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Mission Permanente du Canada auprès des Nations Unies

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Réforme de l'Organisation des Nations Unies

Le Canada appuie fermement les mesures visant à renforcer le système des Nations Unies et à améliorer son efficience, son efficacité ainsi que sa capacité à donner des résultats. La réforme de l’ONU, par laquelle celle-ci pourra faire face aux enjeux mondiaux du XXIe siècle, figure au rang des grandes priorités du Canada.

Le renouvellement des Nations Unies est un processus permanent. L’institution évolue et s’adapte constamment, comme elle se doit de le faire. Le Canada souhaite que tous les États membres travaillent de concert pour aider l’ONU dans ce processus. Tous les États membres, tant les pays en développement qu’industrialisés, ont un intérêt commun à renforcer son efficacité.

Le Canada est membre du Groupe des amis de la réforme de l’ONU inspiré par le Mexique et d’un groupe similaire, le Groupe Carlsson dirigé par la Suède, constitués tous les deux de pays en développement et industrialisés. Nous faisons aussi partie du Groupe d’Utstein, à savoir des pays donateurs qui s’emploient à rendre le système de développement de l’ONU plus efficace, et du Groupe de Genève (les 14 plus grands bailleurs de fonds de l’ONU), attaché à une gestion efficace et au renforcement de la surveillance et de la responsabilisation au sein du système de l’ONU.

Besoins croissants, ressources limitées

Les demandes que l’humanité adresse à l’ONU et à son secrétariat, à ses agences, à ses fonds et à ses programmes ont énormément augmenté depuis la création de l’organisation. On demande à l’ONU d’offrir plus de services à plus de personnes dans plus d’endroits que jamais auparavant. Les temps changent, les besoins changent et l’ONU doit changer avec eux.

Il appartient à notre génération de renouveler et de régénérer l’ONU et le Canada est résolu à faire sa part. Le processus de réforme devrait aider à renforcer la crédibilité et l’efficacité de l’ONU. Les efforts que le Canada fait à l’appui de la réforme visent à rendre les Nations Unies plus efficaces, et non pas simplement à réduire les coûts.

Il est essentiel que l’ONU gère les fonds qui lui sont confiés d’une façon responsable et éthique et qu’elle déploie ses ressources de manière à maximiser son impact sur le développement, la sécurité et les droits de la personne. Le Canada estime que les principes, les proclamations et les rapports de l’ONU ne sont pas suffisants. L’ONU doit pouvoir traduire toutes ces choses en des mesures politiques et sociales. Elle doit produire des résultats concrets et quantifiables.

Nous avons accompli des progrès considérables dans le cadre de la réforme de l’ONU au cours des dernières années.

Gestion de l’ONU

Dans une grande mesure, la réputation de l’ONU et les résultats qu’elle obtient dépendent de l’intégrité et de l’efficacité du Secrétariat de l’ONU, de ses départements et des membres de son personnel, qui apportent leur soutien au Secrétaire général et aident à mettre à exécution les décisions des organes politiques de l’ONU.

Le Canada s’efforce constamment de trouver des façons de moderniser l’ONU et de réformer les systèmes de gestion de certains départements du Secrétariat, comme le département des ressources humaines et le département des approvisionnements.

La réforme de la gestion doit miser sur la responsabilisation, l’intégrité et l’optimisation des ressources. Par « réforme de la gestion », nous entendons la création d’un véritable service civil international, souple, mobile et doté des compétences spécialisées et de la formation nécessaires pour répondre aux demandes découlant de l’action internationale de l’ONU. Cela signifie qu’il faut responsabiliser la haute direction. Cela signifie qu’il faut faire en sorte que l’ONU possède un système de justice interne qui traite le personnel de façon équitable. À cela s’ajoute une fonction de vérification et d’enquête efficace, de nature à dissuader ceux qui seraient tentés d’abuser du système. Par exemple, le nouveau système visant à protéger le personnel de l’ONU qui dénonce des cas d’inconduite est une mesure prometteuse, à laquelle le Canada souscrit.

Les contribuables des États membres, dont des contribuables canadiens, versent des contributions financières considérables à l’ONU. Ils ont le droit de s’attendre à des mécanismes de surveillance solides et indépendants, à un bilan rigoureux des dépenses et à des pratiques de gestion des ressources humaines fondées sur le mérite.

L’Assemblée générale et le Conseil économique et social

Le Canada est conscient qu’il faut aussi changer en profondeur les méthodes de travail de l’Assemblée générale et du Conseil économique et social (ECOSOC). Nous cherchons à établir un programme plus efficace pour l’Assemblée générale afin de réduire le nombre de résolutions présentées de nouveau année après année. Nous plaidons également d’une plus grande efficacité de l’ECOSOC.

L’avenir de l’ONU

Au sein de l’ONU du XXIe siècle, les gouvernements resteront les acteurs principaux, mais nous pouvons aussi prévoir que le secteur privé et la société civile joueront des rôles de plus en plus importants. Le Canada espère que la responsabilisation sera l’un des principes directeurs d’une Organisation des Nations Unies renouvelée. L’ONU doit continuer à mettre au point des mécanismes pour garantir la responsabilisation des États envers leurs citoyens; des États les uns envers les autres; des organisations internationales envers leurs membres; de la génération actuelle envers les générations futures. La réforme de l’ONU doit être un processus permanent et le Canada continuera de l’appuyer.

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Date de modification :
2012-08-08