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Vers un partenariat Canada-Japon renouvelé

Commentaire


Politique et diplomatie

Depuis bien au-delà d'une décennie, il est évident que le Canada et le Japon ont de plus en plus la même optique sur des questions internationales et qu'ils ont des intérêts communs en matière de politique étrangère. Ce rapprochement est fondé sur des valeurs communes, dont la primauté du droit, la liberté, la démocratie, le respect des droits de la personne et la promotion des économies de marchés ouvertes. Ces éléments constituent la pierre d'assise de leur réaction aux événements mondiaux.

Les gouvernements canadien et japonais ont déjà un réseau de liens en matière de politique et de sécurité mondiales et régionales. Nous sommes des partenaires au sein du groupe des pays industrialisés, le G8, et de l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les deux pays ont affecté des ressources humaines et financières et proposé des idées pour soutenir les Nations Unies et ses organes connexes. Tokyo et Ottawa sont tous deux conscients des lacunes de l'actuel Conseil de sécurité de l'ONU et de la nécessité d'assurer l'efficacité des organisations multilatérales. Les deux pays partagent le même intérêt à l'égard de la communauté de l'Asie-Pacifique et ils participent aux travaux de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est et du Forum de coopération économique Asie-Pacifique. Quant à la sécurité mondiale et régionale, la relation Canada-Japon est fondée sur l'engagement conjoint de collaborer avec les États Unis. Les intérêts bilatéraux sont mis de l'avant au Symposium canado-japonais sur la coopération en matière de paix et de sécurité et lors de pourparlers politico-militaires.

Les membres du Forum croient que ce cadre peut soutenir un plus grand nombre d'engagements conjoints du Canada et du Japon à l'égard des affaires internationales que c'est le cas actuellement. Des rencontres régulières entre les deux premiers ministres, d'autres ministres et fonctionnaires de haut rang viendraient souligner l'importance des objectifs communs. En matière de paix et de sécurité, il pourrait y avoir un dialogue plus étoffé sur les enjeux liés à la reconstruction d'après-guerre, la lutte contre le terrorisme, la non prolifération, le contrôle des armes et le désarmement. De l'avis des membres du Forum, il serait souhaitable de former deux groupes de travail d'experts sous l'égide du Symposium canado-japonais sur la coopération en matière de paix et de sécurité qui se réuniraient au moins une fois par année et peut-être plus fréquemment. Ces groupes devraient chercher à développer la coopération actuelle en matière de paix et de sécurité et à définir des stratégies de coopération à l'égard des questions liées à la sécurité humaine, notamment la santé et la maladie.

La coopération pourrait aussi être beaucoup plus étendue en ce qui concerne les secours d'urgence, l'aide humanitaire et l'aide au développement. Il est vrai que la JICA japonaise et l'ACDI entretiennent des rapports constructifs, mais les partenariats entre les organismes non gouvernementaux canadiens et japonais actifs dans les domaines de la société civile, de l'économie et du développement social ne sont pas plus nombreux qu'avant. On pourrait investir plus d'énergie dans l'établissement de partenariats fructueux entre les ONG canadiens et japonais s'intéressant à des domaines liés à l'éducation, aux droits de l'homme, à la création de petites entreprises, à la science et à la technologie et au rôle socio-économique des femmes. Les membres du Forum estiment que les programmes canadiens et japonais d'aide publique au développement et les ONG pourraient jouer un rôle conjoint particulièrement utile en faisant la promotion de la formation technique et scientifique dans les pays arabes et au Moyen-Orient en général.

 

Économie et environnement

Le modèle efficace d'échanges commerciaux et d'investissements établi entre le Canada et le Japon dans l'après-guerre s'est étiolé au cours des 15 dernières années en raison d'un manque d'attention des deux parties. Le succès initial de la relation économique entre les années 1950 et 1980 était basé sur les exportations canadiennes de ressources naturelles et de matières premières transformées en retour des produits manufacturés japonais. Le commerce entre le Canada et le Japon se chiffre à un peu moins de 20 milliards $CDN par année et il est plus ou moins équilibré. Les investissements cumulatifs dans l'économie de l'un et de l'autre sont aussi égaux.

