Le Canada défend le pluralisme pacifique, l’inclusion et les droits de la personne en El Salvador

Activités d’autonomisation des jeunes visant à améliorer l’accès à l’information sur les droits génésiques et les services de santé adaptés aux adolescents dans les municipalités de San Rafael Cedros et d’Ilobasco.
UNFPA El Salvador/Walter Sotomayor
 

De jeunes bénévoles participent à l’inauguration d’un parc accessible à tous et organisent des activités sportives et récréatives pour les personnes handicapées dans la municipalité de Santa Tecla.
 


Affiches accrochées dans San Salvador pour promouvoir les droits des LGBTI et accroître la sensibilisation à la problématique des crimes de haine contre les militants LBGTI.
 

L’ambassadrice Maryse Guilbeault se joint aux partenaires locaux pour amorcer la construction d’un parc accessible aux personnes handicapées.
 

Les initiatives dirigées par l’ambassade du Canada en El Salvador dans le cadre du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) visaient à faire lumière sur les pratiques discriminatoires systématiques envers les groupes minoritaires notamment les personnes handicapées, les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres et intersexuelles (LGBTI), et les filles en milieu rural, qui ont des possibilités de perfectionnement limitées.

Le FCIL en El Salvador a contribué à la position du Canada en tant que partenaire engagé des institutions locales (du gouvernement et de la société civile) travaillant pour des pratiques plus inclusives pour les groupes traditionnellement exclus. Dans un pays souffrant d’une violence à grande échelle, où un Salvadorien sur mille a été tué au cours des douze derniers mois (le taux de meurtre le plus élevé au monde en 2015), il est difficile de voir au-delà du carnage imminent des gangs pour voir les nombreux autres problèmes urgents du El Salvador.

Face au besoin pressant de l’État de traiter les priorités en matière de sécurité, ces communautés traditionnellement exclues ne sont pas à l’ordre du jour national. Le Canada représente invariablement une voix forte pour la protection des droits de la personne et l’avancée des valeurs démocratiques. En El Salvador, le Canada devient désormais une voix précieuse et reconnue pour les groupes les plus désavantagés et exclus du El Salvador.

Soutenir les pratiques inclusives et les droits de la personne pour les groupes LGBTI en El Salvador

Malgré les mises à jour du cadre juridique qui interdisent la discrimination fondée sur l’identité de genre ou l’orientation sexuelle dans les pratiques de l’administration publique, les personnes LGBTI sont toujours victimes de discrimination sociale, de rejet et d’intolérance par la société en général. Les organisations de lutte pour les droits des personnes LGBTI continuent de signaler que les personnes LBGTI font l’objet de violence sexuelle, physique et verbale (notamment en prison), de stigmatisation par la société, et de l’expression la plus sévère de rejet : de meurtres haineux, surtout à l’encontre des femmes transgenres. Au cours des dix dernières années, le taux de crimes haineux a augmenté de 400 %; dans de nombreux cas, le corps des victimes présentait des signes de torture : démembrement, agressions à l’arme blanche, coups et impacts de balle multiples.

Lutter contre les crimes haineux à l’encontre des personnes LGBTI et renforcement des droits légaux relatifs à l’identité de genre

L’ambassade du Canada a établi un partenariat avec l’organisation locale COMCAVIS Trans pour promouvoir la discussion parmi les dirigeants politiques et par l’entremise d’une campagne médiatique visant à reconnaître le droit légal d’une personne de changer de nom pour un nom qui reflète son identité de genre, une pratique qui représenterait un énorme soulagement pour les personnes transgenres qui sont actuellement obligées d’effectuer les actes juridiques, de remplir les documents officiels et de suivre de nombreuses autres pratiques avec un « nom légal » qui ne correspond pas à leur identité de genre, ce qui crée de la frustration et de la honte et mène à la discrimination. Le projet soutient également l’activisme et la sensibilisation aux crimes haineux à l’encontre des activistes LGBTI du El Salvador; crimes dont la plupart restent non traités ou impunis.

L’ambassade a également établi un partenariat avec CRISTOSAL pour promouvoir le dialogue sur l’inclusion et le respect des personnes LGBTI dans les organisations religieuses majeures. Cette initiative comprenait un atelier regroupant des chefs religieux et portant sur les compétences et techniques permettant de respecter et de promouvoir l’intégration des personnes LGBTI dans leurs organisations religieuses, la publication et la distribution d’un manuel sur les droits des personnes LGBTI et l’accompagnement pastoral, et des échanges en atelier avec trois différentes congrégations sur les droits des personnes LGBTI et l’établissement d’une communauté inclusive avec les groupes confessionnels LGBTI. Les initiatives ont été bien reçues par les communautés religieuses qui ont participé à un dialogue ouvert sur le sujet et, même si les pratiques d’exclusion se poursuivront dans les communautés les plus fermées, selon un jeune chef religieux gai qui a participé au projet : « Il s’agit de l’une des seules fois où ils ont pu discuter de ce sujet et il y a beaucoup à gagner des expériences novatrices comme celles-ci, alors merci au Canada. »

Promouvoir des espaces sécuritaires pour les filles dans les communautés rurales

En partenariat avec le Bureau de San Salvador du Fonds des Nations Unies pour la population, deux administrations municipales locales, et le ministère de la Santé du El Salvador, l’ambassade a soutenu un projet pour empêcher le mariage et l’union des enfants ou des jeunes et la grossesse chez les adolescentes au moyen de la protection et de l’autonomisation des adolescentes dans deux communautés rurales précises. Ce projet comprenait le travail avec des réseaux de jeunes pour promouvoir la formation « d’égal à égal », un établissement institutionnel pour les professionnels de santé fournissant des services de santé sensibles aux besoins des adolescentes, et une campagne publique prônant des espaces sécuritaires.

« Nous pensons que la protection et l’autonomisation des femmes et des filles dans la société sont nécessaires pour un El Salvador pacifique, prospère et stable. Les mariages, les unions et les grossesses précoces constituent une violation des droits de la personne pour les filles et un obstacle qui empêche le développement. »
Ambassadrice Maryse Guilbeault

Promouvoir des espaces inclusifs pour les personnes handicapées en El Salvador

L’ambassade et la municipalité de Santa Tecla ont soutenu la construction de zones accessibles et sécuritaires dans un parc municipal majeur qui comprenait des aires récréatives pour les enfants ayant un handicap physique ou mental. Avec la participation active du comité para-olympique du El Salvador et d’autres organisations locales qui font la promotion des droits des personnes handicapées, le projet a permis la pratique de sports inclusifs et d’activités communautaires aux fins de sensibilisation aux droits des enfants et des jeunes handicapés. Cet espace est désormais l’une des quelques aires récréatives accessibles aux personnes handicapées dans l’ensemble du pays, et au vu de son succès, la municipalité a demandé de partager cette pratique avec d’autres municipalités en dehors de la zone métropolitaine de San Salvador.

 Même si l’insécurité et la violence croissantes en El Salvador continuent à éclipser d’autres formes plus subtiles de violence, de discrimination et d’exclusion, le Canada continue à placer les droits de la personne et le pluralisme pacifique au cœur de l’ordre du jour national.