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Ambassades au Costa Rica et au Panama unies pour défendre les droits des femmes

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Kimberley Bautista (à gauche) a présenté son documentaire sur la violence faite aux femmes dans la région.
   

L’ambassadrice Sylvia Cesaretto discute de la question à l’ambassade au Panama. 
  


L’Ambassadeure du Canada Wendy Drukier a souligné le rôle du Canada comme l’un des premiers pays à signer et ratifier la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
   

Selon l’Organisation mondiale de la santé, une femme sur trois est victime de violence.

Un rapport publié en 2012 par la Commission interaméricaine des femmes (CIM) indique qu’en Amérique latine, un grand nombre de femmes sont tuées uniquement parce qu’elles sont des femmes et que, dans certains cas, cette situation atteint « des proportions presque pandémiques ».

On commence à peine, dans quelques pays, à adopter des lois pour traduire en justice les agresseurs et lutter contre le fémicide, tandis que dans d’autres pays où de telles lois sont déjà en vigueur, il est difficile de les appliquer.

Le Canada a été l’un des premiers pays à signer et ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, qui a établi des normes internationales visant l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe.

Dans cette optique, les ambassades au Costa Rica et au Panama ont uni leurs efforts et invité la cinéaste colombienne-irlandaise-américaine Kimberly Bautista à présenter dans ces deux pays son documentaire Justice for my Sister (Justice pour ma sœur).

Le Canada s’est engagé à favoriser les droits des femmes dans les pays d’Amérique latine et partout dans le monde.

Costa Rica et Panama : des solutions communes pour un problème commun

Selon l’Observatoire panaméen contre la violence sexiste, entre 2009 et le milieu de 2013, 290 femmes ont connu une mort violente, dont 187 par fémicide. Ce chiffre continue de croître cette année, montrant une augmentation de 15 morts en comparaison de la même période en 2012.

En octobre 2013, le Panama a adopté une loi criminalisant la violence faite aux femmes, mais il est encore trop tôt pour mesurer son efficacité.

Au Costa Rica, les autorités ont reçu en moyenne 222 signalements de violence conjugale ou sexiste par jour en 2011. Le nombre de fémicides a augmenté constamment au cours des trois dernières décennies.

Bien que le gouvernement costaricain et les ONG locales aient mis en place de nombreux programmes de soutien et de prévention pour les enfants, les jeunes et les femmes, la lenteur du processus judiciaire et la protection des plaignants continuent de poser problème.

Documentation de la violence et promotion de la responsabilisation

Justice for my Sister a remporté le prix du « meilleur long métrage documentaire » au Festival Ícaro, au Guatemala, ainsi que celui du « meilleur documentaire » à l’International Latino Film Festival de Los Angeles et du « meilleur film étranger » à l’International Film Festival du Nevada.

Le documentaire de Mme Bautista, dont la narration est effectuée par la célèbre actrice mexicaine Kate del Castillo, raconte l’histoire vécue d’Adela, une Guatémaltèque de 27 ans qui est partie de chez elle un matin pour aller travailler et n’est jamais revenue. Son ex-petit ami l’a battue à mort et a laissé son corps méconnaissable sur le bord du chemin.

Une telle histoire est chose courante au Guatemala, où 6 000 femmes ont été tuées au cours de la dernière décennie et où seulement 2 % des meurtriers ont été condamnés. Le film raconte l’histoire de la sœur aînée d’Adela, Rebeca, résolue à voir le meurtrier identifié et jugé pour ses actes.

Au Costa Rica, l’ambassade du Canada s’est jointe à l’ambassade des Pays-Bas pour organiser le programme, tandis que celle de Panama s’est associée à ONU Femmes et à l’Alliance française. La présentation a coïncidé avec la Journée des droits de la personne et la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes du Canada.

Après chaque projection du film, Mme Bautista s’est prêtée aux questions de l’auditoire.

L’histoire racontée par Mme Bautista a captivé les spectateurs, dont plusieurs ont questionné la cinéaste au sujet des lacunes du système judiciaire dans les pays d’Amérique centrale. D’autres voulaient en savoir davantage sur la réalité actuelle de la famille d’Adela, et bon nombre ont profité de cette tribune pour exprimer leurs propres préoccupations à l’égard de cet enjeu au sein de leurs propres communautés.

Les documentaires comme celui de Mme Bautista et les événements comme ceux organisés aux ambassades canadiennes au Panama et au Costa Rica donnent aux femmes et à leurs défenseurs l’occasion d’unir leurs voix pour faire face à des défis communs.

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Date de modification :
2014-02-21