Supprimer les barrières sociales : les droits de la femme au Ghana   

Des membres de la collectivité de Bimbagu au Ghana se réunissent lors d’un atelier pour apprendre sur la défense des droits de la femme.

Séance de formation sur l’abolition des mariages d’enfants, précoces et forcés à Bunkpurugu Yonyoo, au Ghana.

Dans plusieurs régions du monde, la discrimination à l’endroit des femmes et des filles les viole de leurs droits de la personne fondamentaux. L’autonomisation des femmes en améliorant leur participation à tous les aspects de la société s’avère essentielle à la création d’un avenir paisible et prospère. 

Le Canada a déterminé l’abolition des mariages d’enfants, précoces et forcés (MEPF) comme une priorité en matière de développement et de politique étrangère.

MEPF au Ghana

Les statistiques du Fonds des Nations Unies pour la population révèlent qu’en moyenne, une fille sur quatre au Ghana sera mariée avant d’avoir ses dix-huit ans. Selon les mêmes données, 6 p. cent des femmes sont mariées avant l’âge de 15 ans, tandis que 27 p. cent le sont avant l’âge de 18 ans.   

De nombreuses collectivités au Ghana, en particulier dans les régions du Nord, sont aux prises avec un problème de discrimination répandue à l’endroit des femmes en raison des traditions et des coutumes fortement ancrées qui sont transmises de génération en génération.   

Afin de venir en aide aux femmes du Ghana pour qu’elles puissent réaliser leur plein potentiel, le Haut-commissariat du Canada a donné son appui au programme de la Maata-N-Tudu Association (MTA) pour lutter contre les MEPF et la violence fondée sur le sexe (VFS). 

Mettre fin à la discrimination sexuelle  

À l’aide du Fonds canadien d’initiatives locales, qui assure un soutien financier direct aux organisations non gouvernementales locales, la MTA a inauguré une série de séances de formation ayant pour but de contribuer à la réduction des MEPF et de la VFS au sein de trois collectivités ciblées dans la région du nord du Ghana, soit Bimbagu, Gbingbalanchet et Jimbale.

En supprimant les barrières sociales, la MTA vise à mettre un terme à la pratique de MEPF et au cycle de violence et de discrimination. L’éducation des membres des collectivités sur les droits de la femme constituait le centre d’intérêt des séances d’information, des ateliers communautaires et des stratégies d'éducation par les pairs dans les collectivités de Bimbagu, Gbingbalanchet et Jimbale.

Sensibilisation des collectivités    

Les ateliers communautaires de la MTA ont pavé la voie du changement au sein des collectivités en sollicitant la participation de tous les membres de la société, allant des femmes, des filles et des dirigeants communautaires jusqu’aux hommes et aux garçons.

À l’aide de ces ateliers, les collectivités ont été incitées à faire partie intégrante de la solution aux problèmes auxquels font face les femmes et les filles. Les gens de ces collectivités ont appris sur les répercussions négatives des MEPF et l’importance de la participation des femmes à la société.

Les ateliers d'éducation par les pairs ont permis d’offrir une formation à plusieurs membres-pivots des collectivités sur les droits de la femme et ont contribué à déterminer et à aborder les causes de la VFS au sein de ces collectivités.     

L’atelier de la MTA incite la collectivité à aborder les problèmes de violence familiale et de violence fondée sur le sexe.

Des enseignants, des étudiants, des dirigeants communautaires, des conseillers d’orientation et des victimes de violence se sont portés volontaires pour devenir des éducateurs de pairs dans le but d’apprendre sur les droits de la femme et de conscientiser l’ensemble de la collectivité.

Ce partenariat communautaire solide contribuera à susciter un changement durable dans la région du nord du Ghana. Le Haut-commissariat du Canada était fier de prêter son soutien aux séances de formation de la MTA et attend avec impatience de collaborer avec ses partenaires au Ghana pour continuer à défendre les droits de la femme dans toute la région.