Le Canada et l’Australie mettent la lumière sur la santé et le bien-être des Autochtones

Atelier Poupées sans visage au service de santé autochtone Winnunga Nimmityjah

De nombreuses communautés autochtones connaissent des problèmes de santé et de bien-être, en particulier celles situées en zones rurales, ainsi que dans des régions éloignées et isolées. Les maladies cardiovasculaires, le diabète, la santé cardiaque, le cancer et la santé mentale représentent des problèmes de santé courants très répandus dans les communautés autochtones au Canada et en Australie.

Ces communautés n’ont souvent pas accès aux services et au soutien vitaux et les services offerts ne sont pas toujours adaptés à la culture ou ne correspondent pas toujours aux besoins des communautés.

Dans le but de permettre une sensibilisation aux questions touchant les communautés autochtones et de déterminer des moyens pratiques pour que les deux pays travaillent sur des solutions communes, le haut-commissariat du Canada en Australie a été fier d’accueillir une série de trois événements canado-australiens : une table ronde de débats académiques, la projection publique d’un film et l’atelier « Poupées sans visage ».

La conversation s’est poursuivie en ligne grâce au mot-clic #AusCanIndigenousWellness tout au long des événements.

Collaborer pour la santé et le bien-être des Autochtones

La table ronde, le premier des trois événements, a été organisée en partenariat avec The Lowitja Institute, l’institut national australien de recherche sur la santé pour les Aborigènes et les habitants des îles du détroit de Torres, et a reçu le soutien de l’université nationale d’Australie, du ministère du premier ministre australien et de son Cabinet, du service de santé aborigène Winnunga Nimmityjah et d’Affaires autochtones et du Nord Canada.

Le professeur Mick Dodson AM, directeur du National Centre for Indigenous Studies à l’université nationale d’Australie, assure la présentation lors de la conférence.

Au cours de cet événement, un grand nombre de sujets ont été traités, notamment la scène et le cadre international, la politique du gouvernement au Canada et en Australie, les effets de la colonisation et du racisme au sein des systèmes et l’importance de reconnaître et de diffuser la connaissance et les valeurs autochtones. Des approches mises en œuvre par les Autochtones et la gouvernance de la santé et du bien-être ont également été abordées, comme les approches en matière de prestation de services pour les communautés autochtones éloignées.

Les participants ont reconnu la valeur de ces discussions et ont publié leurs commentaires en ligne. Voici un résumé rapide de Summer May Finlay qui a couvert l’événement au nom du haut-commissariat du Canada en Australie : My quick wrap up of the #AusCanIndigenousWellness Roundtable (Anglais Seulement)

Le haut-commissariat a également partagé sa vision et a décrit l’objectif général de la table ronde comme étant un moyen de cerner les questions ou les domaines en matière de santé et de bien-être pour les Autochtones où une collaboration entre le Canada et l’Australie serait particulièrement utile :

« La table ronde a offert un forum pour faire part des expériences, renforcer notre compréhension et identifier les lacunes présentes dans la prestation de services de santé pour les Autochtones au Canada et en Australie, afin que nos deux pays puissent collaborer en vue de combler ces lacunes. »

Son Excellence M. Paul Maddison

Projection publique du film « Fire Song » et rencontre de l’acteur principal.

Le deuxième événement a mis la lumière sur un film canadien, Fire Song, qui raconte l’histoire d’un adolescent Anishinaabe dans le nord de l’Ontario luttant pour aider sa famille à surmonter le suicide de sa sœur. Le film, qui a été projeté pour la première fois au Festival international du film de Toronto (TIFF), traite des questions les plus urgentes auxquelles sont confrontées les communautés des Premières Nations, notamment le suicide, l’alcoolisme et la consommation de drogues chez les jeunes.
L’acteur principal, Andrew Martin, un Mohawk des Six Nations Grand River Territory au Canada, s’est rendu à Canberra pour présenter la projection publique et participer à un groupe de discussion animé à la suite du film, accompagné de cinq professionnels de la santé autochtones du Canada et de l’Australie.

Le Dr Jeff Reading, professeur en sciences de la santé à l’université Simon Fraser et président de First Nations Health Authority en santé du cœur et bien-être à l’hôpital St. Paul, et Mandy Yap, chercheuse universitaire à la Crawford School of Public Policy, avec l’une des poupées sans visage confectionnées.

« Poupées sans visage » en souvenir des femme et des filles autochtones disparues et assassinées

Le dernier événement s’est déroulé en souvenir des plus de 1 200 femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. L’atelier a été animé par le service de santé aborigène Winnunga Nimmityjah et plusieurs membres de ce groupe de femmes ont rejoint les participants de la table ronde pour confectionner des poupées colorées qui seront exposées de retour au Canada.

Le haut-commissaire, Paul Maddison, a dit que l’atelier s’était inspiré de l’Association des femmes autochtones du Canada et avait permis d’attirer l’attention sur l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

 « L’atelier a été une représentation virtuelle et physique des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées. Nous espérons que notre engagement permettra de produire un effet d’entraînement dans le monde à la mémoire de ces femmes et de ces filles. »

Le haut-commissaire M. Maddison

Engagement du Canada

Le Canada s’engage à faire progresser la réconciliation et à renouveler les relations entre les nations et les peuples autochtones, en se fondant sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

L’année 2017 marque le 150e anniversaire de la confédération du Canada et la réconciliation avec les peuples autochtones est un des thèmes principaux de l’année.