L'accord sur les marchés publics entre le Canada et les États-Unis prévoit de nouvelles exceptions aux dispositions Buy American intégrées à l'American Recovery and Reinvestment Act (ARRA). Lorsque le coût total d'un projet financé en vertu de l'ARRA dépasse le seuil de l'AMP-OMC (7,777 millions de dollars américains), le fer, l'acier et les produits fabriqués canadiens sont exemptés des dispositions de l'article 1605 de l'ARRA dans le cadre de sept programmes, y compris les programmes financés par le U.S. Department of Housing and Urban Development (HUD), le U.S. Department of Energy (DOE) et l'Environmental Protection Agency (EPA). Pour obtenir des renseignements complets concernant cet accord, veuillez consulter notre page consacrée à l'accord sur les marchés publics entre le Canada et les États-Unis.
Des demandes peuvent être présentées pour obtenir une dérogation aux dispositions Buy American sur certains produits fabriqués à l'étranger, sans égard au produit, à l'entité acheteuse ou à la source de financement. Les dérogations peuvent être utilisées pour soustraire un produit aux dispositions de la Buy American Act de 1933, de la Buy America Act de 1982 et pour les projets de marchés extérieurs aux sept programmes stipulés dans la récente ARRA. Des exceptions aux dispositions Buy American peuvent être autorisées par les responsables des ministères et des organismes fédéraux et des dérogations accordées dans les cas suivants :
Par exemple, l'EPA a accordé plusieurs dérogations au motif de « l'intérêt public » ou de « l'indisponibilité ». Les demandes de dérogations et les examens sont affichés sur le Federal Register (en anglais seulement). Nous avons également inclus quelques dérogations actuelles d'intérêt ci-dessous.
Les matériaux de construction qui sont fabriqués à 100 % aux États-Unis et qui ont un contenu américain supérieur à 50 % doivent être utilisés dans des contrats de moins de 10 074 262 USD, sauf si :
Les maîtres d'œuvre peuvent demander une dérogation de l'organisme contractant basé sur une ou plusieurs de ces exceptions.
Les entreprises canadiennes devraient faire en sorte que leur personnel de vente au Canada et aux États-Unis connaisse le BAA et ses modalités d'application. Il est arrivé plusieurs fois que des distributeurs américains annulent des commandes après s'être rendu compte que l'utilisation de produits canadiens était subordonnée à l'obtention d'une dérogation. Elles devraient être préparées à expliquer les règles aux acheteurs et entrepreneurs éventuels. Surtout, les représentants canadiens devraient faire de leur mieux pour rendre la procédure de dérogation aussi simple et facile que possible, par exemple :
L'entrepreneur principal doit soit certifier que les matériaux à être utilisés dans le projet répondent aux exigences de la loi BAA ou lister les exceptions proposées. Par conséquent, c'est le maître d'œuvre qui, le cas échéant, doit demander au maître de l'ouvrage une dérogation au BAA. Il faut obtenir une telle dérogation avant qu'un produit autrement non autorisé ne puisse être utilisé dans l'exécution du marché.
Pour porter fruit, la commercialisation d'un produit ou d'un système canadien en vue d'un marché de travaux publics doit commencer à la phase de la conception du projet, avec la firme d'ingénierie chargée d'établir les spécifications.
Si, comme il arrive souvent, l'entreprise canadienne vend ses produits à un distributeur qui les vend à un sous-traitant de l'entrepreneur en électricité, lui-même sous-traitant de l'entrepreneur général attributaire de l'ensemble du marché... les règles sont les mêmes : seul le maître d'œuvre peut demander une dérogation. Il faut que tous les entrepreneurs de la chaîne veuillent utiliser le produit canadien plus que n'importe quel autre produit américain (normalement à cause de son prix sensiblement inférieur ou de sa notable supériorité technologique) et convainquent le maître d'œuvre de demander une dérogation.
Même si l'architecte-conseil ou l'ingénieur-conseil inscrit un produit canadien dans les spécifications, le maître d'œuvre n'en doit pas moins obtenir une dérogation pour pouvoir l'utiliser dans l'exécution du marché. Évidemment, si l'ingénieur-conseil a inscrit dans les spécifications un produit, système ou élément fonctionnel de construction d'origine canadienne, le maître d'œuvre pourra présenter à l'organisme acheteur une demande de dérogation d'autant plus convaincante.
Les demandes de dérogations du Buy America (Loi pour encourager l'achat de produits des États-Unis) sont assez communes dans l'approvisionnement de matériel roulant. Le bureau de la Federal Transit Administration (FTA) à Washington, DC, peut informer les attributaires de subventions sur les questions de contenu étranger.
Pour demander une dérogation, l'attributaire de subventions, l'entrepreneur et le sous-traitant impliqués doivent :
À la demande de l'attributaire des subventions, l'administrateur de la FTA peut accorder une telle dérogation des dispositions de Buy America, basé sur ce qui suit :
Les technologies ou les produits novateurs et uniques peuvent être soumis à l'examen d'un ministère ou d'un organisme fédéral. Si le produit est jugé utile et ne présente pas d'équivalent national, il est susceptible d'obtenir une dérogation qui le dispense de l'ensemble des dispositions de la BAA. Le processus d'examen varie selon les ministères et organismes, en particulier pour les décisions prononcées par la Federal Transit Administration concernant Buy America. Lisez plus sur les propositions spontanées.
Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquez avec un délégué commercial canadien - au Canada ou à l'étranger.
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