Le Programme de construction de capacités contre le crime

Les efforts du Canada pour aider à la lutte contre le crime sont menés à travers le Programme de construction de capacités contre le crime (PCCCC) géré par le Ministère des Affaires Étrangères et de Commerce International. Ce programme fournit des contributions pour des projets qui renforcent la capacité locale des institutions des Amériques pour adresser le trafic illicite d'articles et de gens, le blanchiment d'argent et de produits du crime, la réforme du système de sécurité et la prévention du crime. La majorité de l'assistance du Canada visant à réformer le secteur de sécurité et la sécurité aux frontières, est livré à travers des partenaires institutionnels comme le Bureau de l'ONU de Drogues et de Crime (UNODC), l'OEA et INTERPOL. A ceci s’ajoute l'assistance bilatérale spécifique pour le pays, fournie par les départements de gouvernement canadiens et les organisations non gouvernementales.

Projets Régionaux incluant le Guatemala

Amélioration de l’efficacité des Parlements en Amérique latine et dans les Caraïbes

Annoncé le 11 avril 2015
Coût : 8 millions $
Durée : 2015-2019
Partenaire de mise en œuvre : ParlAmericas

Ce projet aidera ParlAmericas à accroître la capacité des parlementaires des Caraïbes et d’Amérique latine de s’acquitter de leurs tâches plus efficacement et de contribuer à l’élaboration de politiques liées à des enjeux d’envergure nationale et régionale.

Initiatives de lutte contre le blanchiment d’argent

Annoncé le 11 avril 2015
Coût : 1.77 millions $
Durée : 2015-2019
Partenaire de mise en œuvre : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Commission interaméricaine de lutte contre l’abus des drogues de l’Organisation des États américains, Fonds monétaire international

Les trois projets favoriseront l’économie légitime en augmentant la capacité du gouvernement de circonscrire la contrebande d’espèces et de marchandises qui entrent dans leurs pays ou qui y transitent. Ils donneront lieu à des séances de formation axées sur la mise en application constante de pratiques permettant de lutter contre le blanchiment d’argent.

Initiatives de lutte contre le trafic de la drogue

Annoncé le 11 avril 2015
Coût : 7.85 millions $
Durée : 2015-2019
Partenaire de mise en œuvre : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Organisation mondiale des douanes, Comité interaméricain contre le terrorisme de l’Organisation des États américains

Les trois projets permettront aux gouvernements d’améliorer leur capacité en ce qui a trait aux interdictions maritimes et aux contrôles portuaires, notamment aux opérations de contrôle et d’inspection. Ils permettront également de fournir une formation sur la sûreté portuaire et la gestion des urgences.

Lutte contre les gangs et la criminalité en Amérique centrale et dans les Caraïbes

Coût : 10.77 millions $
Durée : 2015-2018
Partenaire de mise en œuvre : Justice Education Society, Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes, INTERPOL, Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

Les huit projets permettront de fournir de l’équipement spécialisé, de la formation et du mentorat aux policiers, procureurs, juges, techniciens et analystes de plusieurs pays. Ces projets viseront notamment à améliorer la capacité de compiler les preuves balistiques, à rehausser la cyber infrastructure et la capacité de lutte contre la cybercriminalité, ainsi qu’à accroître la prévention du crime dans les communautés.

Initiatives sur la sécurité chimique, biologique, radiologique et nucléaire

Coût : 14.5 millions $
Durée : 2015-2018
Partenaire de mise en œuvre : Centre régional des Nations Unies pour la paix, le désarmement et le développement en Amérique latine et dans les Caraïbes, Département d’État des États-Unis (Programme de contrôle des exportations et de sécurité frontalière), Corporation commerciale canadienne, Agence internationale de l’énergie atomique

Les quatre projets contribueront à prévenir la prolifération et le trafic illicite d’armes de destruction massive et de matières chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN) connexes. Ils permettront d’affecter des ressources destinées à fournir l’équipement, le matériel de formation et le savoir-faire technique nécessaires pour assurer la mise sur pied de capacités durables et efficaces en ce qui a trait à la prévention, à la détection et aux interventions liées aux matières CBRN, ainsi qu’à la façon de sécuriser et d’éliminer les matières radiologiques désuètes.

Gestion de la frontière mexicaine et prévention des crimes

Coût : 3.82 millions $
Durée : 2015-2018
Partenaire de mise en œuvre : Comité interaméricain contre le terrorisme de l’Organisation des États américains

Les deux projets augmenteront la capacité des États bénéficiaires de contrer les menaces criminelles dans les ports de mer et accroîtront la sécurité dans l’industrie touristique dans les régions populaires auprès des touristes nord-américains.

Frontières en Amérique centrale et dans les Caraïbes et traite de personnes

Coût : 5 millions $
Durée : 2015-2018
Partenaire de mise en œuvre : Bureau international des droits des enfants, Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, INTERPOL

Les trois projets aideront à accroître la sécurité à la frontière des États bénéficiaires et à augmenter la capacité des États à contrer la traite de personnes et le passage de clandestins.

