Après 12 ans, la « consommation » n’est pas de mise

 Mère embrassant sa fille de 13 ans et lui disant de profiter de son après-midi avec un homme plus age.

À Tobago, l’expression « after 12 is lunch » (« Après 12 ans, la consommation est permise ») est utilisée depuis de nombreuses années, essentiellement par les hommes, pour indiquer qu’ils sont prêts à avoir des relations sexuelles avec une jeune fille une fois que celle-ci a plus de 12 ans. De fait, cette expression part du principe qu’une fille de 12 ans a atteint sa maturité sexuelle et qu’elle peut avoir des rapports sexuels, et c’est d’autant plus vrai si son développement physique est visible.

Pour lutter contre la violence fondée sur le sexe exercée à l’encontre des filles et des jeunes femmes, le Haut-commissariat du Canada à Trinité-et-Tobago soutient, par l’intermédiaire du Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL), 10 vidéos de sensibilisation diffusées sur YouTube dans le cadre du projet « After 12 Is Not Lunch ».

Cette série de vidéos étudie dans quelle mesure les jeunes filles sont souvent considérées comme des objets sexuels, et la mesure dans laquelle cela alimente souvent un cycle perpétuel de mauvais traitements et de violence sexuelle. Cette série se penche sur différents aspects de la violence fondée sur le sexe à Tobago et propose quelques pistes pour trouver une solution. 

La fille implore l’aide d’une instance supérieure.

Joseph Jordan donne son avis sur la video.

Sensibiliser le public à la violence fondée sur le sexe 

Outre le soutien qu’il accorde au projet, le Haut-commissariat s’est associé à The Lily Foundation for Human Development et a organisé une séance de projection de la première des dix vidéos du projet « After 12 is Not Lunch », intitulée « Mother Pimp »

Des jeunes hommes et des jeunes femmes de la ville de Moriah (Tobago) ont assisté à la projection et ont ensuite pris part à un débat très franc sur les raisons pouvant expliquer la survenue de mauvais traitements fondés sur le sexe, et ont discuté de solutions pratiques pour les éliminer. 

Le projet et cette projection ont déclenché dans toute l’île d’importantes discussions sur la violence fondée sur le sexe, et de nombreuses personnes ont loué l’initiative « After 12 is Not Lunch ». De nouvelles vidéos sont régulièrement mises en ligne sur YouTube dans le cadre du projet, et une promotion dans les médias sociaux est menée en parallèle. 

Le Canada continue d’appuyer les initiatives qui sensibilisent le public à la violence fondée sur le sexe, dans l’objectif de promouvoir les droits de la femme et de parvenir à l’égalité entre les sexes partout dans le monde.

L’homme plus âgé indique qu’il est d’accord pour payer et part en compagnie de la jeune fille de 13 ans.