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Canada et République populaire démocratique de Corée

Corée du Nord

La péninsule coréenne a été scindée en deux États après la fin de la guerre de Corée (1950-1953) : la République de Corée (Corée du Sud) et la République démocratique populaire de Corée (Corée du Nord). La République démocratique populaire de Corée est un État autoritaire officiellement dirigé par le Parti des travailleurs de Corée sous la gouverne dynastique de Kim Il Sung (1953-1994), de son fils Kim Jong Il (1994-2011) et de son petit-fils Kim Jung Un (2011 – à ce jour).

Relations bilatérales

Le Canada a reconnu la République de Corée en 1949 et la République démocratique populaire de Corée en 2000. Il a établi des relations diplomatiques avec la Corée du Nord en 2001, en partant du principe que la meilleure façon d’amener la Corée du Nord à se joindre à la communauté internationale réside dans l’engagement. Toutefois, la série d’actes d’agression récemment perpétrés par la Corée du Nord a amené le Canada à restreindre encore davantage cette relation. En octobre 2010, le gouvernement du Canada a annoncé l'adoption d'une politique d'engagement restreint envers la Corée du Nord. En vertu de cette politique, les relations bilatérales officielles avec le gouvernement nord-coréen se limitent aux questions suivantes : 1) les préoccupations liées à la sécurité régionale; 2) la situation humanitaire et des droits de la personne en Corée du Nord; 3) les relations intercoréennes; 4) les questions consulaires. Toutes les activités de coopération et les communications entre le gouvernement du Canada et le gouvernement de la Corée du Nord sur des sujets non couverts par la politique d'engagement ont été suspendues.

En outre, en août 2011, le gouvernement du Canada a adopté des sanctions économiques contre la Corée du Nord en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales (RDPC). Ces sanctions s’ajoutent aux sanctions du Canada déjà en vigueur, adoptées en vertu de la Loi sur les Nations Unies. Le Règlement sur les mesures économiques spéciales (RDPC) a été pris pour montrer sans équivoque au gouvernement nord-coréen que ses actes d’agression sont inacceptables pour le Canada. Les sanctions du Canada interdisent notamment les importations et les exportations en provenance ou à destination de la Corée du Nord, sous réserve de certaines exceptions pour des raisons humanitaires. 

Pour de plus amples renseignements sur les sanctions contre la Corée du Nord, veuillez consulter le site Web Les sanctions canadiennes liées à la Corée du Nord.

L’ambassadeur canadien résidant à Séoul est chargé des relations avec la Corée du Nord, et le représentant permanent de la Corée du Nord aux Nations Unies à New York est généralement chargé des relations avec le Canada. À l’heure actuelle, ni l’un ni l’autre n’est accrédité auprès de l’autre pays. Les intérêts consulaires du Canada en Corée du Nord sont protégés par la Suède en vertu d’un accord visant les puissances protectrices. Les intérêts consulaires de la Corée du Nord au Canada sont protégés par Cuba.

Droits de la personne

Le Canada demeure profondément préoccupé par les violations des droits de la personne en Corée d Nord, et s’est exprimé ouvertement sur la nécessité de mieux protéger les droits de la personne dans ce pays. Il a régulièrement exhorté la Corée du Nord à régler les questions liées aux droits de la personne et de la sécurité humaine, incitant ce pays à observer les normes internationales en matière de droits de la personne et à autoriser la visite des Rapporteurs spéciaux des Nations Unies. En mars 2013, le Canada a coparrainé la résolution du Conseil des droits de l’homme qui établissait une commission d’enquête chargée d’étudier les violations systématiques, généralisées et graves des droits de la personne en Corée du Nord et qui renouvelait le mandat du Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Corée du Nord. Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en novembre 2014, le Canada a coparrainé une résolution faisant état d’une grave préoccupation concernant la situation des droits de la personne en Corée du Nord. La résolution faisait mention des constats peu réjouissants du rapport final de la commission d’enquête, exhortait la Corée du Nord à respecter les droits humains et les libertés fondamentales de ses citoyens et soulignait la nécessité de traduire en justice les auteurs des violations des droits de la personne.

En 2011, le Ministère a présenté son premier prix John Diefenbaker pour la défense de la liberté et des droits de la personne au révérend Benjamin H. Yoon, qui représentait l'Alliance des citoyens pour les droits humains en Corée du Nord. L’Alliance s’emploie à attirer l’attention à l’échelle internationale sur les difficultés auxquelles sont confrontés les Nord-Coréens. Elle veille également à améliorer leurs conditions de vie et met à exécution des programmes éducatifs et d’aide sociale au bénéfice des réfugiés nord-coréens qui se réinstallent en République de Corée.

Aide humanitaire

Depuis 2005, le Canada a versé plus de 20 millions de dollars en aide humanitaire afin de répondre aux besoins essentiels des Nord-Coréens. Cette aide a été entièrement fournie par l’entremise d’organisations internationales, comme le Programme alimentaire mondial et la Croix-Rouge, dans le but de répondre aux besoins immédiats des populations les plus vulnérables frappées par l’insécurité alimentaire. Le secteur agricole n’est en effet pas en mesure de répondre aux besoins alimentaires du pays. De plus, des experts canadiens participent régulièrement aux visites de suivi de l’aide alimentaire.

Pourparlers à six

Les négociations visant à dénucléariser la péninsule de Corée ont débuté en 2003 dans le cadre des pourparlers à six, lesquels réunissent la Chine (présidente), la Corée du Nord, la Corée du Sud, les États-Unis, le Japon et la Russie. Ces pourparlers touchaient aux questions de la dénucléarisation progressive de la péninsule de Corée, de l'aide économique à la Corée du Nord, de la normalisation éventuelle des relations de Pyongyang avec les États-Unis et le Japon, et de l'architecture de paix et de sécurité pour l'Asie du Nord-Est. Le processus est paralysé depuis que la Corée du Nord a annoncé, le 14 avril 2009, qu'elle ne reconnaîtrait plus les pourparlers à six et qu'elle relançait son programme de nucléarisation.

Depuis, la Corée du Nord s’est engagée dans une série d’actes de provocation, dont deux essais de missiles en 2012, un troisième essai nucléaire en février 2013 et la reprise récente des activités du complexe nucléaire de Yongbyon. La Corée du Nord a lancé plus de 100 roquettes et missiles à courte portée en 2014. En 2015, la Corée du Nord a lancé cinq missiles antinavires en février, ainsi que des missiles à courte portée à de nombreuses occasions, dont en mars.

Bien que la Corée du Nord ait périodiquement indiqué une volonté de reprendre le dialogue sur les questions nucléaires sans conditions préalables, le gouvernement n’a pas pris de mesures concrètes sur la voie de la dénucléarisation, ce qui représente un obstacle de taille à la reprise des pourparlers. Le Canada continue de favoriser des négociations pacifiques, y compris par le biais de pourparlers à six, comme le seul moyen de résoudre les enjeux de paix et de sécurité dans la péninsule coréenne.

Mars 2015


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Date de modification :
2015-03-16