Le Canada en Australie : 16 journées de mobilisation contre la violence sexiste

Des membres de l’organisme Simbu Rural Women Empowerment, en Papouasie - Nouvelle-Guinée.

Légende tirée du site Web de Seeds : « Les acteurs de Seeds se préparent à sensibiliser leur public »

Des membres de la communauté adoptent l’art dramatique pour sensibiliser à la violence familiale et liée à la sorcellerie faite aux femmes en Papouasie - Nouvelle-Guinée.

Le projet de l’Hôpital de Namuga, financé par le Haut-commissariat, améliore la qualité des soins prodigués aux victimes de violence fondée sur le genre.

Au Vanuatu, des membres de la communauté se renseignent sur la sécurité et la prévention de la violence sexiste par le biais de groupes de femmes.
 

La région du Pacifique fait partie des zones où l’on constate les taux de violence familiale les plus élevés au monde.

Aux Îles Salomon et au Vanuatu, 70 à 75 % des femmes ont indiqué subir une violence familiale sous une forme ou une autre.

Il est temps de passer à l’action

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette date marque le début de la campagne d’ONU Femmes intitulée 16 journées de mobilisation contre la violence sexiste, lancée pour inciter les pays du monde entier à passer à l’action pour mettre un terme à la violence infligée aux femmes et aux filles.

Le Haut-commissariat du Canada en Australie s’engage à renforcer l’autonomie des femmes et à contribuer à la baisse de la violence fondée sur le genre dans le Pacifique par le truchement du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).

Faire évoluer les mentalités : des femmes, pas des sorcières

Depuis trois ans, le Haut-commissariat soutient trois programmes de la Troupe de théâtre Seeds. Ces programmes misent sur l’art dramatique pour sensibiliser à la violence familiale infligée aux femmes en Papouasie - Nouvelle-Guinée. Ces programmes ne se contentent pas d’offrir aux femmes et aux filles des espaces sécuritaires où elles peuvent participer à des activités variées : ils incitent également les garçons et les jeunes hommes à changer de comportement en ce qui concerne le traitement des filles et des femmes.

« Nous avons fait appel au jeu de rôle pour mettre en scène des situations réelles qui surviennent tous les jours dans une communauté. Nous avons également inclus les croyances dans le cadre d’une pièce évoquant le meurtre d’une femme accusée de sorcellerie. Ces pièces ont permis d’expliquer clairement au public que c’est mal de tuer, que cela va à l’encontre de la loi, des principes chrétiens et des droits de la personne. »

Émancipation des femmes dans les zones rurales

Simbu Rural Women Empowerment est un organisme de Papouasie - Nouvelle-Guinée qui organise des formations axées sur l’autonomisation des femmes. Ces séances abordent des questions telles que l’égalité entre les sexes et la violence familiale. Au cours des cinq dernières années, le Haut-commissariat du Canada a appuyé six autres programmes similaires qui dénoncent le problème de la violence fondée sur le genre dans le pays.

Dans les hautes terres de Papouasie - Nouvelle-Guinée (PNG), où les taux de violence fondée sur le genre sont extrêmement élevés, on encourage les pasteurs locaux à évoquer cette question dans les lieux confessionnels.

« L’objectif de sensibilisation est atteint quand des femmes reçoivent l’aide de la gent masculine dans leur combat pour donner des moyens d’agir aux femmes des hautes terres de PNG. Susciter la curiosité chez les hommes et les gardiens de la foi aide les femmes à conduire des initiatives de sensibilisation au sein des communautés sur le thème de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes qui ont survécu à la violence familiale ou qui en sont victimes. »

Autre retombée positive du projet : le renforcement des connaissances concernant la violence qui est infligée aux femmes et aux enfants à la suite d’accusations de sorcellerie.

Reconstruire une communauté plus saine

En 2012-2013, le Haut-commissariat a apporté son soutien au projet de l’Hôpital de Namuga pour la construction d’un établissement de santé destiné aux 22 000 personnes de la zone de Star Harbour, ainsi qu’aux résidents des deux îles périphériques de Santa Ana et Santa Catalina. Grâce à des services d’éducation en santé et de lutte contre la violence familiale, le projet offre un environnement plus sain et sécuritaire aux femmes et aux filles.

Un mouvement d’action pour les droits des femmes

Le mouvement d’action pour les droits des femmes des Îles Salomon (Women’s Rights Action Movement, ou WRAM) contribue à l’éradication de la violence envers les femmes. Pour ce faire, il forme des animateurs à la loi sur la protection des familles et donne aux fournisseurs de services des renseignements permettant d’améliorer les prestations proposées aux victimes de violence familiale. Ce programme est l’une des quatre initiatives que le Haut-commissariat du Canada soutient depuis cinq ans par le biais du FCIL.

Autonomisation communautaire

ACTIV (Alternative Communities Trade in Vanuatu) est un organisme qui dirige des programmes d’autonomisation destinés à des groupes de femmes du Vanuatu et abordant des questions telles que la violence familiale, la santé génésique et l’émancipation économique. Le Haut-commissariat du Canada a apporté une aide financière à deux programmes d’ACTIV des dernières années, et a également soutenu trois autres ONG qui luttent contre la violence fondée sur le genre afin d’éliminer ce problème.

Prévention de la violence fondée sur le genre en Micronésie

Micronesian Productions mène actuellement une initiative auprès de groupes de femmes dans les États fédérés de Micronésie. Ce programme cerne des priorités clés comme la sécurité et l’éducation, et en fait la promotion par différents moyens, par exemple dans le cadre de festivals communautaires et grâce à des vidéos YouTube. Le Haut-commissariat du Canada soutient, par le biais du FCIL, ce programme essentiel qui aide à prévenir la violence sexiste dans le pays.

Renseignements connexes :