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Relations entre le Canada et les États-Unis sur le plan de l'énergie

Les Canadiens et les Américains entretiennent les relations les plus étroites au monde en matière d’énergie. Le Canada est le fournisseur d’énergie le plus important, le plus sûr, le plus fiable et le plus concurrentiel des États-Unis, pour le pétrole brut et les produits pétroliers raffinés, le gaz naturel, l’électricité, le charbon et l’uranium. Le Canada importe par ailleurs une quantité appréciable d’énergie des É.-U., notamment de l’électricité et du gaz naturel.

En 2011, les exportations canadiennes d’énergie s’élevaient à 120 milliards $É.-U. (119 milliards $CAN), dont la presque totalité (90 %) était destinée aux É.-U. De plus, le Canada :

  • a exporté 2,7 millions de barils de pétrole et de produits raffinés par jour aux É.-U, soit 24 % de leurs importations totales de pétrole;
  • a fourni environ 20 % de l’uranium utilisé dans les centrales nucléaires des É.-U;
  • a été à l’origine de 90 % de toutes les importations de gaz naturel des É.-U, ce qui représente 13 % de la consommation des Américains;
  • a importé 55.6 milliards $É.-U. (55 milliards $CAN) de dollars de produits énergétiques, dont 18.2 milliards $É.-U. (18 milliards $CAN) (33%) provenaient des É.-U. Les importations canadiennes de gaz naturel, qui atteignent actuellement près de 3 milliards de pieds cubes par jour, ont près de triplé depuis 2006. À l’exception de petites quantités de gaz naturel importées d’autres pays, le Canada importe la majeure partie de son gaz naturel des États-Unis.

Tout comme le gaz naturel, l’électricité fait l’objet d’un commerce bilatéral important entre le Canada et les É.-U. Le Canada et les É.-U. partagent un réseau de distribution d’électricité intégré, qui compte plus de 30 interconnexions majeures reliant toutes les provinces canadiennes (à l’exception de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador) à des États américains voisins.

Cette relation étroite en matière d’énergie s’appuie également sur un réseau de pipelines intégré qui assure la sécurité énergétique des deux pays.


Pétrole

Le Canada est le plus grand fournisseur de pétrole des États-Unis

Le Canada est le sixième producteur de pétrole au monde. En 2011, la production de pétrole du Canada s’élevait à 3 millions de barils par jour et devrait croître en raison du développement accru des sables bitumineux.

Depuis 1999, le Canada est le plus important fournisseur de pétrole brut et raffiné des États-Unis.

En 2011, le Canada exportait 2,7 millions de barils de pétrole et de produits raffinés par jour aux États-Unis, ce qui représente 24 % de leurs importations totales, soit plus que celles de tout autre pays, et 13 % de leurs consommation nette. Considérant la production intérieure américaine, cela signifie que, chaque jour, une automobile sur huit consomme du pétrole canadien aux É.-U.

Les réserves canadiennes représentent une source d’approvisionnement de pétrole sûre et à long terme pour l’Amérique du Nord

Le Canada est la troisième réserve mondiale de pétrole (après l’Arabie saoudite et le Venezuela) avec des réserves prouvées de 172,8 milliards de barils, dont 168,7 milliards dans les sables bitumineux. Avec l’évolution de la technologie, on estime que les réserves des sables bitumineux pourraient atteindre 315 milliards de barils. Outre l’exploitation des sables bitumineux, la mise en valeur du pétrole se poursuit dans plusieurs autres régions du Canada, notamment dans le Nord et au large de la région Atlantique.

Le pétrole canadien contribue grandement à la sécurité énergétique des É.-U. en réduisant leur dépendance au pétrole étranger. En 2011, une étude commandée par le U.S. Department of Energy a montré qu’une augmentation des importations de pétrole du Canada, presque entièrement tiré des sables bitumineux, pourrait contribuer d’ici 2030 à éliminer la dépendance des É.-U. aux importations de fournisseurs étrangers comme le Venezuela et le Moyen-Orient.

La stabilité de l’environnement économique et politique du Canada attire les entreprises du monde entier. Les sables bitumineux représentent d’importants débouchés commerciaux pour les Canadiens et les Américains. Les entreprises étatsuniennes sont d’importants investisseurs, producteurs et concepteurs de nouvelles technologies dans le secteur pétrolier canadien. Seulement dans le secteur des sables bitumineux, près de 1 000 entreprises américaines de toutes les tailles, provenant de presque tous les États et de tous les secteurs de l’économie, notamment le génie, la haute technologie et les services financiers, fournissent des biens et services aux producteurs de pétrole du Canada.