Toutefois, ce tableau occulte plusieurs lacunes sérieuses dans la relation économique, dont on peut objectivement dire qu'elle est en déclin depuis 15 ans. Au cours des années 1990, de nombreux facteurs ont détourné l'attention tant du Japon que du Canada et laissé derrière eux des idées fausses et des opinions dépassées sur l'économie de l'un et de l'autre. Du côté canadien, on croit de plus en plus que le Japon reste un marché largement fermé et protégé par des barrières tarifaires et non tarifaires. Quant à eux, les Japonais perçoivent encore souvent le Canada comme une simple source de matières premières. Sauf quelques exceptions notables, dont l'industrie automobile, les Japonais sont peu au fait de la compétitivité du Canada dans les secteurs de la fabrication, de la technologie et des services ou, dans certains secteurs, de sa suprématie.

L'Accord de libre-échange avec les États-Unis, signé en 1989, bonifié en 1994 par l'Accord de libre-échange nord-américain avec l'inclusion du Mexique, est devenu le point de mire du Canada en matière de commerce et d'investissement au détriment des autres occasions qui s'offrent à lui, au Japon par exemple. Au cours de la même période, le commerce et les investissements japonais visaient de plus en plus les voisins asiatiques. Le Japon s'est efforcé de favoriser l'intégration économique plus étroite avec ses voisins de l'Asie de l'Est et de l'Asie du Sud-Est, car ceux-ci connaissaient une croissance et un développement soutenus.

Les membres du Forum Canada-Japon sont heureux que leur réunion tenue au Japon en septembre 2004 ait servi de catalyseur à des discussions à Tokyo entre la Fédération japonaise des banques - la Nippon Keidanren - et le Conseil canadien des chefs d'entreprises. Au terme de cette rencontre, les deux organisations ont pressé les deux gouvernements de créer un cadre afin de renforcer les relations économiques canado-japonaises, notamment en négociant un accord de partenariat économique. Cette suggestion a été reprise par les premiers ministres Paul Martin et Junichiro Koizumi lors de leur rencontre au Japon en janvier 2005. Par conséquent, ils ont convenu d'instaurer un nouveau Cadre économique pour prendre en compte les nouveaux défis et débouchés économiques; de répondre aux préoccupations des secteurs privés canadien et japonais; de faire la promotion de la coopération économique en mettant l'accent sur le renforcement dans les deux pays des capacités d'innovation et de l'économie du savoir et d'entreprendre une étude conjointe sur les coûts et les bénéfices d'une promotion accrue du commerce et des investissements et d'autres questions de coopération. Des fonctionnaires exécutent actuellement l'étude conjointe.

Le tourisme est à la fois une industrie et un élément important de l'établissement de rapports personnels qui sont souvent très profitables. Pourtant, ici encore, la relation Japon-Canada a décliné au cours des cinq dernières années. Les attaques terroristes contre les États-unis en 2001 et la flambée du syndrome respiratoire aigu sévère en 2003 ont incité beaucoup de Japonais à ne pas prendre de vacances à l'étranger. Le nombre de Japonais voyageant hors du pays est passé de près de 18 millions en 2000 à 13,5 millions en 2003. Parmi ceux qui ont fait des voyages, un nombre extrêmement élevé a évité le Canada qui a ainsi vu le nombre d'arrivées du Japon chuter de 48 pour cent entre 2000 et 2003. En guise de comparaison, la baisse n'a été que de 13 p. 100 en Australie et que de 23 p. 100 en Autriche, qui avait attiré en 2003 presque autant de Japonais que le Canada.

Le temps est depuis longtemps révolu où l'énergie, la protection de l'environnement, la conservation et l'efficacité et le développement de nouvelles sources d'énergie pouvaient être considérés comme des questions bien distinctes. Elles sont irrévocablement interreliées et elles le resteront. Les problèmes liés à l'environnement et les mesures visant à stopper la dégradation de l'environnement sont très importants pour les électeurs canadiens et japonais. Cela vaut tant pour les problèmes environnementaux d'origine locale que pour les problèmes transfrontaliers. Le Japon et le Canada se sont attaqués aux problèmes liés à l'énergie et à l'environnement par des chemins très différents et avec des moyens différents. Or, on observe là encore une forte convergence des points de vue et des politiques qui constitue une assise solide à une coopération future. Puisque le Japon et le Canada sont tous deux bordés par la mer, la protection de l'environnement marin serait un domaine privilégié de coopération entre les deux pays, non seulement pour la prévention de la pollution marine, mais aussi pour la préservation de ressources importantes.

