Le Canada soutient les journalistes et la liberté d’expression en Équateur et au Honduras


L’ambassadeur Gort durant la conférence de presse, à Tegucigalpa.

La menace est réelle : 63 journalistes et communicateurs ont été tués au Honduras entre 2001 et 2015. La crainte de représailles a contribué à l’autocensure ainsi qu’à l’érosion de la qualité du journalisme en Équateur et au Honduras. De la formation, la professionnalisation ainsi que le soutien de la communauté internationale sont devenus nécessaires.

La soif de connaissances en Équateur

L’ambassade du Canada en Équateur est ravie d’avoir collaboré avec l’organisme Journalists for Human Rights (JHR), chef de file canadien du développement des médias, afin d’aider les journalistes à mettre les droits de la personne en une des journaux. Susan Nerberg, formatrice basée à Montréal, a animé une séance de formation de deux jours sur le journalisme et les droits de la personne à Quito, en Équateur. 

Destinée principalement aux étudiants en journalisme et aux jeunes journalistes, la formation a également attiré quelques journalistes chevronnés qui ont profité de l’occasion pour faire part de leurs connaissances pratiques et de leur expertise aux participants plus novices. 

Cette formation extrêmement interactive et participative avait pour but d’équiper les journalistes d’outils leur permettant de présenter des histoires racontées sous l’angle des droits de la personne et de mieux les mettre en lumière et.  Comme l’un des participants l’a souligné, cette formation était, « à [leur] connaissance, le premier cours de journalisme sur les droits de la personne dispensé en Équateur. » 

L’ambassadrice du Canada en Équateur, Marianick Tremblay, a ouvert les séances de formation en soulignant l’importance que le Canada accorde à la promotion et la défense des droits de la personne à travers le monde. Elle a souligné qu’« aucun pays n’est parfait » et a évoqué « le besoin d’utiliser nos voix et nos stylos pour raconter des histoires sur les droits de la personne afin que nos libertés soient protégées et que nos sociétés changent pour le mieux ». « Cela prend des efforts au quotidien afin de demeurer engagés et préoccupés de ce qu’il se passe dans le monde autour de nous. J’encourage les journalistes présents à la formation d’honorer leurs responsabilités à défier, inspirer et informer le public à travers leurs histoires ».

Construire les bases de la liberté au Honduras

Plus de 30 journalistes de la capitale et des régions rurales se sont réunis pour le premier jour de formation de JHR à Tegucigalpa. Les participants ont indiqué qu’ils seraient ravis de mieux rendre compte des enjeux liés aux droits de la personne. JHR s’est associé à l’organisation hondurienne C-Libre et a fait appel à des experts honduriens et internationaux afin de compléter les modules de formation de JHR.

Tenant compte des risques à leur sécurité auxquels font face les journalistes au Honduras, l’organisme Peace Brigades International (PBI) a fait part de ses connaissances et de ses stratégies pour accroître la sûreté personnelle des journalistes en ce qui a trait aux enquêtes sur des affaires judiciaires délicates ou à des violations des droits de la personne.

Selon l’Ambassadeur du Canada au Honduras, Michael Gort, « les journalistes ont la responsabilité de sauvegarder et de renforcer les droits de la personne. Et nous devons tous reconnaître que leurs actions ne sont pas une menace pour l’état de droit – elles le renforcent. »

Les personnes présentes ont activement participé et cette formation a été grandement appréciée :

« Merci de nous avoir offert votre contribution extraordinaire, à nous, journalistes qui entendons participer au progrès de notre peuple.  J’espère que vous poursuivrez sous peu des projets visant à renforcer un pays de manière à le rendre plus équitable. »

- Wenceslao Canales, journaliste qui a participé à l’atelier

Renforcement des sociétés

Le Canada croit fermement que la liberté d’expression est au cœur de l’individualité humaine et est un des fondements essentiels d’une société sûre et prospère. Nos bureaux aux quatre coins du monde s’efforcent de faire progresser la liberté de la presse et d’habiliter les journalistes à parler des droits de la personne de manière objective, libre et efficace.