Un atelier rassemble des représentants des médias locaux et des militants des droits des GLBTI en Afrique du Sud


Des militants apprennent à proposer des idées et des articles aux médias


Des journalistes échangent au sujet des défis liés à la présentation de reportages sur la violence fondée sur le genre.


Discussion en groupe au sujet de la campagne « Les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes ».

Un traitement juste et des pratiques journalistiques équitables, quel que soit l’orientation ou l’identité sexuelle ou le sexe des individus, sont une priorité pour le gouvernement du Canada tant au pays qu’à l’étranger. Aussi, afin de promouvoir ces valeurs, le haut-commissariat du Canada à Pretoria, en Afrique du Sud, s’est engagé à offrir des occasions visant à sensibiliser le milieu et à appuyer la planification à l’échelle communautaire pour les groupes touchés par la violence fondée sur le sexe.

Dans les jours précédant la campagne « Les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes » de novembre dernier, le haut-commissariat a appuyé la tenue d’un atelier de deux jours rassemblant des représentants des médias et des organismes communautaires locaux afin d’échanger au sujet des défis que pose la présentation de reportages sur la violence sexiste exercée envers des membres de la communauté lesbien, gay, bisexuel, transsexuel et intersexué (GLBTI) en Afrique du Sud.

Des groupes issus de la communauté GLBTI et des représentants des médias locaux ont ainsi été rassemblés durant cet atelier qui visait essentiellement à favoriser des relations plus harmonieuses entre les deux groupes. Les médias locaux ont notamment été invités à rehausser la qualité de la couverture médiatique des événements violents à caractère sexiste.

Bien que l’Afrique du Sud se soit dotée de lois et de protections parmi les plus rigoureuses et les plus progressistes en Afrique pour assurer la protection des communautés GLBTI, la violence fondée sur le sexe demeure néanmoins une réalité quotidienne dans ce pays et les problématiques auxquelles sont confrontées les communautés GLBTI demeurent mal comprises et mal présentées dans les médias.

Nous avons amené les représentants de la communauté GLBTI et des médias locaux à intervenir sur deux aspects de la problématique de la violence fondée sur le sexe. Le premier jour de l’atelier, une formation était offerte à des militants des droits de la communauté GLBTI sur la conception d’un message à caractère médiatique, la préparation à une entrevue et l’utilisation des médias locaux en tant qu’alliés et une plateforme permettant de diffuser des messages positifs.

Pendant ce temps, nous avons cherché à sensibiliser un groupe de douze journalistes et rédacteurs en chef des médias locaux au sujet de l’importance de cette problématique, des pratiques journalistiques et de la teneur appropriée des articles en vue des reportages futurs.

Les séances ont été des plus productives, et les deux groupes ont estimé avoir respectivement acquis une meilleure compréhension sur la manière d’utiliser les médias en tant qu’atout dans la lutte contre la violence contre le sexe ainsi qu’au sujet des problématiques et des dangers auxquels est confrontée la communauté GLBTI en Afrique du Sud.

Le deuxième jour de l’atelier, deux douzaines de militants et de journalistes se sont divisées en groupes de travail afin de formuler des recommandations sur les meilleures pratiques à adopter pour la publication de reportages futurs sur les questions liées à la communauté GLBTI et d’articles faisant état d’événements de violence fondée sur le genre.

Comme résultat direct de ces discussions, le haut-commissariat a fièrement participé à la publication d’un document intitulé Guidelines for covering LGBTI issues (Lignes directrices sur la couverture des enjeux GLBTI), soit une affiche comportant des définitions, des protocoles d’entrevue, des normes d’éthique et une terminologie commune, qui a ensuite été communiquée aux salles de presse locales et aux organismes communautaires locaux en vue du lancement de la campagne « Les 16 jours d’activisme contre la violence faite aux femmes » en novembre

La présentation d’ateliers et la publication de documents comme celui-ci illustrent bien le soutien apporté par le Canada à l’Afrique du Sud sur le plan de la protection des droits humains et de la promotion de la réception favorable concernant la diversité sexuelle.