Par nécessité dans le cas du Japon et par inclination dans le cas du Canada, ces deux pays sont des chefs de file pour ce qui est de la conception de modes de production d'énergie de rechange et des systèmes et technologies servant à maximiser l'utilisation efficace de l'énergie. Fort de son histoire liée à l'industrie des ressources, le Canada est aussi un chef de file en exploration des ressources et en développement des industries des ressources de même que des méthodes d'extraction ayant peu d'incidences environnementales. Dans une certaine mesure, le Japon et le Canada coopèrent déjà pour mettre au point un certain nombre de technologies énergétiques avant-gardistes, par exemple les piles à combustibles et l'utilisation de l'hydrogène. Toutefois, leur intérêt commun devrait les inciter à établir un partenariat beaucoup plus étendu dans ce domaine, l'exploration des technologies au charbon propres pouvant par exemple amener les deux pays à collaborer.

 

Échanges à titre personnel

La facilité des rapports entre des personnes de nations et de cultures différentes donne corps et durabilité à la relation. Ils ouvrent une perspective plus riche et plus globale sur les événements rythmant le quotidien et deviennent un élément capital lorsque la relation est ébranlée par des intérêts divergents ou des objectifs nationaux contradictoires. La relation entre les peuples canadiens et américains et les échanges de vues grandissants entre les Européens ordinaires montrent bien que, dans l'ensemble, les rapports étroits entre les simples citoyens favorisent et appuient les objectifs plus nobles de compréhension entre les nations. Cela étant dit, le Canada et le Japon doivent absolument étendre et améliorer les échanges humains et culturels, compte tenu de la langue, de la distance, de l'absence d'une diaspora importante dans l'autre pays et des cultures nationales très différentes. Celles-ci ne sont pas propices à la reconnaissance de l'autre ou à des expériences communes.

Cependant, les contacts de personne à personne entre le Canada et le Japon sont vraiment nombreux même s'il n'est pas aisé de les quantifier. Pourtant, la plus sommaire des études révélerait le dynamisme des rapports entre les Japonais et les Canadiens. Des relations d'échange sont bien établies entre des institutions (écoles, universités et organisations professionnelles) en plus d'une multitude de rapprochements autour d'intérêts spéciaux, allant de l'IKEBANA (arrangements floraux) au baseball. Dans la plupart des cas, ces relations sont nées spontanément et il est peu réaliste de penser que différentes instances gouvernementales ou d'autres institutions pourraient contribuer à les stimuler. Toutefois, des mesures de facilitation peuvent avoir une incidence sur des programmes existants et éventuels.

La jeunesse était bien présente à l'esprit des membres du Forum Canada-Japon tout au long des discussions. En effet, si l'on investit dès aujourd'hui dans le vécu des jeunes, on aidera à créer des liens qui dureront toute la vie, sinon des générations. Pourtant, au Japon et au Canada, les populations vieillissent tout en restant actives et en santé, phénomène relativement nouveau. Les retraités des deux pays sont de plus en plus une clientèle et une ressource dont les capacités et les aspirations méritent une attention particulière. La multiplication des rapports ne doit donc pas se limiter à une tranche démographique en particulier.

L'important programme d'échanges et d'enseignement au Japon (PEEJ) a au des répercussions marquées sur les rapports entre le Canada et le Japon. Le PEEJ envoie au Japon pour au moins une année de jeunes diplômés universitaires de plusieurs pays, dont le Canada, pour travailler comme aides-enseignants dans des classes d'anglais. Le programme a démarré en 1987 et il y a présentement 6500 anciens participants canadiens au programme qui ont leurs propres associations. Le PEEJ n'est pas seulement un facteur important dans les relations bilatérales des populations japonaises et canadiennes : il dote le Canada d'un bassin de gens qui ont une expérience approfondie de la vie dans un autre pays.