En fait, de 2010 à 2035, l’exploitation des sables bitumineux devrait soutenir, en moyenne, quelque 93 000 emplois par année aux É.-U. Avec l’augmentation de la capacité pipelinière, cette moyenne pourrait atteindre 160 000 emplois par année. Pendant la même période, l’exploitation des sables bitumineux devrait aussi rapporter, en moyenne, 8,5 milliards $É.-U. (8,4 milliards $CAD) par année au produit intérieur brut des É.-U. et 14,6 milliards $É.-U. (14,4 milliards $CAN) avec l’augmentation de la capacité pipelinière.

Enfin, le cadre réglementaire du Canada est l’un des plus stricts de la planète. Les projets sont soumis à un examen environnemental et réglementaire rigoureux, et les gouvernements fédéral et provinciaux exigent une surveillance environnementale continue et des rapports réguliers tout au long du projet.

Surveillance de l’environnement dans la région des sables bitumineux

Les sables bitumineux représentent une part croissante de la production pétrolière canadienne, avec environ 1,6 million de barils par jour à l’heure actuelle et plus de 3 millions de barils par jour prévus d’ici 2020.

Les sables bitumineux sont une ressource naturelle stratégique pour le Canada et un moteur du développement économique. Comme toute production d’énergie, l’exploitation des sables bitumineux a des répercussions environnementales. Selon une étude récente, les émissions moyennes de gas à effet de serre (GES) attribuables au cycle de vie du pétrole des sables bitumineux importé par les États-Unis sont près de 6 % supérieures à celles du brut ordinaire raffiné sur le territoire américain.[1]

L’industrie des sables bitumineux a réduit ses émissions par unité, et de 1990 à 2010, les émissions par baril ont diminué de 26 %.[2] De nouvelles réductions sont prévues avec l’adoption de normes plus sévères.

En raison de l’expansion de ce secteur, il est nécessaire de mieux comprendre ses éventuels effets cumulatifs sur l’environnement. Les gouvernements du Canada et de l’Alberta collaborent à l’élaboration d’une approche progressive et adaptative en matière de surveillance, afin que cette importante ressource soit exploitée de façon respectueuse de l’environnement.

En février 2012, les deux gouvernements ont annoncé un programme à frais partagés qui renforcera les programmes de surveillance environnementale touchant l’air, l’eau et la biodiversité dans la région des sables bitumineux. Ce programme conduira à une meilleure connaissance de l’état de l’environnement dans cette région et à une meilleure compréhension des effets cumulatifs et des modifications de l’environnement, y compris d’éventuels effets attribuables à des facteurs de stress qu’il sera de plus en plus important de comprendre à mesure que se poursuivra l’exploitation.

Des améliorations en matière de surveillance sont déjà en cours, et leur déploiement se poursuivra au cours des trois prochaines années afin d’assurer l’installation de l’infrastructure nécessaire, l’amélioration des activités et l’intégration adéquate des activités de surveillance en cours dans la région.

Ce plan triennal de mise en œuvre débute au printemps 2012 avec une augmentation du nombre de sites contrôlés, de paramètres et de la fréquence de l’échantillonnage. Il intégrera également les éléments pertinents des initiatives de surveillance existantes, donnant ainsi au gouvernement et à l’industrie les fondements scientifiques nécessaires pour continuer à promouvoir l’exploitation durable, sur le plan environnemental, des sables bitumineux.

Pour avoir une idée plus précise de chacun des éléments du plan de mise en œuvre, veuillez consulter la version intégrale du rapport : Plan de mise en œuvre conjoint Canada-Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux.

Pour plus d’information sur les sables bitumineux :

[1] CERA Report (2010), Oil Sands, Greenhouse Gases, and US Oil Supply

[2] National Inventory Report 1990-2010: Greenhouse Gas Sources and Sinks in Canada (publié en 2012 – voir page 9)


Gaz naturel

Le Canada est le plus grand fournisseur de gaz naturel des États-Unis

Le Canada est le troisième producteur mondial de gaz naturel, avec une production de 5,4 billions de pieds cubes par année, et le troisième exportateur mondial.

En 2011, le Canada a fourni 90 % des importations de gaz naturel des États-Unis, ce qui représente 13 % de leur consommation. Les exportations canadiennes de gaz naturel sont dirigées principalement vers les États du Nord-Est, du Midwest, des Rocheuses, de la Californie et du nord-ouest du Pacifique.

