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Nourrir l’espoir des jeunes déplacés

Cela fait plus de cinq ans que Deka Abdirasak Omar, âgée de 16 ans, a fui Mogadiscio avec ses trois frères, ses quatre sœurs et sa mère. Afin de fuir les combats intenses, la famille a cherché refuge dans le camp de Bulo Ba’ley à Galkayo, la capitale de la région du centre-nord de la Somalie, Mudug.

«  Je suis arrivée à Galkayo il y a cinq ans en raison des combats et du coût élevé de la vie », explique Deka.  «  Mon oncle a été tué et mon frère a reçu une balle à l'estomac. Nous ne sommes pas parvenus à trouver mon père. Sept jours après que mon frère est allé à l’hôpital, les membres de la famille nous ont donné de l'argent pour quitter Mogadiscio par voiture. »

Quelques années après s’être installée à Galkayo, la mère de Deka est décédée, laissant derrière elle les enfants voués à être leur propre gagne-pain.

Grâce à la fabrication des trousses hygiéniques, Deka empoche assez pour acheter de la nourriture, des vêtements et subvenir à ses besoins.
Grâce à la fabrication des trousses hygiéniques, Deka empoche assez pour acheter de la nourriture, des vêtements et subvenir à ses besoins.
   

« Ma sœur et moi sommes les seules à fréquenter l’école, tandis que mes autres sœurs travaillent comme femmes de ménage et collectent les ordures pour gagner leur vie. Mes frères, quant à eux, lavent des voitures. Parfois, nous nous en sortons et nous mangeons des céréales et du pain. Mais, parfois, nous n’arrivons pas », ajoute-t-elle.

Deka explique que ses frères gagnent 20 000 shillings somaliens (0,6 dollar américain) tandis que ses sœurs touchent 25 000 shillings somaliens (0,7 dollar américain).

Financé par le Haut-commissariat du Canada à Nairobi, le Galkayo Education Center for Peace and Development a lancé un projet de formation professionnelle qui profite directement à 60 jeunes filles déplacées et qui leur permet d’acquérir des compétences afin qu'elles puissent générer un revenu et subvenir à leurs besoins. Ces jeunes filles, dont Deka, ont été formées dans le domaine de la production de trousses hygiéniques qu’elles vendent pour gagner leur vie.

« Maintenant que je travaille, nos vies ont tellement changé. Nous pouvons désormais acheter de la nourriture, des vêtements et payer notre loyer mensuel d'un montant de deux dollars américains », déclare Deka, un sourire  aux lèvres.

Grâce à la fabrication des trousses hygiéniques, Deka empoche jusqu’à 40 dollars américains, assez pour acheter de la nourriture, des vêtements et subvenir à ses besoins.

Ces jeunes filles ont obtenu leur diplôme de l’école de couture en 2009. On leur a par la suite fourni des machines à coudre et confié la mission de fabriquer, qui sont également distribuées à d’autres femmes et jeunes filles. En effet, 20 000 femmes en ont reçues.

Le personnel de sécurité à Galkayo témoigne de la manière dont le projet a fait la différence dans les vies de ces jeunes filles. « Bon nombre de ces jeunes filles qui étaient à l’origine dans une situation de désespoir peuvent désormais entrevoir un avenir plus prometteur, étant désormais capables de diriger leur propre entreprise ou atelier de couture et de gagner suffisamment d’argent pour soutenir leur famille », affirme Aminullah, agent de sécurité. « Autrement, les travaux tels que la collecte des déchets et la lessive les obligeaient à diversifier leurs revenus en ayant recours à des moyens portant atteinte à leur dignité, tels que la prostitution ou le vol. »

Ces jeunes filles ont obtenu leur diplôme de l’école de couture. On leur a par la suite fourni des machines à coudre.
Ces jeunes filles ont obtenu leur diplôme de l’école de couture. On leur a par la suite fourni des machines à coudre.
   

Outre le projet qui leur offre une activité génératrice de revenus, les jeunes filles bénéficient également d'une formation scolaire après leur activité de couture du matin. Des cours de mathématiques et de commerce sur les petites entreprises leur sont offerts et leur permettent d’en apprendre davantage sur la manière dont elles pourraient gérer leurs propres entreprises à l’avenir.

Deka raconte qu’elle pratique son activité de couture le matin avant de se rendre à l’école. Elle précise qu’elle aimerait bien continuer à travailler et à apprendre durant les vacances. Deka nourrit le rêve de retourner un jour chez elle à Mogadiscio et elle serait heureuse de le réaliser en lançant sa propre entreprise de couture grâce aux compétences qu’elle a acquises.

« Je peux désormais lire et écrire. J’utiliserai les techniques de couture que j’ai apprises tout au long de ma vie, car elles me permettront de garantir un revenu pour m’occuper de ma famille », conclut-elle.

42 jeunes garçons ont également été inscrits aux programmes de formation professionnelle en charpenterie et en soudage. Une fois leur formation terminée, ils se verront offrir des trousses de démarrage afin de les aider à lancer leur propre petite entreprise.

 

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Date de modification :
2011-08-30