Aucun programme similaire n'est offert aux jeunes japonais qui voudraient vivre une expérience de travail au Canada. Les dirigeants du secteur de l'éducation qui ont saisi l'importance pour l'avenir du Canada de maitriser les langues asiatiques devraient se pencher sur le PEEJ. Néanmoins, de nombreux jeunes Japonais manifestent chaque année le désir de faire un séjour de vacances-travail au Canada l'été. En ce moment, le quota pour les visas est de 5 000 et ils trouvent rapidement preneurs. Les membres du Forum croient que le gouvernement canadien devrait doubler le quota actuel et se tenir prêt à le rajuster selon la demande.

Les jeunes Canadiens cherchent aussi des possibilités de vacances-travail au Japon et bon nombre d'entre eux trouvent un emploi d'aide-enseignant d'anglais, mais en dehors du PEEJ. Néanmoins, les statistiques provenant de la Japan Association for Working Holiday's Makers, un organisme sans but lucratif sous l'égide du ministère japonais de la Santé, du Travail et des Services sociaux du Japon, montrent qu'en 2004, seulement 840 visas de travail ont été délivrés à des Canadiens. Les jeunes Canadiens ne semblent pas être conscients des possibilités d'emplois d'été qu'offre le Japon et il faudrait s'efforcer de favoriser la parité dans ces programmes et d'aplanir les obstacles bureaucratiques.

Les membres du Forum ont conclu que dans bien des aspects de la vie quotidienne des deux pays, il serait avantageux de tirer des leçons de l'expérience de l'autre pays. À ce titre, les différences culturelles pourraient être un avantage plus qu'une barrière. Les échanges, les affectations provisoires ou les stages peuvent permettre de voir le fonctionnement de notre société sous un jour nouveau et proposer des méthodes pour surmonter des difficultés communes.

Les échanges culturels et les contacts entre le Canada et le Japon ont tendance à être circonscrits et confinés aux domaines où l'enthousiasme, des liens personnels et des ressources leur ont permis de s'épanouir. Par contre, certains liens déjà en place entre le Canada et le Japon pourraient être mieux exploités afin d'élargir les échanges et les contacts culturels. Il y a environ 75 relations fraternelles ou d'amitié entre des villes canadiennes et japonaises. Les Canadiens commencent à comprendre que ces « jumelages » sont pris plus au sérieux au Japon et en Asie en général qu'au Canada. En Asie, ces liens sont perçus comme des engagements dans une relation à long terme et à multiples facettes. Beaucoup de ces jumelages canado-japonais sont entre des petites villes - comme Prince Rupert en Colombie-Britannique et Owase-shi dans la préfecture de Mie - mais les principaux échanges culturels se font entre les grands centres urbains. Ces accords d'amitié mutuelle sont une ressource existante dont le potentiel n'est pas encore pleinement exploité.

Pour deux pays qui partagent tant d'attitudes et d'intérêts communs, autant localement que mondialement, il est étonnant de constater le peu d'attention sérieuse que se portent les médias japonais et canadiens. Aucun des grands médias de masse, qu'ils soient japonais ou canadiens, n'affecte un correspondant permanent dans l'autre pays. La seule couverture est assurée par des journalistes indépendants, des agences de presse internationales ou, de façon occasionnelle, un reporter en visite. Cette couverture est rarement négative, mais elle est trop souvent chargée de stéréotypes ou colporte des points de vue excentriques.

Pourtant, plusieurs formes de partenariats peuvent être envisagées et n'ont pas été explorées sérieusement. Les médias japonais sont, et de loin, les plus professionnels en Asie et ceux qui font des reportages et les analyses les éclairées de la région. C'est un fait reconnu dans plusieurs endroits du monde, plus particulièrement en Europe où les médias ont noué des alliances avec des journaux et des diffuseurs japonais. Plusieurs journaux européens et internationaux publient quotidiennement des reportages provenant de leurs partenaires japonais. Puisque les médias canadiens manquent de volonté ou de ressources pour améliorer leur propre couverture directe du Japon et de l'Asie, ils devraient envisager d'emprunter une voie analogue à celle de l'Europe, tandis que les organes de presse japonais pourraient fournir un point de vue différent et utile sur l'Amérique du Nord en utilisant les produits médiatiques canadiens.

