporté aux organisations locales de femmes en cas de crise humanitaire. Sur la base de cette discussion, le Haut-commissariat du Canada a aidé à mettre sur pied ce dialogue sur le rôle des femmes dans les situations d’urgence humanitaire, ce qui a mis en lumière une nouvelle étude d’Action Aid (en anglais) sur les femmes offrant un appui d’urgence.

En compagnie de Zahida Fizza Kabir, la directrice générale de la Fondation Sajida au Bangladesh et d’autres femmes leaders humanitaires de pays en développement, Louisiane Nazaire a apporté un point de vue local.

Louisiane Nazaire, correspondante pour l’égalité des genres de Konbit peyizan Grandans (KPGA) en Haïti, a fait un discours à Londres sur la façon dont le statut des femmes s’améliore progressivement dans son pays. L’organisation dont elle s’occupe, une organisation communautaire menée par des femmes, s’attaque aux problèmes de développement économique, de violence faite aux femmes, de sécurité alimentaire et d’éducation.

Une politique étrangère féministe

« Le Canada attache une grande importance à l’égalité entre les sexes, au renforcement socioéconomique des femmes et des filles, ainsi qu’à la promotion et à la protection de leurs droits. Les femmes, la paix et la sécurité font partie des priorités du Canada en matière de politique étrangère. La participation active et le leadership des femmes dans toutes les sphères de la société sont déterminants aussi bien chez elles qu’à l’étranger. »

- Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangeres du Canada

La promotion de l’égalité des genres est une priorité de la politique étrangère du Canada. Ceci inclut l’autonomisation des femmes et des filles, ainsi que la protection et la promotion de leurs droits.

Lors de l’événement Women in Humanitarian Action, Alan Kessel, haut-commissaire adjoint, a mis en avant le leadership du Canada sur les questions liées au genre, tant sur le plan du développement que de l’aide humanitaire.   

Le haut-commissaire a présenté les activités prévues pour favoriser l’égalité des genres dans le cadre de la politique d’aide internationale, le leadership du Canada au World Humanitarian Summit et les dépenses liées à l’aide humanitaire, notamment en Syrie et à Haïti, ainsi que les crises alimentaires.   

Les organisations locales de femmes comme celle de Louisiane Nazaire montrent comment les ONG dirigées par des femmes sont souvent les mieux placées pour évaluer les besoins immédiats d’une communauté, et peuvent offrir un point d’entrée unique en matière d’aide internationale. Leur participation est nécessaire pour faire le lien entre les activités humanitaires, les droits de la personne et le travail de développement.

« Le Canada est résolu à travailler de concert avec tous ses partenaires, y compris à l’échelle locale, de manière à unir toutes les forces et à maximiser l’incidence des efforts déployés auprès des victimes de crises humanitaires. Nous nous soucions tout particulièrement des femmes et des filles, qui sont souvent les personnes les plus vulnérables en temps de crise. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elles sont au cœur des interventions humanitaires du Canada. »

- Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada

Pour en savoir plus