Relations Canada - Guyana

La présence diplomatique canadienne au Guyana remonte à l'ouverture de la Commission du Canada dans la capitale guyanienne, Georgetown, en mars 1964. En mai 1966, lors de l'accession à l'indépendance du Guyana, des relations diplomatiques complètes ont été établies entre les deux pays.

Au Guyana, le Canada est représenté par le haut-commissariat du Canada à Georgetown. Depuis 2003, le haut-commissaire du Canada au Guyana occupe également les fonctions de représentant plénipotentiaire du Canada auprès de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), dont le siège est situé dans la grande région de Georgetown.

Le Guyana est représenté au Canada par le haut-commissariat du Guyana à Ottawa. Il y a aussi un consulat du Guyana à Toronto.

Politique étrangère                       

Les bonnes relations bilatérales entre le Canada et le Guyana sont le résultat de liens politiques tissés au sein du Commonwealth, de liens commerciaux, de l'aide au développement et de l'immigration. Les deux pays ont conclu un certain nombre de traités bilatéraux, y compris l'Accord de 1987 sur la double imposition et l'Accord de 2005 sur les services aériens.

Le Canada mène ses activités au Guyana en collaborant avec des partenaires pour faire avancer la Stratégie d’engagement du Canada dans les Amériques, avec trois grands objectifs :

Objectif no 1 : Accroître les possibilités économiques au Canada et dans l’hémisphère en renforçant les investissements commerciaux, en élargissant les réseaux commerciaux, en favorisant la croissance économique durable et en partageant l’expertise canadienne en vue d’aider à une gestion responsable et durable des ressources naturelles.

Objectif no 2 : Lutter contre l’insécurité et promouvoir la liberté, la démocratie, le respect des droits de la personne et la primauté du droit au moyen du renforcement des capacités en appuyant les efforts faits pour accroître la sécurité dans les Caraïbes, en fournissant les ressources et la formation nécessaires pour lutter contre le crime organisé transnational et en partageant l’expérience canadienne dans le but de renforcer les institutions nécessaires à la stabilité et à la croissance.

 Objectif no 3 : Établir une base solide pour soutenir l’engagement du Canada et accroître son influence dans l’hémisphère par la promotion de la reddition de comptes, de la transparence et de l’efficacité au sein de l’Organisation des États américains et du système interaméricain de façon générale, en élargissant les liens entre les deux peuples par un dialogue ministériel, la sensibilisation, les sports et le tourisme, ainsi qu’en intensifiant le commerce bilatéral et la mobilité des étudiants.

Des liens étroits se sont aussi tissés entre les deux peuples : la diaspora guyanienne au Canada compte environ 200 000 ressortissants. Le Guyana bénéficie d’un financement bilatéral par l’entremise du Fonds canadien d’initiatives locales et du Programme régional des Caraïbes du Canada, qui soutient également les efforts de collaboration et d’intégration des Caraïbes.

 

Sécurité

Le Canada est déterminé à améliorer la sécurité de manière à préserver la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit. La programmation du Canada dans les Caraïbes est de nature régionale pour des raisons stratégiques, car tous les pays de la région peuvent ainsi mener une lutte collective contre la criminalité transnationale et empêcher le déplacement d’activités criminelles d’un pays vers les pays voisins.

Le Canada contribue à la sécurité régionale dans les Caraïbes par l’entremise de son Programme d’aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité (PARCLC). Ce programme appuie plusieurs organisations internationales, dont l’Organisation des États américains (OEA) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), dans la mise en œuvre de programmes visant à renforcer les capacités régionales de lutte contre le crime organisé transnational. Le PARCLC a versé environ 20 millions de dollars de 2009 à 2013 pour la mise en œuvre de programmes de sécurité dans les Caraïbes, en particulier pour favoriser la professionnalisation des services de police et la réforme du système judiciaire, la lutte contre les drogues illicites, les projets de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

La coopération bilatérale entre le Guyana et le Canada en matière de sécurité s’est accrue depuis quelques années et les résultats sont encourageants. Cette coopération comprend la détection des documents frauduleux, l’interdiction du transport de contrebande et des drogues illicites en provenance des aéroports et le renforcement du système judiciaire.

