Les mariages d’enfants, précoces et forcés en Tanzanie

Mme Valerie Msoka, championne des MEPF, lors de l’activité de lancement.
Mme Valerie Msoka en pleine élocution lors de l’activité de lancement de champion des MEPF.
 
 
Mme Valerie Msoka, championne des MEPF, et le haut-commissaire Alexandre Lévêque tenant le prix de Champion des MEPF.
 
 

Le Canada offre une tribune aux voix puissantes qui réclament la fin des mariages d’enfants, précoces et forcés (MEPF) en Tanzanie.

Dans ce pays, on estime que 4 femmes sur 10 sont ou seront mariées avant leur 18e anniversaire de naissance, et ce, contre leur gré dans la plupart des cas. Au cours des dix dernières années seulement, on estime que 100 millions de jeunes filles dans le monde ont été forcées de se marier avant l'âge de 18 ans. Les MEPD privent les jeunes filles de leurs droits, mettent fin à leur éducation et compromettent de façon considérable leur santé. Le Canada a cerné l’élimination des MEPS comme politique étrangère et priorité en matière de développement.

Afin de lutter contre cette tendance sociale alarmante, le gouvernement de la Tanzanie, en partenariat avec des organismes internationaux clés, notamment l’ONU femmes et le Fonds des Nations Unies pour la population, a lancé une importante campagne de sensibilisation en août 2014, appelée « Zone libre de mariages d’enfants ».

La championne des enfants

Au mois de mars, dans un effort de mettre fin aux MEPF, le haut-commissariat du Canada en Tanzanie a annoncé la nomination de sa première championne, Mme Valerie Msoka. Au cours des mois à venir, Mme Msoka,  avocate et spécialiste en communication, mènera des campagnes de sensibilisation auprès d’auditoires de l’ensemble de la Tanzanie.

 La cérémonie de nomination de Mme Msoka a déjà bénéficié d'une très large couverture médiatique partout en Tanzanie. Lors de sa visite à Ottawa au mois de mars, elle a eu l’occasion de partager avec les Canadiens et les Canadiennes les récits de jeunes filles de la Tanzanie.

Le prix du Champion de la lutte contre les MEPF a été créé afin de saluer la contribution exceptionnelle d'un chef de file de la Tanzanie en reconnaissance de ses efforts de mettre fin aux MEPF et d’améliorer la vie de jeunes Tanzaniennes qui risquent de perdre leurs droits fondamentaux en tant que personnes.   

Contribution du haut-commissariat

Le haut-commissariat du Canada est déterminé à offrir une plate-forme à la championne des MEPF afin de poursuivre les activités de sensibilisation. En tant que championne des MEPF, Mme Msoka diffusera son message aux populations de l’ensemble de la Tanzanie tout au long de l’année courante. Plus tôt cette année, le haut-commissariat avait financé, grâce au Fonds canadien d'initiatives locales, un séminaire de formation destiné aux avocats désireux de modifier les lois de la Tanzanie.

Le haut-commissariat contribue également de façon importante à l’amélioration de l’accès aux soins de santé et à l’éducation, des éléments essentiels dans la lutte contre les MEPF. En menant des activités de sensibilisation sur les dangers potentiels des MEPF et en préconisant une meilleure protection légale, le Canada et ses partenaires progressent de manière constante vers un monde exempt de cette pratique d'exploitation.