Le Canada soutient la première conférence annuelle du Gouvernement national des enfants du Kenya


Danny Kinaro, président du Gouvernement national des enfants, prête le serment d’office.


Un élève présente un poème sur le milieu d’apprentissage adapté aux enfants.


Le Haut Commissaire David Angell et Danny Kinaro, président du Gouvernement national des enfants.

Plus tôt cette année, plus de 400 représentants élus des élèves du primaire de tout le Kenya ont assisté à une cérémonie colorée d’assermentation du Gouvernement national des enfants, le premier du genre au pays.

L’événement, qui a eu lieu en juin, était soutenu par la Kenyan Primary Schools Head Teachers Association (KEPSHA) et l’UNICEF avec le financement du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement (MAECD) du Canada. De hauts fonctionnaires du gouvernement kenyan et plusieurs dignitaires, dont le Haut Commissaire du Canada au Kenya, David Angell, ont assisté à la cérémonie, qui a coïncidé avec la Journée de l’enfant africain.

S’adressant depuis le podium où il a prêté serment comme président du Gouvernement national des enfants, Danny Kinaro, 13 ans, a promis de remplir ses devoirs sans peur ni préjugé. Il a été suivi par le président et le vice-président de l’Assemblée nationale des enfants et son cabinet, sous de bruyants applaudissements qui ont confirmé l’acceptation du gouvernement par les jeunes leaders présents. 

« Il est temps que notre voix, celle des jeunes, soit entendue. Il est temps que nous apportions un changement » a déclaré Danny Kinaro, président du Gouvernement national des enfants.

Quelques jours plus tôt, les représentants élus des élèves des 47 comtés du Kenya s’étaient réunis dans la capitale Nairobi pour le sommet du Gouvernement national des enfants, qui a comporté des mises en candidature, des élections et la toute première session du Gouvernement national des enfants. Après de vifs débats au sein du « parlement » et un scrutin transparent, libre et équitable, les membres du Gouvernement national des enfants ont dûment été élus à leurs postes respectifs.

L’UNICEF a également présenté un atelier novateur de conception centré sur l’enfant lors du Sommet, et visant à élaborer des mesures réalistes pour rendre les écoles plus inclusives, protectrices, saines et équitables. Grâce à l’atelier, les enfants ont généré plus de 4 000 idées sur la façon d’améliorer la qualité de l’éducation pour tous, et 185 d’entre elles ont été retenues pour le débat pendant la session parlementaire inaugurale du Gouvernement des enfants. Après le débat, les enfants ont voté pour choisir les dix priorités du Gouvernement des enfants, qui ont été présentées lors de la cérémonie d’assermentation.

Le Sommet du Gouvernement national des enfants fait partie d’un partenariat plus large dans le cadre duquel le Canada fournit à l’UNICEF 6,9 millions de dollars pour mettre en œuvre des façons nouvelles et novatrices d’offrir une éducation de qualité dans un milieu d’apprentissage adapté aux enfants. L’introduction du Gouvernement national des enfants dans les écoles primaires au Kenya est l’une de ces nouvelles pratiques novatrices.

« Une éducation de qualité commence par une école qui offre un milieu stimulant, où les parents et les communautés participent activement à l’éducation de leurs enfants, où les enfants ont une voix dans la prise de décision, où les enfants apprennent à réfléchir, à être innovateurs et producteurs de connaissances, plutôt que d’être de simples reproducteurs de la connaissance. Le Canada et le Kenya partagent le même engagement d’assurer l’avenir des enfants et des jeunes »

Le Haut Commissaire, David Angell.

En partenariat avec le gouvernement du Kenya par l’intermédiaire du ministère de l’Éducation, l’UNICEF a mené une enquête en 2008 pour évaluer la pertinence de la participation estudiantine à la gouvernance scolaire. Cette enquête a contribué à la mise en place des pratiques dites « Écoles amies des enfants » en permettant aux élèves de prendre part au processus décisionnel visant à établir une communauté scolaire plus cohérente et un climat propice à l’apprentissage. L’enquête a également indiqué que la participation des élèves à la gestion des écoles tend à améliorer l’apprentissage et inculque des valeurs positives chez les enfants.

Le concept de gouvernements des enfants a vu le jour l’an dernier lors de la Conférence annuelle des délégués de la KEPSHA, et le concept est maintenant étendu à plus de 20 000 écoles au Kenya, avec des élections axées sur les enfants en milieu scolaire qui ont lieu dans tout le pays.

« Nous sommes fiers d’avoir participé à ce projet et semé chez les enfants le germe qui leur apprendra comment utiliser leurs voix et leurs votes pour défendre leur droit collectif à l’éducation, à la santé, à la nutrition et à la protection. Nous sommes ravis de voir se développer ce germe, et de voir les résultats pour les enfants continuer à croître », a déclaré le représentant de l’UNICEF au Kenya, Kanyankore Marcel Rudasingwa.

Ce partenariat entre l’UNICEF, le gouvernement du Kenya par l’intermédiaire du ministère de l’Éducation, la KEPSHA et le Canada a fait du Gouvernement des enfants un pilier de l’éducation axée sur les enfants.

« En tant que champion de la démocratie et de la voix des enfants dans le monde entier, le Canada appuie fortement les efforts du gouvernement du Kenya visant à promouvoir des milieux scolaires qui favorisent ces valeurs », a déclaré Valérie Sara Price, la première secrétaire du Haut Commissariat canadien et l’agente de développement du MAECD qui a supervisé le projet.