Déclaration du Canada en amont du référendum constitutionel au Burundi
Le 10 mai 2018 – Nairobi, Kenya
« En prévision du référendum du 17 mai 2018 sur la modification de la Constitution du Burundi, le Canada est profondément préoccupé par l’intimidation, le harcèlement et la violence qui ont marqué les mois ayant précédé le référendum et la campagne en cours.
« Les personnes perçues comme des opposants au référendum, les partisans du « non » ou d’une abstention et les journalistes ont été particulièrement touchés par le climat de peur et de répression politique qui prévaut. Nous appelons le gouvernement du Burundi à respecter la liberté d’expression, la liberté de réunion et d’association pacifiques inscrites dans la Constitution du pays et à respecter ses obligations juridiques internationales à ces égards. En l’absence de conditions permettant la participation pacifique, libre et équitable de tous les citoyens au référendum, la crédibilité du processus et ses résultats seront compromis.
« Le Canada continue de croire que l’intégrité de l’Accord d’Arusha doit être préservée et que l’impunité pour les atteintes aux droits de la personne commises au Burundi doit cesser. Une solution durable à la crise politique au Burundi ne peut être fondée que sur un dialogue ouvert et inclusif. »
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