Vers de nouveaux sommets à SciFest Afrique


Des maquettes de satellites à l’exposition Le Canada dans l’espace


Le haut-commissaire Barban rencontre Mandla Maseko qui, en 2015, deviendra le premier Africain noir à voyager dans l’espace.


Le haut-commissaire parle de la riche histoire de l’aérospatiale au Canada.


Le Pr Thomas Auf der Heyde, sous-directeur général du Département des sciences et de la technologie, regarde avec stupéfaction une image du Canada fournie par RADARSAT. (Photo de Jason Hudson).


Des élèves du secondaire découvrent les applications de la cartographie par satellite dans le domaine de la défense.


Des élèves du secondaire admirent les superbes photos de l’exposition.

SciFest Afrique est un festival annuel des sciences qui se déroule pendant une semaine à Grahamstown, en Afrique du Sud. Théâtre de plus de 500 exposés et conférences, expositions et activités interactives, c’est le plus gros festival de ce genre en Afrique subsaharienne.  

Le Canada y a participé pour la première fois cette année, en présentant une exposition et une conférence, et en faisant profiter de ses connaissances les scientifiques participants. 

Promouvoir l’épanouissement des jeunes, les études supérieures, la science et la technologie figure parmi les principales priorités du Canada en Afrique du Sud. Le SciFest était une occasion formidable pour susciter l’espoir chez les enfants et les jeunes de faire carrière un jour dans les domaines florissants des sciences et de la technologie en Afrique.

50 ans d’exploration spatiale au Canada

La galerie d’art sur le site principal du festival offrait aux visiteurs une exposition sur l’aventure spatiale canadienne. Présentée pour la première fois à Washington (D.C.) en 2012, l’exposition met en relief le génie canadien dans l’industrie spatiale, et de façon plus générale, dans les sciences et la technologie.

« Que ce soit pour construire des chemins de fer ou des aéronefs ou pour monter des réseaux téléphoniques ou radiophoniques, le Canada a toujours eu à gérer les problèmes de distance et de géographie, et c’est ce qui a fait de lui un bâtisseur et un chef de file dans le domaine des satellites et des stations spatiales » – Le haut-commissaire Gaston Barban.

Quand il a lancé son tout premier satellite scientifique en septembre 1962, le Canada est devenu la première nation, après l’URSS et les États-Unis, à concevoir et à construire son propre satellite. Cet événement marquait l’entrée du Canada dans l’ère spatiale et notre pays a toujours excellé depuis dans les sciences atmosphériques, les communications, la robotique, la télédétection et les technologies de pointe au service de l’exploration spatiale.

L’industrie spatiale canadienne emploie aujourd’hui quelque 8 000 travailleurs hautement spécialisés.

La technologie canadienne de seconde génération en matière de robotique spatiale a joué un rôle essentiel dans la construction, la maintenance et le fonctionnement de la Station spatiale internationale (SSI), assemblée aux trois quarts à l’aide du Canadarm2.

Dans un avenir rapproché, la mission Constellation RADARSAT, une flotte de trois satellites de télédétection ultrasophistiqués, surveillera tout le territoire canadien et 95 % de la surface de la Terre, océans et terres émergées compris.

Cassiope : le super chasseur de tempêtes

En guise de complément à l’exposition, le Pr Andrew Yau de l’Université de Calgary a prononcé une conférence sur Cassiope, un satellite hybride qui contribue largement aux efforts visant à percer les mystères de la météo spatiale.

Mais les personnes présentes au SciFest n’ont pas eu l’exclusivité des propos du Pr Yau sur Cassiope. Le Canada a aussi organisé une conférence dans la salle de lecture Mae-Jemison du townsip de Mamelodi, au profit d’un groupe d’élèves du secondaire de ce milieu défavorisé.

Le Pr Yau s’est aussi entretenu avec des théoriciens de l’Université de Pretoria qui travaillent avec l’Agence spatiale nationale de l’Afrique du Sud et qui voulaient profiter de son savoir-faire pour mettre au point un capteur de rayonnement destiné à équiper un petit satellite.

La présence du Canada à SciFest s’est avérée, pour le Pr Yau, une occasion en or de tisser de nouveaux liens et de renouer les liens existants avec la communauté scientifique dans l’espoir de profiter un jour de riches collaborations entre universités.     

L’avènement de l’afronaute

À l’ouverture de l’exposition, le haut-commissaire Barban a rappelé quelques pans intéressants de l’histoire de l’aérospatiale au Canada et fait état de points communs avec l’Afrique du Sud quant à notre place dans l’aventure spatiale.  

« Des événements comme celui-ci, où des projets vraiment impressionnants tels le Réseau kilométrique carré, les nanosatellites et le radiotélescope géant d’Afrique du Sud, pour n’en nommer que quelques-uns, sont mis en valeur, aident à corriger les fausses croyances et à révéler au monde entier les réalisations passées des scientifiques et technologues africains et sud-africains, ainsi que leurs projets et objectifs au cours de la présente décennie. » – Le haut-commissaire Gaston Barban

M. Barban a aussi eu le plaisir de rencontrer Mandla Maseko, cet ancien étudiant en génie civil s’étant lui-même affublé du sobriquet d’« afronaute », qui s’apprête à devenir le premier Africain noir à voyager dans l’espace.

Maseko s’est mérité une place à bord d’une navette qui s’envolera dans l’espace en 2015, après avoir réussi tous les tests d’aptitudes dans le cadre d’un concours organisé par l’Académie de l’espace AXE Apollo, la société Unilever et la Space Expedition Corporation.

L’expérience que vivra Maseko marque le début d’une période captivante de l’histoire de l’exploration spatiale. Le nouveau Cadre de la politique spatiale du Canada ouvre le prochain chapitre de l’aventure spatiale canadienne, où nous continuerons de contribuer à la Station spatiale internationale, en plus de participer avec d’autres pays à des projets spatiaux d’envergure et à l’enrichissement des connaissances au profit des générations à venir.