Projet sur les méthodes d’enquête spéciales

Annoncé:  le 23 juin 2011 à Guatemala, Guatemala
Partenaire: Justice Education Society (disponible seulement en Anglais)
Financement annoncé:1,4 million de dollars

Le Projet sur les méthodes d’enquête , vise à renforcer la capacité des institutions chargées de l’application des lois dans trois pays d’Amérique centrale en leur fournissant du matériel et de la formation sur des méthodes d’enquête telles que la surveillance, l’écoute électronique et l’analyse judiciaire de vidéos, qui sont d’une importance cruciale dans la lutte contre les réseaux criminels dotés d’équipements sophistiqués.

Élaboration d’un modèle efficace pour les enquêtes criminelles au Guatemala

Annoncé:23 juin 2011 à Guatemala, Guatemala
Partenaire: la Justice Education Society
Financement annoncé:1,19 million de dollars

Ce projet vise à renforcer les capacités du système de sécurité au Guatemala en encadrant les procureurs et les policiers dans la gestion des dossiers d’importance. Un modèle de collaboration entre les procureurs et les policiers sera élaboré et mis en œuvre dans la ville de Guatemala et à Quetzaltenango.

Équipement spécialisé à l’appui de l’application de la loi en Amérique centrale

Annoncé: le 15 avril 2012 à Carthagène, Colombie
Partenaire: Corporation commerciale canadienne
Financement annoncé : 3 160 500 $
Calendrier : mars 2012-juin 2012

Il s’agit d’appuyer un projet recevant un financement canadien en cours au Honduras, au Salvador et au Guatemala, qui vise à développer des capacités techniques avancées pour renforcer les systèmes de justice criminelle de ces pays. Une formation sur les méthodes spéciales d’enquête est fournie avec de l’équipement spécialisé aux unités de police et d’enquête, notamment en lien avec des capacités avancées d’écoute électronique, d’analyse judiciaire de données balistiques, de surveillance, et d’analyse du renseignement.

Protocole d’entente sur la coopération en matière de sécurité technique entre le Canada et la Colombie

Annoncé:  le 15 avril 2012 à Carthagène, Colombie 
Coût : 1 000 000 $
Calendrier : avril 2012-mars 2014

Annoncé le 13 avril 2012, le protocole d’entente sur la coopération en matière de sécurité technique signé par le Canada et la Colombie facilitera nos travaux communs, à titre de partenaires, pour aider à renforcer les systèmes d’application de la loi au Honduras et au Guatemala.

Renforcement des capacités institutionnelles pour la prévention du crime par l’entremise de l’Observatoire et de l’Index sur la sécurité démocratique du Système d'intégration d'Amérique centrale

Annoncé: le 5 juin 2012 à Cochabamba, Bolivie 
Partenaire : Centre d'étude et de coopération internationale
Financement annoncé : 1 491 293 dollars
Échéancier : de février 2012 à décembre 2014

Ce projet appuiera la prestation de formations spécialisées aux autorités des États membres du Centre d'étude et de coopération internationale (SICA), portant sur la collecte, l'analyse et la diffusion de données sur la criminalité, l’utilisation des outils d’évaluation régionale et le perfectionnement des compétences en matière d'enquêtes sur les incidents de sécurité, les crimes et les actes de violence. Le projet permettra ainsi d’accroître les capacités institutionnelles en prévention de la criminalité en Amérique centrale, en mettant à profit et en renforçant l’aptitude des États membres du SICA et des organisations de la société civile à produire, utiliser et diffuser des renseignements stratégiques sur la sécurité régionale, la criminalité et la prévention de la violence. Des acteurs régionaux participeront aux activités de coordination et de formation afin de faciliter une analyse approfondie de la criminalité et d’élaborer des stratégies régionales de prévention du crime.

Projet spécialisé de l’OEA pour le renforcement des capacités affectées aux contrôles frontaliers

Annoncé : le 5 juin 2012 à Cochabamba, Bolivie 
Partenaire : Organisation des États américains
Financement annoncé : 612 022 dollars
Échéancier : d’avril 2011 à mars 2013

Dans le cadre de ce projet, l’OEA offre, à Antigua-et-Barbuda, aux Bahamas, à la Barbade, au Guatemala, au Mexique, au Panama et à Sainte-Lucie, des formations sur les contrôles frontaliers à l’intention des agents chargés de détecter, prévenir et combattre les activités criminelles dans les aéroports, les ports maritimes et les postes frontaliers terrestres. Le projet vise à fournir aux agents frontaliers participants les connaissances et les compétences nécessaires pour lutter plus efficacement contre le trafic de stupéfiants, la traite des personnes et les autres formes de trafic illicite, pour améliorer les contrôles relatifs aux déplacements de personnes et de biens dans les aéroports, ports maritimes et postes frontaliers terrestres de leur pays, et pour améliorer la coordination entre ces pays ainsi qu’avec d’autres entités et forces de l’ordre et avec les parquets.