Le Canada a aussi offert d’autres mesures de soutien au renforcement des capacités du Guyana par l’entremise du Fonds d’initiative de la mission. En partenariat avec l’ambassade des États-Unis, le Canada a appuyé la visite au Guyana d’une délégation de l’ONG canadienne, Justice Education Society de Vancouver, pour participer à un séminaire de trois jours avec des intervenants clés dans le domaine de l’application de la loi et du secteur de la justice dans le but de renforcer le système judiciaire au Guyana.

En novembre 2014, dans le cadre de la première initiative pour le Guyana du Programme d'aide au renforcement des capacités de lutte contre la criminalité (PARCLC), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a offert un programme de formation de deux semaines sur les meilleures pratiques d’enquête, à l’intention des agents de l’Unité de lutte contre les stupéfiants à la douane (Customs Anti-Narcotics Unit [CANU]) et de la Police du Guyana (GPF). La formation a été donnée par cinq instructeurs provenant d’un bassin de membres de la GRC et d’experts en la matière. Le programme comprenait des cours en salle de classe et des exercices pratiques, axés sur les compétences en communication et en observation, à l’aide de postes émetteurs-récepteurs et de caméras numériques. De plus, le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) a été mis à contribution pour offrir au Ministère de l’Intérieur 12 radios et 6 caméras vidéo à l’intention de la Police du Guyana (GPF) et de l’Unité de lutte contre les stupéfiants à la douane (CANU). Ces appareils permettront d’améliorer les enquêtes criminelles en renforçant la capacité des agents d’application de la loi à rendre compte efficacement des activités criminelles.

Grâce au programme du FCIL de 2013-2014, le Canada a fourni au Ministère de l’Intérieur 200 trousses de détection de documents frauduleux à l’intention des organismes d’application de la loi, dont la Police du Guyana, la CANU, les services d’immigration, le Bureau général de l’état civil (GRO) et la section de la fraude de la Police du Guyana, qui pourront les utiliser dans l’identification de faux documents (passeports, visas, etc.). Ce don s’est accompagné de séances de formation offertes par des agents de liaison du l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) en février 2014.

La GRC a aussi appuyé un cours de formation Jetway de cinq jours à l’intention des agents de la CANU et de la Police du Guyana concernant l’interdiction du transport de drogues de contrebande et illicites en provenance des aéroports et la détection d’autres crimes commis ou sur le point de l’être dans les aéroports. Ces cours ont été donnés en mars 2014 en salle de classe ainsi qu’à l’aéroport international de Cheddi Jagan.

Le Guyana est aussi un bénéficiaire de l’exercice TRADEWINDS. Il s’agit d’un exercice interarmées d’envergure multinationale en matière d’interdiction maritime et de sécurité au sol qui met l’accent sur la lutte contre le crime organisé transnational et les pratiques d’aide humanitaire et de secours en cas de catastrophe, et dont le but est de favoriser la coopération régionale en matière de sécurité. Les Forces armées canadiennes contribuent à l’exercice TRADEWINDS par l’apport de matériel et d’effectifs.

Commerce

Le Canada et la CARICOM, dont la Guyana est membre, mènent des pourparlers en vue de conclure un accord commercial avantageux pour toutes les parties, qui procurera d’importants avantages économiques tout en tenant compte des contraintes de capacité et des points sensibles de la région.

Exportations canadiennes vers le Guyana en 2014 : 22,24 millions de dollars canadiens (aliments préparés; produits chimiques ou connexes; pâtes et produits du papier; machines pour l’exploitation minière; véhicules; papier et carton; légumes et produits d’origine végétale; bois et boiseries).

Importations canadiennes en provenance du Guyana en 2013 : 320,9 millions de dollars canadiens (métaux communs; pierres précieuses et métaux précieux [surtout de l’or], bauxite, boissons, poisson et fruits de mer).

Investissement direct étranger (IDE) : En 2013, le Canada était la plus importante source d’IDE au Guyana.

Les relations commerciales entre le Canada et le Guyana englobent une pléthore d’initiatives commerciales dont, entre autres, l’agriculture, le pétrole et le gaz, l’exploitation minière, la promotion de l’expertise canadienne à des événements du secteur minier de niveau international et la responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Avril 2015


* Si vous avez besoin d'un plugiciel ou d'un logiciel tiers pur accéder a ce ficher, veuillez consultez la section formats de rechange de notre page aide.