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Relations entre le Canada et l’Iran

Le Canada a suspendu ses relations diplomatiques avec l’Iran, mais les liens entre les Iraniens et les Canadiens sont plus forts que jamais, notamment en raison d’une diaspora iranienne dynamique et prospère au Canada et d’un large éventail de liens universitaires, culturels et professionnels entre les deux pays.

Le gouvernement du Canada et l’Iran ont établi des relations diplomatiques officielles en 1955. C’est ainsi que la mission iranienne au Canada a ouvert ses portes à Ottawa en 1956 et que le premier chef de mission canadien en Iran (George B. Summers, ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale originaire de Terre‑Neuve) a été envoyé à Téhéran en 1959. Au cours des années qui ont suivi, les deux pays ont noué des relations commerciales importantes, de telle sorte que près de 1 000 travailleurs et entrepreneurs canadiens se trouvaient en Iran à la fin des années 1970. Pendant ces années, nos deux pays ont eu des contacts réguliers aux plus hauts échelons. Cela comprend les visites au Canada du chah d’Iran, en 1965 et 1967, et une visite en Iran du gouverneur général du Canada, en 1971.

L’ambassade du Canada à Téhéran est demeurée ouverte pendant la révolution islamique, mais a fermé ses portes en 1980, peu après le départ, sains et saufs, de six membres du personnel de l’ambassade des États‑Unis, abrités clandestinement par des diplomates canadiens.

À la fin de la guerre Iran-Iraq, en 1988, le Canada a envoyé une importante équipe d’observateurs militaires, dans le cadre d’une mission mandatée par les Nations Unies, pour aider à surveiller l’application du cessez‑le‑feu. Dans le même temps, l’ambassade du Canada a rouvert ses portes, et un ambassadeur a été nommé en 1990. Tout au long des années 1990, les relations commerciales entre les deux pays se sont développées rapidement, jusqu’à ce que l’Iran devienne le premier partenaire commercial du Canada dans la région du Moyen‑Orient.

Depuis 1996, les liens politiques entre ceux‑ci étaient régis par une « politique d’engagement contrôlé », qui, entre autres restrictions, interdisait l’ouverture de consulats ou les liaisons aériennes directes.

En 2003, le Canada a durci cette politique, de façon à limiter les contacts officiels au dialogue sur quatre questions, y compris l’affaire Zahra Kazemi, journaliste canadienne tuée en 2003 dans une prison iranienne, par des responsables du régime actuel. En 2007, les deux pays ont réduit le niveau de leur représentation à celui de chargé d’affaires.

Le 7 septembre 2012, le Canada a suspendu ses relations diplomatiques avec l’Iran, par la fermeture de son ambassade à Téhéran et l’expulsion de tous les diplomates iraniens en poste à Ottawa. Par suite de cette décision, l’Italie a accepté de représenter les intérêts canadiens en Iran (l’Iran n’a pas encore proposé d’arrangement pour la protection de ses intérêts au Canada).

La détérioration constante des relations bilatérales du Canada avec l’Iran résulte directement du comportement dangereux et brutal du régime iranien, au détriment de la sécurité internationale, des citoyens de pays voisins et de la population iranienne. Le gouvernement du Canada a continué de prendre des mesures fermes à l’encontre du régime et de l’élite qui gravite autour de celui‑ci, notamment en adoptant des sanctions économiques ou en les élargissant à quatre reprises depuis 2010. Si le Canada a pris ces mesures, c’est qu’il est convaincu que le régime iranien constitue la menace la plus grave pour la paix et la sécurité internationales dans le monde d’aujourd’hui.

Par contre, il n’a pas rompu et ne rompra pas ses relations avec les Iraniens courageux et ingénieux qui sont victimes tous les jours du régime brutal en place en Iran. En fait, le Canada souhaite renforcer ses relations avec le peuple iranien, et il rend hommage au rôle d’initiative que des Canadiens d’origine iranienne jouent dans la société multiculturelle qui caractérise notre pays. Le Canada espère que l’Iran connaîtra un avenir meilleur, où les liens noués depuis longtemps entre les Iraniens et les Canadiens serviront de base à un partenariat véritable en faveur de la démocratie et de la prospérité.

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Date de modification :
2013-03-15