Nigeria : Ensemble contre le mariage d'enfants

Aide à l'enfance lors de l'atelier sur le mariage forcé des enfants avec le Parlement des enfants du Territoire de la capitale fédérale.

Des dessins et des rédactions sur le mariage d'enfants et les droits des filles par des représentants du Parlement des enfants du Territoire de la capitale fédérale.
 

La sénatrice Aisha Jummai Alhassan, ministre de la Condition féminine et du Développement social, s'adresse au public lors de l'inauguration officielle de l'exposition Paroles de filles : ensemble contre le mariage d'enfants.
 

L'inauguration officielle de l'exposition Paroles de filles : ensemble contre le mariage d'enfants a attiré de nombreux participants et suscité un grand intérêt.
 

Le mariage d'enfants au Nigeria

De nombreuses personnes partent du principe que le mariage doit être un choix, mais chaque année, 15 millions de jeunes filles sont forcées au mariage.

En Afrique, deux filles sur cinq sont mariées avant leur 18e anniversaire, et le Nigeria compte plus d’enfants mariées que n’importe quel autre pays d’Afrique subsaharienne.

Le mariage des enfants est une préoccupation de première importance au Nigeria : deux femmes sur cinq y sont mariées pendant leur enfance, soit plus que dans n'importe quel autre pays d'Afrique subsaharienne. Le gouvernement du Canada est déterminé à mettre fin au mariage précoce et forcé des enfants, qui est une violation des droits de la personne ainsi qu'une entrave au développement. Au Nigeria, les répercussions du mariage précoce et forcé des enfants sont importantes sur le plan sanitaire, éducatif et économique. Les obstacles au changement sont importants, mais on assiste également à l'émergence d'un consensus entre les décideurs et les leaders communautaires et traditionnels : il faut mettre un terme au mariage d'enfants. 

Derrière les chiffres, la voix d'une jeune fille

 Il y a peu de temps encore, Khadija était une enfant mariée. Khadija est née dans l'État de Zamfara, où elle a été élevée dans une fratrie de 15 frères et sœurs. Elle a commencé à vendre des marchandises dans la rue à l'âge de quatre ans. À 12 ans, elle a dû cesser d'aller à l'école pour aider sa famille à temps plein, puis a été forcée d'épouser un homme de 19 ans. Après quelques années à vivre affamée et battue, Khadija a trouvé la force de revenir chez ses parents.

Khadija a aujourd'hui 15 ans et elle est divorcée. Toutefois, parce qu'elle a peu de compétences concrètes, elle risque une nouvelle fois d'être mariée contre son gré, même si elle n'est toujours pas adulte. Heureusement, un organisme, le Centre for Community Excellence, qui est financé par Aide à l'enfance, a mis en place des espaces sécuritaires destinés aux filles dans la communauté de Khadija. L'organisme propose aux jeunes filles à risque et à celles qui ont subi un mariage forcé d'améliorer leur niveau de littératie et d'acquérir des compétences professionnelles.

Ensemble contre le mariage d'enfants

Le Haut-commissariat du Canada au Nigeria a organisé l'exposition Paroles de filles : ensemble contre le mariage d'enfants au Thought Pyramid Art Centre d'Abuja, en association avec l'organisme Filles, Pas Épouses. Cette exposition dévoilait des expériences vécues par des filles qui, comme Khadija, ont été forcées au mariage ou risquent de devoir se marier à un très jeune âge. « Des familles et des membres et leaders de la communauté étaient présents pour plaider en faveur d’un changement partout dans le monde, et la sénatrice Aisha Jummai Alhassan, ministre de la Condition féminine et du Développement social, est intervenue lors de l’inauguration officielle de l’exposition, en faisant le point sur les mesures prises par le gouvernement pour mettre un terme au mariage d'enfants. Elle a notamment cité le lancement imminent d'une campagne nationale visant la réalisation de l'Objectif de développement durable visant à éradiquer le mariage d’enfants d’ici à 2030. »

De plus, lors d'une exposition d'une semaine, le Haut-Commissariat du Canada au Nigeria a collaboré avec Aide à l'enfance pour accueillir une visite du Parlement des enfants du Territoire de la capitale fédérale. À cette occasion, Khadija a raconté son histoire aux élèves, qui lui ont posé de nombreuses questions. Les élèves ont ensuite participé à un atelier sur le mariage d'enfants animé par Aisha Sulaiman, de l'organisme Aide à l'enfance. Les élèves ont présenté des dessins et des rédactions sur le mariage d'enfants et les droits des filles, qui ont ensuite été affichés en marge de l'exposition. 

Nos partenaires                                              

Le Canada est ravi de travailler aux côtés de partenaires comme Aide à l'enfance et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), ainsi qu'avec des ONG locales comme Girls' Voices Initiative et Africa Health, Human & Social Development (Afri-Dev) pour poursuivre la lutte contre le mariage forcé des enfants au Nigeria et aider les filles comme Khadija.