Faits saillants sur le gaz naturel du Canada – 2011

  • 14 milliards de pieds cubes par jour – production totale
  • 8,7 milliards de pieds cubes par jour – exportations totales
  • 70,0 billions de pieds cubes – réserves prouvées totales

Le Canada investit continuellement dans l’exploration du gaz naturel et ses infrastructures.

Selon les estimations actuelles, les ressources commercialisables de gaz naturel du Canada se situent entre 733 et 1 304 billions de pieds cubes, ce qui représente, au rythme actuel d’exploitation, plus de 100 années de production intérieure.

Une technologie innovatrice permet d’accroître la production de gaz de schiste au Canada, et on construit des ports méthaniers pour alimenter les marchés étrangers. L’intérêt pour la production de gaz de schiste au Canada croît rapidement, surtout dans les bassins de Horn River et de Montney, dans le nord-est de la Colombie-Britannique.

Le libre-échange, les libres marchés et la stabilité de l’environnement politique et réglementaire favorisent les investissements dans le gaz naturel et renforcent la sécurité énergétique de l’Amérique du Nord.


Électricité

Le Canada est le plus grand fournisseur d’électricité des États-Unis

Le Canada est l’un des plus grands producteurs d’hydroélectricité du monde. Considérée comme la plus importante source d’énergie renouvelable en Amérique du Nord, l’hydroélectricité compte pour environ 60 % de la production totale d’électricité au Canada, soit plus de 3 fois la moyenne mondiale.

En fait, plus de 75 % de l’électricité canadienne provient de sources non émettrices de GES. Source d’énergie fiable et propre, l’électricité canadienne constitue un élément clé pour garantir la sécurité énergétique à long terme de l’Amérique du Nord et soutenir nos efforts collectifs de réduction des émissions de GES.

La part d’électricité au Canada issue du charbon – qui totalisait 12,6 % en 2010 – a diminué au cours des dernières années. Les émissions du secteur de la production d’électricité vont continuer à diminuer au cours des prochaines années à mesure que de nouveaux règlements sur les émissions obligeront les centrales électriques à respecter des normes plus rigoureuses..


Sources d’énergie propres et renouvelables

Le Canada s’est engagé à rendre sa production et sa consommation d’énergie plus propres en augmentant l’efficacité énergétique, en haussant la production d’énergie renouvelable et en réduisant les incidences sur l’environnement des sources d’énergie conventionnelles.

Plus de 75 % de la production d’électricité du Canada n’émet aucun gaz à effet de serre (GES).

Le gouvernement du Canada a investi près de deux milliards de dollars pour accroître les ressources énergétiques canadiennes produites à partir de sources renouvelables, comme l’énergie solaire, marémotrice, hydraulique ou éolienne et la biomasse. Ces initiatives ont une capacité de production d’énergie renouvelable d’environ 5 400 mégawatts.

Hydroélectricité

Source d’énergie propre et renouvelable, l’énergie hydroélectrique représente 95 % de la production d’électricité renouvelable du Canada et près de 11 % de la production mondiale d’hydroélectricité.

Le Canada figure parmi les plus grands producteurs mondiaux d’énergie hydroélectrique avec une capacité installée supérieure à 75 000 mégawatts (MW) et une production annuelle moyenne d’environ 350 térawattheures (TWh). Le Canada est en mesure d’accroître sa production d’énergie hydroélectrique, si la demande devait un jour augmenter.

En 2010, l’énergie hydroélectrique représentait près de 60 % de la production d’électricité du Canada et une part importante de ses exportations d’électricité aux États-Unis.

Énergie éolienne

Actuellement, le Canada est le neuvième producteur mondial d’énergie éolienne avec une capacité installée de 5 265 MW. Depuis 1997, la puissance éolienne installée du Canada a augmenté à un taux de croissance annuel moyen de près de 55%.

Énergie solaire

La production d’énergie solaire augmente au Canada. En 2011, la puissance photovoltaïque installée totale était de 495 MW, et le taux de croissance annuel de 2008 à 2011 a atteint un niveau record de 147 %. La capacité de production d’énergie solaire thermique s’est accrue de 9,5 % par année à partir de 2000, atteignant 819 MW en 2011.

Bioénergie

Le Canada possède de vastes ressources de biomasse renouvelables et peut utiliser ces ressources pour fournir de l'énergie propre et des matériaux. En 2010, ces ressources ont généré environ 8,3 TWh, soit plus de 2 % des énergies renouvelables.

L’industrie canadienne des carburants renouvelables a investi 2,3 milliards $É.-U. (2,3 milliards $CAN) dans la construction de nouvelles installations de production à l’échelle du pays, constituant ainsi une capacité de production intérieure de près de 2 milliards de litres par année.

