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Relations Canada - République démocratique du Congo

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En République démocratique du Congo (RDC), le Canada est représenté par l'ambassade du Canada à Kinshasa. Le Canada a un ambassadeur accrédité en RDC depuis 1962 et a une ambassade à Kinshasa depuis 1965. L’ambassade a été fermée entre 1993 et 1997 pour protester contre les violations des droits de la personne du régime Mobutu. La RDC est représentée au Canada par une ambassade à Ottawa depuis 1965.

Les relations du Canada avec la RDC sont principalement axées sur l’appui de longue date aux efforts pour assurer qu’une paix durable s’établisse, particulièrement dans l’est du pays. Le Canada continue à mettre l’emphase sur l’importance de traiter les causes profondes et facteurs aggravants du conflit à l’est, y compris les tensions ethniques, les disputes liées aux ressources et aux territoires et le financement du conflit par le trafic des minerais de guerre. Nous exhortons donc la RDC à poursuivre sa réforme du secteur de la sécurité afin d’asseoir sa capacité de maintenir l’ordre sur son territoire. Le Canada est également préoccupé par la prévalence des violations des droits de la personne, y compris des actes de violence sexuelle à l’est de la RDC. Le Canada encourage la RDC à poursuivre ceux qui commettent des violations au droit international humanitaire et aux droits de la personne. Le Canada a émis des communiqués exprimant ses vives préoccupations à cet effet, qui sont disponibles sur ​​le site internet d’Affaires étrangères, Commerce international et Développement Canada. Le Canada continue de travailler avec ses partenaires internationaux et de la région des Grands Lacs par l’entremise de ses engagements diplomatique, humanitaires, d’aide au développement et au maintien de la paix, pour lesquels le Canada a versé plus de 500 millions de dollars depuis 2006.

La RDC a accueilli le XIVème Sommet de la Francophonie à Kinshasa en octobre 2012.  Le premier ministre Stephen Harper a profité de sa présence au Sommet pour exprimer ses préoccupations au sujet de la situation en RDC et souligner la nécessité que des progrès soient faits en matière de respect des droits de la personne, de promotion de la démocratie et de stabilisation de la situation à l’est. Il a également annoncé des aides supplémentaires pour la gestion transparente et responsable des ressources naturelles et la lutte et la prévention de la violence sexuelle. Ce soutien additionnel visera notamment à s’assurer que les auteurs de ces violences soient traduits en justice et reçoivent des sentences appropriées.

L’appui du Canada à la RDC contribue à la reconstruction et au développement du pays, au moyen d’un important programme d'aide au développement. Ce programme comprend l’aide bilatérale et des contributions à des initiatives régionales et multilatérales axées sur la paix, la bonne gouvernance, la santé, la gestion durable des ressources naturelles, la protection des droits de la personne et l'aide humanitaire, ainsi que l’appui à des organisations canadiennes actives en RDC. Le Canada a versé 25,68 millions de dollars en aide au développement à la RDC en 2011-2012, incluant plus de 13 millions de dollars en aide humanitaire.

Sous le thème prioritaire des enfants et des jeunes, l’aide bilatérale du Canada renforce la capacité du système de santé en RDC, et contribue à l'amélioration et à l’accessibilité des soins de santé primaires, en particulier pour les individus les plus vulnérables, les femmes et les enfants. En outre, le Canada a contribué au Projet d'appui au cycle électoral en vue de renforcer les processus électoraux.

Le Canada apporte également un soutien aux victimes de violence sexuelle en RDC en fournissant des services essentiels aux victimes tels que des soins de santé et psychologiques. La programmation dans ce domaine est axée sur la prévention des violences sexuelles et la poursuite des auteurs de ces actes devant les tribunaux. Comme cette problématique va au-delà de la RDC, le MAECD finance aussi un projet de prévention et de lutte contre la violence sexuelle dans la région des Grands Lacs. De plus, le MAECD finance un projet régional pour renforcer la capacité des collèges et des universités, en vue d'en faire des pôles d'excellence en gestion durable des ressources naturelles.

Le Canada contribue au Fond forestier du Bassin du Congo (FFBC), qui est géré par la Banque africaine de développement, et qui vise à aider les communautés locales, situées dans les zones forestières, à acquérir des moyens de subsistance durables et à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, réduisant ainsi la pauvreté tout en maximisant le stockage du carbone. Le FFBC finance des projets en RDC et dans neuf autres pays de l’Afrique centrale.  

Entre 2010 et 2013, le Canada a contribué jusqu'à 4 millions de dollars à divers projets en RDC dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles et de la médiation foncière, par l’entremise de l’enveloppe du Groupe de travail pour la stabilisation et la reconstruction (GTSR) du MAECD.

Depuis 1999, le Canada a versé plus de 300 millions de dollars en quotes-parts à la MONUC/MONUSCO à l'appui des efforts de maintien de la paix. Les Forces canadiennes occupent jusqu'à douze postes au sein de la MONUSCO où elles fournissent leadership et expertise dans des domaines tels que les opérations militaires et d'information, la formation et la liaison. En outre, jusqu’à la fin octobre 2013, c’est un policier Canadien qui occupait le poste de Commissaire adjoint au sein de la mission de police des Nations unies.

La RDC est membre de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), un forum qui a contribué au renforcement du dialogue entre onze pays de la région. Le Canada appuie tout particulièrement la CIRGL dans son rôle central de lutte contre l'exploitation et le trafic des minerais dans la région des Grands Lacs, notamment à travers la mise en œuvre d'un mécanisme régional de certification des minerais inspiré du Processus de Kimberley pour les diamants. Depuis janvier 2012, c’est un Congolais, le professeur Ntumba Luaba, qui est le Secrétaire exécutif de la CIRGL.

Bien qu’il y ait d’importants investissements canadiens en RDC, notamment dans le secteur minier, la RDC n'a pas d’accord commercial bilatéral avec le Canada et les relations commerciales sont limitées. Selon Statistique Canada, le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et la RDC a atteint 24,2 millions de dollars en 2012. Les principaux biens d’exportations du Canada vers la RDC sont les textiles, la machinerie et les véhicules à moteurs. Les principales importations en provenance de la RDC sont le bois, les pierres précieux et les machines électriques. Le marché congolais est extrêmement diversifié, toutefois l'environnement des affaires et des investissements pose de sérieux défis à la plupart des entreprises. Les investisseurs et les exportateurs canadiens doivent être conscients des risques inhérents à la conduite des affaires en RDC.

Novembre 2013


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Date de modification :
2013-12-03