Les gouvernements canadiens et japonais financent directement ou parrainent d'autres façons des programmes de journalistes en visite. Pour assurer la sensibilisation mutuelle à long terme des médias, les responsables de ces programmes devraient s'efforcer d'attirer les rédacteurs en chef qui décident des grandes orientations. Dans la même veine, les établissements d'enseignement supérieur japonais et canadiens devraient explorer la possibilité de créer des bourses de recherche destinées à des journalistes chevronnés d'autres pays. Ces bourses sont monnaie courante ailleurs. Dans la plupart des cas, le journaliste anime des séminaires et expédie régulièrement des rapports à son diffuseur et profite des installations nécessaires pour mener à bien son projet de recherche. Le programme de visites officielles de gens éminents dans les domaines de la culture et de l'éducation de la Japan Foundation réussit très bien à renforcer la compréhension et les échanges parmi les leaders d'opinion des deux pays. Ce programme pourrait être relancé si le Canada en mettait un sur pied, à la suite peut être d'une rencontre bilatérale de chefs de file du domaine culturel organisée par les deux ministères des Affaires étrangères, la Japan Foundation et le Conseil des Arts du Canada.

Les membres du Forum sont convaincus des possibilités qu'offre aux deux pays une coopération plus intensive dans le domaine des sciences et de la technologie, des sphères publiques et privées ainsi que des établissements d'enseignement. Le secteur des sciences et des technologies canadien est un des plus décentralisés du monde industrialisé. Dans le secteur public, ce secteur relève des provinces sur le plan des orientations tandis que l'administration des écoles primaires et secondaires est dévolue aux municipalités. Les universités canadiennes sont des organismes autonomes dont la gestion administrative est réglementée par les provinces mais qui ont leur propre démarche pédagogique. Elles dépendent en grande partie des subventions provinciales. Il est donc difficile pour le Canada de coordonner la coopération en matière d'éducation ou de sciences et de technologie avec d'autres pays. Pourtant, la promotion de la coopération en recherche et développement est essentielle à la création de partenariats et d'autres coentreprises entre des sociétés et institutions canadiennes et japonaises. Il y a donc des raisons irréfutables de se pencher sur la mécanique d'un forum des sciences et de la technologie de façon à obtenir un résultat concret.

On compte huit centres ou programmes d'études canadiennes dans des universités japonaises. Il y a également l'Association pour les études canadiennes au Japon qui compte environ 300 membres dont plusieurs font aussi partie de la Société de littérature canadienne du Japon. Les instituts d'études japonaises au Canada sont beaucoup moins nombreux, mais leur nombre est à peu près proportionnel au poids démographique. L'Association pour les études japonaises au Canada est toutefois très active. Les participants aux réunions abordent souvent des sujets à la frontière des intérêts commerciaux et universitaires au Japon ainsi que la relation canado-japonaise dans le contexte asiatique. Il y a 41 universités canadiennes qui ont une entente quelconque pour les échanges, 181 en tout, avec 94 universités japonaises.

En plus d'étudier la société de l'autre pays, les établissements d'enseignement s'intéressent à la façon dont les corps enseignants canadiens et japonais gèrent leurs politiques internes et administratives. Le symposium « Pensez Canada » qui s'est tenu à Tokyo a permis de réunir une table ronde de présidents d'universités japonaises et canadiennes. Suite à cette initiative, des réunions bilatérales et multilatérales ont eu lieu entre des administrateurs d'universités canadiennes et japonaises. Il y a un intérêt particulier au Japon pour le processus de la réforme constitutionnelle et de la gestion en cours dans les universités et collèges canadiens. De même, les établissements d'enseignement japonais s'intéressent à la formation continue dans les études universitaires et collégiales.

L'Avenir

Le Forum Canada-Japon est un organe consultatif non gouvernemental permanent. Depuis sa création en 1991, les deux gouvernements l'ont reconstitué de temps à autre, y amenant de nouveaux membres porteurs d'idées nouvelles et dont les compétences correspondent aux sujets d'intérêt bilatéral d'actualité. Au moment de conclure leurs travaux, les membres actuels du Forum croient que les deux gouvernements devraient maintenir cette institution afin de stimuler la relation Japon Canada et d'évaluer périodiquement ses progrès.

 

 

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Date de modification :
2012-06-08