Des jeunes filles reçoivent le soutien du monde juridique zimbabwéen

Kumar Gupta, ambassadeur du Canada au Zimbabwe, et Ruvimbo Topodze célèbrent les progrès accomplis pour contrer les MEPF au Zimbabwe.
 

Tendai Biti lance le débat juridique sur les MEPF.
 

Ruvimbo Topodzi dévoile une partie de son vécu à l’exposition « Paroles de filles ».
 

Les « Paroles de filles » sont affichées et le public échange sur les problèmes liés aux MEPF.
 

Les mariages d’enfants, précoces et forcés (MEPF), particulièrement répandus en Afrique subsaharienne, relèvent d’une problématique mondiale. Le Zimbabwe est un des quatre pays de l’Afrique australe présentant les taux les plus élevés de MEPF.

Les filles se mariant avant l’âge de 18 ans sont plus susceptibles d’être victimes de violence familiale, y compris de viol conjugal, que leurs consœurs se mariant plus tard. La prévention des MEPF et la diminution de leurs incidences sur les jeunes filles et les jeunes femmes touchées exigent une approche multisectorielle visant à promouvoir les droits de la personne, l’égalité des sexes et des investissements à long terme axés sur le développement de l’éducation et de la santé des jeunes filles ainsi que sur la protection contre la violence, sur les services de protection de l’enfance tenant compte des différences entre les sexes et sur l’émancipation économique des femmes.

L’ambassade du Canada au Zimbabwe a activement travaillé à la réduction du taux de MEPF, et poursuit cet effort par l’intermédiaire de partenariats avec la société civile, des ONG, des organismes locaux et le gouvernement du Zimbabwe.

L’avocate qui plaide la cause des enfants

À la suite de la décision de la Cour constitutionnelle du Zimbabwe de légiférer contre le mariage des personnes de moins de 18 ans, l’ambassade du Canada et l’ambassade des Pays-Bas ont parrainé un débat politique et un dialogue sur Twitter intitulés « Mariages d’enfants : quelles sont les prochaines étapes? ».

Tendai Biti, l’avocate qui a plaidé avec succès la cause des enfants auprès de la Cour constitutionnelle, est également à l’origine de la discussion axée sur les procédures judiciaires et le décalage existant entre l’âge légal de consentement, fixé à 16 ans, et l’âge légal du mariage, fixé à 18 ans.

Cette discussion a aussi permis d’aborder des sujets centrés sur les circonstances culturelles, religieuses et juridiques contribuant à la persistance des MEPF au Zimbabwe.

Les filles font entendre leurs voix au Zimbabwe

La mise à disposition d’une plate-forme d’expression aux jeunes filles afin qu’elles puissent raconter leur parcours constitue un élément important de la lutte contre les MEPF.  L’ambassade, en partenariat avec PLAN International, a inauguré l’exposition photo du collectif Filles, Pas Épouses intitulée « Paroles de filles : Ensemble contre le mariage d’enfants » dans une toute nouvelle galerie d’art locale du Zimbabwe. 

Lors de son inauguration, cette exposition a réuni des victimes de MEPF, des porte-paroles et des communautés cherchant tous à mettre un terme à cette pratique. Ruvimbo Topodzi, l’une des deux filles sur lesquelles portait la décision de la Cour constitutionnelle, a assisté à l’inauguration au cours de laquelle elle a dévoilé une partie de son vécu.

Les députés soutiennent les enfants

Les évènements organisés par l’ambassade ont encouragé les députés du Zimbabwe à présenter une pétition visant à interdire l’accroissement des MEPF. Cette pétition est la preuve même des progrès significatifs qui ont été accomplis en matière de promotion des droits de la personne et de lutte contre les MEPF.

Le Canada continuera à travailler de concert avec PLAN International à l’organisation d’évènements de sensibilisation aux MEPF dans les communautés les plus isolées ainsi que dans d’autres lieux du Zimbabwe afin de faire avancer le dialogue politique sur les MEPF et de réduire les taux de MEPF dans le monde entier.