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Relations Canada - Timor-Leste

Relations bilatérales 

Gérées par l’intermédiaire de l’ambassade du Canada en Indonésie, les relations bilatérales entre le Canada et le Timor-Leste sont limitées. Néanmoins, le Canada a activement défendu le développement démocratique, le renforcement des institutions de l’administration publique ainsi que l’adoption et la mise en place de l’état de droit, pour assurer la paix et la stabilité au Timor-Leste. Grâce au Fonds canadien d'initiatives locales (FCIL), Affaires mondiales Canada (AMC) finance actuellement deux initiatives en cours visant à lutter contre la violence fondée sur le genre et à surveiller la violence dans le secteur de la sécurité. 

En ce qui concerne la paix et la sécurité, le Canada a contribué à diverses missions mandatées par l’ONU au Timor-Leste, entre 1999 et 2010, soit la Mission des Nations Unies au Timor oriental (MINUTO), la Force internationale au Timor oriental (INTERFET) autorisée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Administration transitoire des Nations Unies au Timor oriental (ATNUTO), la Mission d’appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO), et la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT). Le Timor-Leste a également participé à la partie financée du Programme d'instruction et de coopération militaire (PICM) du Canada. 

Aperçu politique 

Le Timor-Leste est le plus récent État souverain d’Asie-Pacifique. Il a obtenu son indépendance de l’Indonésie en 2002 à la suite d’un référendum parrainé par l’ONU. Le petit pays, environ deux fois plus petit que l’île de Vancouver, se situe entre deux géants géographiques de la région, l’Indonésie et l’Australie, qui jouent tous deux un rôle prépondérant dans les destinées économiques et politiques du pays. Bien que relativement stable aujourd’hui, le Timor-Leste émerge d’une histoire de colonisation parfois turbulente remontant au début du XVIe siècle. 

Le Timor-Leste cherche à accroître sa position dans le monde, notamment dans la région de l’Asie-Pacifique. Le pays a officiellement demandé de devenir membre de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) en 2011. Tout porte à croire que sa demande sera approuvée, mais il reste du travail à faire pour satisfaire aux exigences d’adhésion de l’ANASE et convaincre les États membres de soutenir sa candidature. Parmi les autres grandes priorités en matière de politique étrangère, citons son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le récent accord maritime qu’il a conclu avec l’Australie. 

Le gouvernement timorais continue de faire face aux défis de la gestion d’un pays nouveau. Le maintien de la paix et de l’ordre public s’est révélé difficile. En 2006, des troubles civils et des violences généralisées ont incité le Conseil de sécurité des Nations Unies à mener une intervention de maintien de l’ordre qui a duré six ans. Parmi les défis actuels, citons l’aggravation de la pauvreté, le taux de chômage élevé chez les jeunes en milieu urbain, un système d’éducation déficient, la corruption des fonctionnaires et des différends fonciers. 

Droits de la personne 

La situation des droits de la personne au Timor-Leste est généralement considérée satisfaisante, mais elle pourrait être sensiblement améliorée. Le manque de professionnalisme des forces de sécurité et de la police est encore le problème qui entrave le plus la progression des droits de la personne au pays. Le gouvernement a aussi largement échoué à punir les auteurs des graves violations des droits de la personne commises dans le cadre du référendum de 1999 sur l’indépendance. Cela, ajouté au retard qu’il a pris dans la mise en place d’un programme national de réparation pour les victimes, constitue un obstacle majeur à la réconciliation et compromet les perspectives de stabilité à long terme. La violence conjugale et la violence fondée sur le genre sont également un problème extrêmement grave pour lequel les recours législatifs sont insuffisants ou inefficaces. Malgré cela, on constate certaines tendances positives au Timor-Leste, dont l’émergence d’un système judiciaire indépendant, une société civile dynamique qui collabore étroitement avec le gouvernement, ainsi qu’une grande liberté d’exercice des droits civiques, sociaux et économiques. 

Situation économie 

Le Timor-Leste s’est développé grâce à ses réserves de pétrole, qui lui ont procuré beaucoup de richesses comme on le voit rarement. Malgré cela, il reste un des pays les moins développés de la région. Il garde de graves séquelles économiques des dernières années de conflit. En 2002, le nouveau gouvernement a hérité d’un pays où près de 70 % des infrastructures publiques et privées avaient été détruites. Sa performance économique depuis son indépendance est faible. On considère qu’environ 41 % des Timorais vivent sous le seuil de la pauvreté, et le pays fait piètre figure à l’égard des indicateurs de développement humain. Les perspectives à plus long terme pour le Timor-Leste sont toutefois favorables.

Août 2018


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Date de modification :
2018-08-30