Le Canada soutient l’autonomisation des femmes entrepreneures du Ghana

Des entrepreneures présentent des produits d’huile de palme dans des emballages améliorés.

Un visiteur du salon félicite une entrepreneure pour son excellent travail.
 
 

Des entrepreneures présentent des produits de riz dans des emballages améliorés.
 
 

Le haut-commissaire Thornley, accompagné de chefs traditionnels, discute avec des entrepreneurs.
 
 

L’égalité des sexes est un droit fondamental applicable à chaque personne, mais des violations flagrantes des droits de la femme se produisent partout dans le monde.

Il existe un écart manifeste entre le taux de pauvreté des hommes et celui des femmes au Ghana. Le manque d’accès à l’emploi et aux ressources constitue la principale raison pour laquelle les femmes sont plus exposées à la pauvreté que les hommes au Ghana.

Le fonds canadien d’initiatives locales a aidé le Réseau des femmes en essor au Ghana (Network of Women in Growth in Ghana; NEWIG) à mettre en œuvre un projet visant à donner une autonomie accrue aux femmes qui dirigent de petites ou moyennes entreprises à Adansi, un district rural situé au sud du Ghana. Le projet était centré sur l’établissement d’un réseau de femmes entrepreneures visant à les aider à renforcer leurs compétences techniques, à mener un dialogue plus efficace entre les secteurs public et privé et à favoriser une croissance économique durable.

Des femmes qui sortent d’autres femmes de la pauvreté

Depuis 2002, NEWIG vise à améliorer la situation socioéconomique et politique des femmes du Ghana en leur permettant d’accéder à l’autonomisation économique, à une bonne santé et à une influence politique dans la société.

Les organisations telles que NEWIG contribuent à la participation des femmes à l’économie étant donné que la pauvreté persiste dans les régions rurales du Ghana en raison d’un faible niveau de scolarité, d’un accès limité aux ressources et de l’absence de possibilités de travail convenables.

De la formation à l’action

Des entrepreneures travaillant dans des domaines allant de la fabrication de savons à l’extraction d’huile de palme ont été formées en gestion des affaires, au marketing, à la défense des droits, au lobbyisme ainsi qu’à la sensibilisation à l’égalité des sexes dans le domaine du développement des entreprises.

Afin de permettre aux participantes d’appliquer leur formation, un salon professionnel de cinq jours a été organisé pour donner l’occasion aux entrepreneures de vendre leurs produits et services et d’accroître leur réseau de fournisseurs de services locaux. Plusieurs chefs traditionnels, des responsables du district et Christopher Thornley, le haut-commissaire du Canada au Ghana, ont assisté au salon et ont félicité les entrepreneures pour leur travail.

Lorsqu’on leur a demandé comment le projet de formation et l’occasion de réseautage leur ont aidé à développer leur entreprise, les entrepreneures ont répondu que le réseau leur confère une meilleure crédibilité aux yeux des parties prenantes, des fournisseurs et des institutions financières. Armées de cette confiance, les entrepreneures espèrent pouvoir vendre leurs produits de qualité sur des marchés plus vastes.

Le Ghana est un pays ciblé pour l’aide au développement du Canada, et est aussi l’un des cinq principaux bénéficiaires de l’aide bilatérale canadienne. Le Canada continuera de combattre la pauvreté et de soutenir l’égalité des sexes au Ghana.

Bien qu’une égalité complète des sexes demeure un objectif lointain pour le Ghana, des projets comme celui-ci comblent l’écart entre les hommes et les femmes et permettent à ces dernières de déterminer leur propre avenir.