Réponse du Canada au cyclone tropical Winston

Les jeunes enfants prennent part à l'art-thérapie au cours d'une séance de conseil

Une scène de dévastation totale sur l'île principale de Fidji de Viti Levu.

Les sections locales commencent à dégager les routes à l'aide de scies à chaîne donnés par le Fonds canadien.

Articles de secours prêts à être distribués dans la communauté de Barotu.

Un bateau de banane chargé de fournitures pour les communautés éloignées.

« Jamais de ma vie, je n’avais vu un cyclone aussi puissant »

Le 20 février 2016, le cyclone tropical Winston s’est abattu sur Viti Levu, la plus grande des îles des Fidji. À ce jour, c’est le plus puissant cyclone enregistré dans le Pacifique Sud. Accompagné de vents soufflant à 325 km/h et de vagues atteignant 12 mètres de haut, Winston a rasé des villages entiers, coupé les communications sur de vastes étendues et détérioré des centaines de résidences et d’écoles. À l’échelle des Fidji, plus de 30 000 foyers ont été endommagés ou détruits, ce qui a contraint plusieurs milliers de personnes à se rendre dans des centres d’évacuation. Le cyclone Winston a coûté la vie à 44 personnes et a touché environ 350 000 personnes, soit 40 % de la population des Fidji.

Réaction du Canada

Dans les jours qui ont suivi le cyclone, le Canada a annoncé qu’il procédait à un versement immédiat de 250 000 dollars, par l’intermédiaire du Fonds d’assistance d’urgence en cas de désastre, à la suite de l’appel d’urgence pour les Fidji lancé par la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Ce versement a été suivi d’une contribution supplémentaire de 750 000 dollars au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ce qui a porté à un million de dollars les fonds versés par le Canada au titre de l’aide humanitaire aux victimes du cyclone Winston. La contribution du Canada aide l’UNICEF à répondre aux besoins les plus urgents de la population des Fidji : hébergement, sécurité alimentaire, soins de santé et accès à des services de protection (p. ex. aide psychosociale pour les enfants).

Réserve du Fonds canadien d’initiatives locales

En mars 2016, le haut-commissariat s’est associé à une ONG fidjienne, Social Empowerment and Education Programme (SEEP), pour fournir des denrées essentielles et des articles sanitaires de base à 450 foyers situés dans les vingt collectivités les plus durement frappées par le cyclone, dont bon nombre n’avaient pas encore reçu d’aide de la part du gouvernement. Ce soutien a été apporté par l’entremise de la réserve pour l’aide humanitaire du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).

Le personnel de SEEP a travaillé de concert avec des bénévoles et des travailleurs auprès de la jeunesse pour procurer des ustensiles de cuisine élémentaires, des trousses d’hygiène et des matériaux de construction aux familles se trouvant dans le plus grand besoin. Ils ont aidé les collectivités à déblayer les décombres et ont prodigué une aide psychologique aux personnes les plus gravement affectées. Les chefs de village ont grandement apprécié le travail accompli par les bénévoles pour fournir à leurs communautés l’appui moral dont elles avaient tant besoin. La distribution de biens essentiels et la fourniture de services de soutien ont permis de répondre aux besoins immédiats en matière d’alimentation et d’hygiène, et ont signé le coup d’envoi du long processus de reconstruction communautaire.

D’après la modélisation actuelle des changements climatiques, des événements climatiques de cette ampleur sont susceptibles de se produire plus fréquemment dans le Pacifique Sud, et de gagner en intensité. Le Canada est prêt à appuyer d’autres projets d’aide humanitaire dans cette région du globe, ainsi qu’à soutenir les initiatives visant à édifier des communautés plus résilientes.