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Relations Canada-Liban

Le Canada a établi des relations diplomatiques avec le Liban en 1954, lorsqu’il a dépêché un « envoyé extraordinaire » à Beyrouth, et y a envoyé son premier ambassadeur en 1958. Le Canada a fermé son ambassade à Beyrouth en 1985 pendant la guerre civile et l’a rouverte en janvier 1995.

Pour sa part, le Liban a ouvert un consulat au Canada en 1946 et l’a remplacé par un consulat général en 1949, puis par une ambassade en 1958.

Les relations bilatérales entre le Canada et le Liban s’appuient sur les liens solides entre l’importante communauté libano-canadienne et la diaspora canadienne au Liban. Les premiers immigrants libanais sont arrivés à Montréal en 1882. Pendant la guerre civile de 1975-1990, le Canada a accordé l’asile à des milliers de Libanais touchés par la guerre. Au recensement de 2006, on évaluait la communauté libanaise à 165 000, ce qui en faisait le plus important groupe ethnique arabe au Canada. L’évacuation des Canadiens au Liban, en 2006, était la plus importante opération de ce genre dans l’histoire du Canada et elle témoigne de l’importance de cette diaspora. Nos relations sont renforcées par les liens culturels étroits qui unissent les deux pays et notre participation commune à l’Organisation internationale de la francophonie.

Le commerce bilatéral de marchandises entre le Liban et le Canada a totalisé environ 109 millions de dollars canadiens en 2014. Les exportations canadiennes vers le Liban totalisaient environ 84.5 millions de dollars; pour leur part, les importations s’élevaient à 24.7 millions de dollars.  Les plus importantes exportations canadiennes au Liban comprennent les véhicules automobiles, les produits pharmaceutiques et les avions, tandis que les exportations principales du Liban vers le Canada sont les préparations de légumes/fruits, les boissons et café/thé/épices. Le Canada a signé un accord sur la protection des investissements étrangers (APIE) à Beyrouth en 1997 qui est entré en vigueur en 1999.  Par ailleurs, un accord de transport aérien paraphé à Montréal en 1998 a été signé à Beyrouth en 2000. En 2013, un protocole d'entente a été signé entre la Corporation commerciale canadienne et le ministère libanais des Finances pour renforcer la coopération commerciale et d'investissements entre les deux pays. Les entreprises/institutions canadiennes sont de plus en plus présentes au Liban, que ce soit directement ou par l'intermédiaire d'agents/représentants/franchises/partenariats, en particulier dans les secteurs de la technologie de l'information et des communications (TIC), les produits de consommation, l'éducation, l'agro-alimentaire, les matériaux de construction, les technologies durables et sciences de la vie.

En réponse à la crise syrienne, le Canada a contribué au financement de l'aide humanitaire à hauteur de C$ 503,5 millions dont plus de C$103,6 millions soutiennent directement des activités au Liban qui visent le renforcement de la résilience du pays face à la pression qu’exerce l’accueil de plus de 1,2 millions de réfugiés. Le financement est acheminé au travers des agences des Nations Unies, des ONG internationales, de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. L’aide humanitaire canadienne fournit, entre autres choses, de la nourriture, de l'eau potable, des abris, des soins de santé, des services d'éducation et de protection et contribue ainsi au renforcement des structures et services existants dans le pays pour les réfugiés et les communautés d'accueil libanaises. Une somme de C$22,5 millions a été mobilisée pour soutenir le “No Lost Generation Initiative” laquelle améliore l'accès à l'éducation et assure, au Liban, des services de protection en faveur d’enfants affectés par le conflit.

L'aide canadienne au Liban existait bien avant la crise syrienne. Après le conflit de 2006, le Canada a débloqué C$ 30,5 millions afin de répondre efficacement aux besoins humanitaires, au redressement et stabilisation du pays. Lors de « la Conférence internationale de soutien pour le Liban 2007”, le Canada a annoncé une contribution supplémentaire de C$20 millions afin de soutenir le gouvernement libanais et pour qu’il puisse travailler à la mise en œuvre de réformes politiques et sociales, en mettant l'accent sur la gouvernance démocratique et le développement du secteur privé.

L'appui du Canada au Liban, n’est pas limité à la seule réponse à la crise syrienne. Les relations bilatérales entre les deux pays sont historiques et enracinées dans des liens forts noués par des générations de Libano-canadiens et la grande diaspora canadienne au Liban. Depuis 2011, le programme d'aide bilatérale du Canada a accordé plus de C$17 millions servant une variété d'objectifs et d’initiatives de développement, notamment le Programme national de ciblage de la pauvreté, qui vise à alléger les souffrances des Libanais les plus vulnérables. L'Education demeure une des priorités du développement et le Canada a également alloué C$ 10 millions pour renforcer le système éducatif libanais et améliorer l'accès à une éducation de qualité pour tous les enfants.

Le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) vise à appuyer des projets proposés et mis en œuvre par des organisations de la société civile au Liban. En 2014-2015, le FCIL a financé des projets qui étaient axées sur des questions prioritaires tels que la protection de groupes vulnérables et la sensibilisation aux droits de la personne, les violences sexuelles et basées sur le genre et les mariages précoces. Le FCIL construit les capacités d’organisations locales afin de soutenir des communautés partout au Liban.

Le Canada appuie fermement les efforts du gouvernement libanais pour renforcer la démocratie, la justice et la sécurité au Liban. Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a été établi à La Haye en mars 2009 selon la Résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations Unies (RCSNU), afin d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri en 2005 et d’autres victimes. Le gouvernement du Canada a versé plus de 6.5 millions de dollars au TSL par le biais du Fonds pour la paix et de la sécurité mondiales géré par le Ministère des Affaires étrangères, commerce et développement (MAECD) et la formation d’officiers de police. De plus le Canada est le vice-président du Comité de gestion qui assure la supervision administrative et budgétaire du TSL. L’ancien sous-procureur général du Canada, Daniel Bellemare, a été le premier procureur du TSL. Il a été remplacé en 2012 par son compatriote canadien Farrell Norman. Le gouvernement du Canada appuie le travail du TSL à titre d’instance judiciaire indépendante.

Août 2015


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Date de modification :
2015-08-06