Déclaration sur la Condamnation des Défenseurs des Droit de l’Homme kazakhstanais Maks Bokayev et Talgat Ayan

Le Canada rejoint l'Union européenne, les États-Unis et les autres pour exprimer notre inquiétude face à la décision d'un tribunal kazakhstanais de condamner les défenseurs des droits de l’Homme Maks Bokayev et Talgat Ayan à cinq ans d'emprisonnement pour leur rôle présumé dans l’organisation des manifestations pacifiques au printemps 2016. Les droits à la liberté d'expression et de réunion pacifique sont fondamentaux pour les sociétés démocratiques et inclusives. Les défenseurs des droits de l'homme jouent un rôle essential dans la protection et la promotion des droits de l'homme, le renforcement de l'état de droit et la stabilité sociale à long terme.

Le Canada partage les préoccupations exprimées par le Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits à la liberté de réunion pacifique et d'association, et encourage le Kazakhstan à veiller à ce que les libertés fondamentales soient protégées, conformément à la Constitution du Kazakhstan et à ses obligations découlant du droit international. Le Canada reste préoccupé par la conduite et l'équité du processus juridique dans lequel ces deux individus ont été condamnés, et encourage le Kazakhstan à garantir des procès libres et équitables. Le Canada réitère sa recommandation formulée dans le cadre du dernier Examen périodique universel du Kazakhstan selon lequel le Kazakhstan doit prendre des mesures pour renforcer l'impartialité et l'indépendance du pouvoir judiciaire et enquêter de manière approfondie toute allégation ou plainte de corruption dans ses tribunaux.

Le Canada continue à soutenir les réformes institutionnelles au Kazakhstan et exhorte aux autorités à veiller à ce que les progrès louables ne soient pas ébranlés par la répression du droit des citoyens de manifester pacifiquement ou par la criminalisation de la dissidence pacifique. Le libre échange d'idées et de perspectives crée des occasions de bâtir des sociétés inclusives et prospères.