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“Discarded Beauty” de Jérôme Fortin au Musée d’art de Pretoria

2 septembre au 25 octobre 2009

“Discarded Beauty”est une exposition de l’artiste canadien Jérôme Fortin qui vit et travaille à Montréal. Originaire de Joliette au Québec, il se démarque par un travail de grande minutie qui nécessite une patience infinie pour sa réalisation. Il est représenté par la dynamique galerie Pierre-François Ouellette Art Contemporain.

Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives tant au Québec qu’à l’étranger dont La Biennale de Montréal (CIAC, 1998), Point de Chute (Galerie de l’UQAM, 2001), Officina America (Galleria d’arte moderna Bologna, 2002), Art Forum Berlin 2003, Arco 2005, L’envers des apparences (Musée d’art contemporain de Montréal, 2005), Québec Gold (Reims 2008), Métamorphoses (Istanbul, 2008) Maniobre (Galerie Toni Tàpies, 2009)

Parmi ses expositions personnelles, soulignons Ici et là (Musée d’art de Joliette, 2001), Solitudes (Pierre-Francois Ouellette art contemporain, 2002), Galerie de l’Ambassade su Canada au Japon (2006), Seascapes (Galerie de l’Ambassade du Canada à Washington, 2006), Courts métrages (Pierre-Francois Ouellette art contemporain, 2007), Écrans (Musée d’art contemporain de Montréal, 2007) et WAWA (Galerie de l’institut français à Prague 2008)

Depuis plus d’une dizaine d’année, il réalise d’extraordinaires assemblages de matériaux usinés qu’il récupère et transforme en autant de pièces offertes à la délectation. Son travail s’inspire principalement des Cabinets de curiosité du 16e siècle, collections hétéroclites d’objets rares, étranges et exotiques. Par diverses manipulations et transformations pratiquées sur des objets du quotidien tels que des bouteilles de plastiques, des livres, des allumettes et autres, il crée des ensembles de sculptures qui rappellent des fleurs, des coquillages, des amulettes ou des bijoux. Il s’intéresse aux objets du quotidien pour leur forme, couleur, texture et sait tirer profit de chacune de ces particularités.

Après les séries Marines, Solitudes et Tondos, son travail prend de l’ampleur ; il délaisse les collections d’assemblages de petits formats pour des œuvres monumentales et de nature éphémère, pensons ici à l’exposition Écrans du Musée d’art contemporain de Montréal (www.macm.org). Cette série d’œuvres qui s’inspire des jardins zen du Japon fut réalisée à partir d’innombrables bandes de papiers déchiquetés de sources diverses collées en Zig-Zag sur des rubans adhésifs double face. Alignées et superposées, il en résulte de grandes masses colorées diverses.

Il en va de même pour cette nouvelle série réalisée spécialement pour le Musée de Pretoria intitulées Série noire. Ces œuvres constituent une fois de plus une variation sur un thème ; un grand nombre d’écrans plus petits et cette fois en déclinaisons de noir, gris et blanc. Visuellement très fortes, ces œuvres s’apparentent aux tableaux d’écoles (il semble y avoir des marques de craie). Les sources de papiers utilisées cette fois-ci sont des papiers croquis, photocopies, partitions musicales vierges, bandes dessinées japonaises et cahiers à colorier.

La technique de réalisation : toujours des plis et des replis sur bandes adhésives, mais en boucle! C’est que l’artiste requiert une fois de plus beaucoup de patience et de temps pour façonner ses œuvres. Depuis la conception jusqu’à l’installation dans l’espace, Jérôme Fortin use de minutie et de précision pour que tout prenne son sens.

 

www.jeromefortin.com

Musée d’art de Pretoria
Angle des rues Schoeman et Wessels, Arcadia

Heures d’ouvertures: mardi à dimanche, 10h à 17h
Fermé: lundi et jours fériés