
Donnez un poisson à un homme et vous le nourrirez pour un jour. Apprenez-lui à pêcher et vous le nourrirez pour toute la vie.
Le Swaziland affiche le taux d’infection du VIH/sida le plus élevé au monde. Par conséquent, le nombre d’orphelins constitue une crise qui touche tout le pays. Et vu la croissance démographique négative et le taux de décès actuel, les Swazis n’existeront plus d’ici 2050.
Désireux de transformer le Swaziland, un entrepreneur de Vancouver a acheté Bulembu, un village abandonné en 2001 lorsqu’une compagnie minière a cessé ses activités. Des milliers de personnes se sont alors retrouvées sans emploi et en quelques années, la population est passée de 10 000 personnes à 100 personnes.
La Fondation Bulembu a été créée dans le but de convertir l’ancienne ville minière en une collectivité dynamique et autonome et de s’occuper des 2 000 orphelins au sein de cette collectivité.




La campagne Voices of Bulembu sensibilise les gens et permet de recueillir des fonds pour transformer le village. Au cours de la campagne de cette année, Bulembu a organisé trois événements, y compris le point culminant, un concert-bénéfice à guichets fermés de l’ensemble The Canadian Tenors. Plus de 1 000 invités s’y sont rendus, ce qui a permis de recueillir plus de 945 000 $ pour le travail de transformation qui a lieu à Bulembu.
Depuis 2006, le Canada est associé à Bulembu par l’entremise de fondations et de donateurs privés canadiens. Cette année, le gouvernement du Canada a contribué à hauteur de 480 000 $; ces fonds serviront à la rénovation d’un édifice qui servira à l’enseignement de métiers et comme centre de conférences.
On se servira du centre pour enseigner aux étudiants les compétences requises dans les secteurs de l’hôtellerie et du tourisme, y compris la préparation d’aliments, l’entretien ménager, les services de réception et les services aux clients. On permet aussi aux étudiants de faire des stages pour qu’ils puissent obtenir de l’expérience théorique et pratique, ce qui améliorera leurs chances de trouver un emploi.
Quatre ans se sont écoulés et grâce aux 9 millions de dollars déjà recueillis auprès des donateurs, le village de Bulembu compte aujourd’hui 2 000 habitants – y compris 270 orphelins. On y compte 550 emplois dans un moulin à scie, une halte touristique, une boulangerie et dans d’autres entreprises. Le terrain de golf a été transformé en pâturage pour les vaches à lait. Les revenus annuels sont de 3 millions de dollars, dont 250 000 $ sont des profits. Toutes les sommes générées sont réinvesties dans Bulembu.
Bulembu International s’est fixé un objectif ambitieux : d’ici 2020, appuyer les soins continus prodigués à 2 000 orphelins et enfants vulnérables. L’organisation s’est engagée à donner des soins holistiques à chaque enfant dans un foyer plutôt que dans un grand orphelinat institutionnel.
On pourra donner des soins à cinq enfants à la fois dans les maisons remises à neuf. Ces nouvelles familles seront les fondements qui permettront de rétablir le tissu social d’un pays au bord de l’éclatement à cause de la pandémie du sida.
« Je crois fermement que le Swaziland est un pays sans pères, affirme catégoriquement Zwele, un conducteur de camion légendaire du Bulembu Ministries Swaziland. De nombreux enfants grandissent sans connaître l’amour d’un père. Quelques-uns d’entre eux savent qui est leur père, mais sont privés de son amour ». Zwele voit grand pour la décennie qui vient. « Au cours des dix prochaines années, un plus grand nombre de personnes devront prendre leurs responsabilités et devenir de bons pères pour leurs enfants, dit-il. Des nœuds familiaux solides sont l’essence même d’un pays bien portant. »
Bulembu International est une organisation caritative canadienne de Vancouver, en Colombie-Britannique. Elle met en œuvre des programmes au Swaziland dans le but d’accroître les occasions d’emploi pour les jeunes femmes et les jeunes hommes de Bulembu.
Autres ressources (en anglais) : la Fondation Bulembu, Voices of Bulembu, The Canadian Tenors et Bulembu International.