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Le Canada enseigne à des Salvadoriennes à aider leurs consoeurs


Vanda Pignoto, première dame du pays et secrétaire à l’Inclusion sociale, ouvre l’atelier. De gauche à droite : Mme Pignato, Elaine Alpert, spécialiste des questions reliées au genre sexuel, et l’ambassadeur Pierre Giroux.
   

Du personnel de l’ambassade du Canada discute de violence sexiste et de l’atelier avec des spécialistes canadiens.
   

Rebecca Levenson expose à des femmes médecins, infirmières, psychologues et travailleuses sociales des moyens d’aider leurs consoeurs.
   

L’ambassade du Canada au Salvador a mis sur pied, de concert avec des spécialistes internationaux sur le genre sexuel et la santé génésique, un atelier de trois jours s’adressant aux fonctionnaires salvadoriens qui travaillent auprès de personnes ayant survécu à des actes de violence sexiste. Des statistiques récentes révèlent que plus de 47 % des femmes salvadoriennes mariées ou en union de fait ont été victimes de violence sexiste, et que 10 % d’entre elles ont fait l’objet de violence sexuelle.

La professeure de santé publique Elaine Alpert, de l’Université de la Colombie-Britannique, et Rebecca Levenson, analyste principale de politiques à Futures Without Violence, ont proposé des moyens et des pratiques exemplaires pour améliorer les services aux victimes de violence fondée sur le sexe.

Trente-six femmes médecins, infirmières, travailleuses sociales et psychologues de « Ciudad Mujer », un programme national offrant aux femmes un « guichet unique » pour résoudre les problèmes de violence sexiste, ont participé à l’atelier. Elles ont discuté de détection de la violence et des moyens à prendre pour entretenir des relations saines, en plus de s’adonner à des jeux de rôles et de partager leurs expériences.  

Il est très important pour les personnes oeuvrant auprès de victimes de violence de savoir prendre soin d’elles-mêmes. « Il y a des femmes qui viennent raconter des expériences vraiment bouleversantes, explique Gracia López. Les travailleuses à qui elles se confient ne peuvent retourner à la maison le soir comme si de rien n’était. Et elles oublient souvent de veiller à leur propre santé. » Analyste à l’ambassade du Canada, Gracia travaille sur des projets pour victimes de violence sexiste financés par le Canada. Les participants à l’atelier ont parlé de moyens de relaxation après le travail et on leur a suggéré des méthodes innovatrices pour réduire le stress lié au travail.

Voilà qui démontre la ferme volonté du gouvernement du Canada d’appuyer et de renforcer les institutions qui s’attaquent à la violence. « Ces femmes prodiguent déjà des soins experts et attentionnés aux personnes venues s’adresser à elles, de dire la Pre Alpert. Je pense que par leurs efforts, ces nouveaux chefs de file nous aideront à atteindre notre objectif commun, qui est de prévenir toutes les formes de violence. »

Pierre Giroux, ambassadeur du Canada au Salvador, a déclaré, en ouverture d’atelier, que le Canada demeure un partenaire enthousiaste du Salvador dans ses efforts visant à promouvoir la démocratie, les droits de la personne et la sécurité, mais qu’il se soucie particulièrement, en général, des personnes vulnérables comme les femmes et les filles exposées à la violence. Il était accompagné de la première dame du pays et secrétaire à l’Inclusion sociale, Mme Vanda Pignato, et de la ministre de la Santé du Salvador, Mme Maria Isabel Rodríguez.

Le gouvernement canadien a inclus la violence fondée sur le sexe au nombre de ses priorités. Il contribue, par des subventions et des capitaux de démarrage, à des projets favorisant l’émancipation économique des femmes, la création de refuges pour femmes victimes de la traite et l’ouverture de bureaux locaux pour les femmes victimes de violence qui cherchent une aide confidentielle.

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Date de modification :
2013-06-03