En Afrique du Sud, franchir des barrières en planche à roulettes

[Tim Moolman]

Dans le quartier d’affaires de Johannesbourg, des filles, des jeunes à risque et des enfants issus de milieux défavorisés se retrouvent trois heures par jour après les cours à Skateistan Afrique du Sud.

Des enfants enthousiastes forment une file dans le planchodrome où sont placés ça et là des plots orange vif, dans l’attente de pouvoir à leur tour glisser sur l’une des nombreuses rampes. À côté, des élèves travaillent leur expression artistique dans un cours d’arts créatifs.

Ici, les enfants des quartiers défavorisés âgés de 5 à 17 ans peuvent apprendre la pratique de la planche à roulettes et explorer de nouveaux défis, de nouvelles idées, et travailler avec d’autres jeunes dans le cadre d’un programme éducatif.

Le concept central de cette école est l’alliance de la planche à roulettes et de l’éducation. Il s’agit d’un programme artistique sans but lucratif dans lequel les jeunes peuvent, après les cours, aborder des enjeux sociaux et abattre les obstacles économiques.

En faisant de cette discipline un pont en matière d’éducation, Skateistan parvient à renforcer la confiance, la capacité sociale et le leadership au sein de la communauté.

Fort de plus de 300 jeunes participants issus de la communauté locale, le programme met l’accent sur l’égalité entre les sexes, l’inclusion sociale, la santé et l’enseignement créatif dans un espace sécuritaire.

« De manière générale, la sécurité de nos enfants nous inquiète. Skateistan sort ces enfants de la rue. »

– Mère d’un participant

Les filles aussi pratiquent la planche à roulettes

L’égalité entre les sexes est l’un des piliers de Skateistan. 40 % des jeunes gens prenant part au programme sont des filles. Le programme se déroule six jours par semaine. Le mardi et le samedi sont toutefois « réservés aux filles », dans un effort de renforcement de la confiance des jeunes filles, aussi bien sur le planchodrome qu’en salle de classe.

En employant des éducatrices, l’organisme crée des possibilités de mentorat pour les jeunes participantes.

Depuis son ouverture en août 2016, l’école a amélioré la compréhension et l’empathie sur les problématiques hommes-femmes au sein de la communauté locale.

Des possibilités de développement

Des murs multicolores, une petite salle d’informatique et un mur d’escalade : voilà quelques exemples des récents projets de rénovation de Skateistan financés par le haut-commissariat du Canada en Afrique du Sud. Le projet permet à Skateistan d’acquérir trois étages supplémentaires et d’assurer encore plus d’activités éducatives à travers ses programmes.

« Le centre m’aide grâce aux renseignements détaillés qu’il nous fournit pour nous aider à avancer dans notre carrière. »

- Participante

Des installations plus colorées et plus imaginatives ont été conçues pour favoriser la créativité dans l’espace que les programmes éducatifs parascolaires utilisent.

Une mise à niveau du matériel de bureau de Skateistan, avec l’aménagement d’une salle de conférence meublée et l’acquisition de nouvelles chaises et de nouveaux ordinateurs portatifs, a par ailleurs permis une gestion plus efficace des aspects administratifs par le personnel à temps plein.

Plus de 322 élèves et membres du personnel ont bénéficié de ces nouvelles installations et les programmes éducatifs de qualité de Skateistan continuent d’aider de jeunes gens de Johannesbourg à trouver des clés pour leur avenir.

Le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL) finance les petits projets d’organismes locaux dans des pays en voie de développement dans le monde entier. Ces projets mettent l’accent sur l’égalité entre les sexes, l’affranchissement des femmes et des filles, la démocratie, la conscience des changements climatiques, la durabilité écologique, la sécurité et la stabilité. En répondant directement à des besoins locaux, ces contributions, quoique modestes, ont une grande influence sur les communautés à l’étranger.

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