Le Canada impose un contenu renouvelable de 5 % dans l’essence et de 2 % dans le carburant diesel et le mazout.

Hydrogène et piles à combustible

Le Canada collabore avec les É.-U. à l’élaboration de codes et de normes en matière d’hydrogène et de piles à combustible.

Plusieurs projets conjoints de R-D portant sur l’hydrogène se poursuivent dans le cadre d’un partenariat entre le Canada et les É.-U.

Le Canada et les É.-U. participent également au Partenariat international pour l’économie de l’hydrogène, qui offre un mécanisme permettant d’organiser, de coordonner et de mettre sur pied des activités efficaces, efficientes et spécialisées de recherche internationale, de développement, de démonstration et d’utilisation commerciale liées à l’hydrogène et aux piles à combustible.


Énergie nucléaire

Au Canada, depuis plusieurs décennies, on utilise en toute sécurité l’énergie nucléaire, qui comble actuellement environ 15 % des besoins canadiens en électricité, de façon sûre, fiable et durable. Si l’énergie nucléaire génère plus de 50 % de l’électricité de l’Ontario, elle représente respectivement 3 % et 30 % de la capacité de production d’électricité du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Les projets de remise en état au Nouveau-Brunswick (Point Lepreau) et en Ontario (Bruce A, unités 1 et 2) sont presque terminés, et le processus réglementaire régissant la construction d’une nouvelle centrale nucléaire en Ontario (projet de Darlington) va bon train.

Le Canada, qui possède les plus grands gisements connus d’uranium à haute teneur, était le deuxième producteur mondial d’uranium en 2011, assurant environ 17 % de la production minière de la planète (World Nuclear Association).

Le Canada fournit une part importante de l’uranium consommé annuellement par les installations nucléaires des É.-U. Il a déjà comblé jusqu’au tiers des besoins annuels des É.-U., mais certaines années, cette part peut être moindre en raison d’une augmentation des ressources intérieures et des achats d’uranium faits ailleurs, notamment au Kazakhstan et en Namibie.

L’énergie nucléaire est une source d’énergie sûre, fiable, économique et propre

Le Canada va de l’avant avec la mise en œuvre d’un plan sûr et sécuritaire, dit « méthode de gestion adaptative progressive », pour la gestion à long terme des déchets (passés, actuels et futurs) de combustible nucléaire générés au Canada. La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), créée par les installations nucléaires conformément à la Loi sur les déchets de combustible nucléaire de 2002, est chargée de la mise en œuvre du plan sous la supervision du gouvernement fédéral.

Pour plus d’information sur la SGDN et la mise en œuvre du plan de gestion des déchets de combustible nucléaire à long terme, veuillez consulter le site Web de la SGDN : www.nwmo.ca.

Le Canada endosse les principes du désarmement nucléaire, de la non-prolifération et de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Immédiatement après l’accident nucléaire de Fukushima en mars 2011, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a formé un groupe de travail interne afin de voir si les leçons tirées de cet événement pouvaient s’appliquer aux installations nucléaires canadiennes et a entrepris un examen national des installations nucléaires. Dans son rapport d’octobre 2011, ce groupe de travail a confirmé la sécurité globale des centrales nucléaires du Canada et leur capacité à résister à des événements externes comme des inondations et des séismes importants. Le rapport a également recensé les secteurs où des améliorations étaient possibles en matière de sécurité.

En réponse aux recommandations formulées dans le rapport du groupe de travail et en cherchant à intégrer les conclusions et les recommandations du rapport du Service d’examen intégré de la réglementation de l’ Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et du rapport du Comité consultatif externe du président de la CCSN, la CCSN a établi un plan d’action exhaustif en vue de mettre en pratique les leçons apprises et d’assurer l’exploitation sécuritaire des centrales nucléaires canadiennes. La Commission a demandé la tenue de deux séries de consultations publiques sur le rapport du Groupe de travail sur Fukushima de la CCSN et sur le plan d’action préliminaire préparé par son personnel avant de soumettre son plan d’action révisé à l’examen du tribunal de la Commission, au cours d’une réunion publique, le 3 mai 2012. La CCSN compte ensuite réviser son Plan d’action en tenant compte de la rétroaction des membres de la Commission et présenter à la Commission des mises à jour périodiques sur la mise en œuvre du plan, à l’occasion des réunions publiques à venir.

En tenant compte des leçons tirées de l’accident nucléaire de Fukushima, les exploitants des centrales nucléaires du Canada ont concrétisé leur engagement continu envers la sécurité et pris des mesures immédiates afin de confirmer la solidité de leurs centrales nucléaires.

À l’échelle internationale, le Canada, en plus de participer activement à l’élaboration du Plan d’action pour la sûreté nucléaire de l’AIEA, continuera de collaborer aux efforts internationaux visant à améliorer la sûreté nucléaire.


Technologie et innovation

Le Canada investit dans la technologie et l'innovation afin d’accroître l’efficacité énergétique et d’améliorer la performance environnementale. Le gouvernement du Canada gère le Programme de recherche et de développement énergétiques (PRDE), le Programme du fonds pour l’énergie propre, et l'Initiative écoÉNERGIE sur l’innovation. Les priorités actuelles en matière de recherche et de développement énergétiques et de démonstration comprennent :

  • Pétrole et gaz
  • Production d'énergie électrique propre
  • Énergie propre pour les transports
  • Systèmes énergétiques propres pour les bâtiments et collectivités
  • Systèmes énergétiques propres pour l’industrie
  • Bioénergie durable

CanmetÉNERGIE est le chef de file canadien en matière de recherche et de développement technologique se rapportant à l’énergie propre. Avec plus de 450 scientifiques, ingénieurs et techniciens et au-delà de 100 ans d’expérience, il constitue le centre canadien des connaissances pour l’expertise scientifique sur les technologies énergétiques propres. CanmetÉNERGIE collabore avec l’industrie, le milieu universitaire, les services publics, les associations, les organismes non gouvernementaux et d’autres gouvernements dans les domaines de la recherche, du développement et de la démonstration liés à l’efficacité énergétique, aux technologies énergétiques alternatives et renouvelables, aux combustibles et aux procédés.

CanmetÉNERGIE a récemment soutenu certains projets de recherche et de développement, notamment :

  • Le projet Drake Landing est le premier système de stockage saisonnier d’énergie solaire à grande échelle en Amérique du Nord. En réussissant à combiner efficacité énergétique, énergie solaire, systèmes centraux de chauffage et technologies de stockage d’énergie solaire, ce projet répond à 90 % des besoins en chauffage d’un quartier de 52 maisons, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre de 5 tonnes par maison par année.
  • Le logiciel d’analyse de projets d’énergies propres RETScreen est l’un des meilleurs logiciels d’aide à la décision en matière d’énergie propre sur le marché. Développé par Ressources naturelles Canada, en collaboration avec des partenaires clés comme la NASA, RETScreen a permis de réduire considérablement les coûts associés à l’identification et à l’évaluation de projets énergétiques potentiels.
  • Technologie pour réduire l’empreinte écologique des sables bitumineux. En collaborant avec l’industrie et le gouvernement de l’Alberta, Ressources naturelles Canada a développé une technologie innovante pour améliorer l’efficacité et réduire les impacts environnementaux de l’exploitation des sables bitumineux. Par exemple, CanmetÉNERGIE et ses partenaires ont collaboré afin de développer des technologies pour remettre en état les bassins de résidus ainsi qu’un traitement par moussage pour valoriser le bitume sans créer de déchets. Le nouveau procédé de traitement par moussage, qui améliore l’efficacité énergétique de 10 %, permettra de réduire les émissions de GES d’environ 40 000 tonnes par année et l’utilisation d’eau, de 10 %.

Des détails supplémentaires sur la participation du Canada dans le secteur de l’énergie propre ainsi que les coordonnées d’entreprises spécialisées en énergie propre figurent dans le répertoire des technologies accessible dans le portail sur l’énergie propre : www.cleanenergy.gc.ca.


Dialogue sur l’énergie propre

En février 2009, le Canada et les États-Unis ont créé le Dialogue sur l’énergie propre (DEP) afin d’améliorer la collaboration pour le développement de la science et des technologies liées à l’énergie propre, en vue de réduire les émissions de GES et de lutter contre le changement climatique.

Le Dialogue est une initiative importante qui vient appuyer nos actions continues en vue de bâtir une économie faible en carbone. Le Canada et les États-Unis ont pris des dispositions afin de lutter contre le changement climatique sur leurs territoires respectifs, et les mesures communes prises par nos deux pays dans le cadre du Dialogue sur l’énergie propre viendront renforcer ces actions.

Le Dialogue permet à des groupes de travail composés de représentants du gouvernement du Canada et du gouvernement des É.-U. de collaborer dans les domaines indiqués dans les plans d’action.

Pour plus d’information sur les centres d’intérêt actuels et les initiatives en cours, consultez le site Web du Dialogue sur l’énergie propre dans le portail sur le changement climatique du gouvernement du Canada.


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Date de modification :
2013-01-24